Une Semaine des services de l’automobile et de la mobilité au service de l’attractivité du secteur

Une Semaine des services de l’automobile et de la mobilité au service de l’attractivité du secteur

26 Janvier 2022

Une Semaine des services de l’automobile et de la mobilité au service de l’attractivité du secteur © Fotolia Pour la septième année consécutive, l’Anfa organise la Semaine des services de l’automobile et de la mobilité. Du 29 janvier au 5 février 2022, huit jours pour découvrir les métiers et les formations d’un secteur en pleine évolution.

L’Association nationale pour la formation automobile (Anfa, ex-Opca de la filière) a profité des finales nationales Worldskills organisées à Lyon pour présenter vendredi 14 janvier la Semaine des services de l’automobile et de la mobilité (SSAM). Déployées du 29 janvier au 5 février prochains, la SSAM est « l’événement phare pour la promotion de nos métiers », salue Dominique Faivre-Pierret, déléguée générale de l’Anfa. Au programme, plus de 400 événements répartis sur l’ensemble du territoire, qui se dérouleront en centre de formation ou en entreprise, pour délivrer la vision la plus concrète possible des métiers du secteur. Si l’édition est marquée par le Covid, qui entraîne une migration à distance d’une partie des événements, les animations présentielles seront maintenues autant que possible.

Mutations

C’est dans un contexte de grandes mutations qu’intervient l’édition 2022 de la SSAM. « Nous sommes dans un secteur qui évolue énormément : véhicules connectés, hybrides, électriques, la technologie change sans arrêt », relève Dominique Faivre-Pierret, déléguée générale de l’Association nationale pour la formation automobile (Anfa). De quoi susciter de gros besoins de recrutements et la nécessité d’une communication pro-active pour faire connaître les opportunités. Précisément l’objet de la SSAM à venir…

33 600 alternants

Évoquant une filière qui fait la part belle à la jeunesse, Dominique-Faivre Pierret souligne que « le secteur a toujours fait le pari de l’alternance et de l’apprentissage pour accompagner ces mutations constantes. » En témoigne les 65 000 jeunes en formation, dont la moitié en alternance et à 90 % en apprentissage. Selon Andreas Gabriel, responsable Anfa du service accompagnement des établissements et de la mobilité européenne, le taux de réussite aux examens est de 80 % et le taux d’insertion professionnelle s’élève à 88 % pour les certifications de branche et à 66 % tous diplômes confondus. Alors que le CAP est devenu la « première marche », la poursuite d’études est conseillée. « Il vaut mieux poursuivre avec un CQP ou bac pro pour s’insérer durablement », alerte Dominique Faivre-Pierret.

Jeunes et moins jeunes

Avec l’essor des reconversions, l’événement SSAM, qui s’adressait historiquement aux jeunes, cible désormais également les « moins jeunes », qui peuvent trouver des débouchés dans les métiers technologiques, mais aussi l’enseignement de la conduite et le contrôle technique. Contrairement à une idée reçue, le secteur de l’automobile continue d’embaucher et constitue la septième branche de France avec 15 000 alternants et 50 000 salariés recrutés chaque année par 150 000 entreprises.

Le Top 3 des métiers en tension ? Le mécanicien automobile, le contrôleur technique et le conseiller client après-vente, suivis par le carrossier-peintre et le réceptionnaire. Précision, le secteur de des services de l’automobile et de la mobilité inclut le camion, et… le vélo. La déléguée générale de l’Anfa souligne pour le regretter un manque d’attractivité du secteur camion, alors que les débouchés professionnels y sont nombreux et les rémunérations souvent élevées.

Le grand saut…

Vous avez peut-être aperçu l’affiche de promotion de la Semaine des services de l’autonomie et de la mobilité (SSAM) : un jeune homme, clé plate en main, sautant de la montagne en direction d’un cabriolet.  « C’est l’idée du grand saut et de la prise de risque, qui conduit vers un métier passionnant et des débouchés professionnels », commente Dominique Faivre-Pierret.

L’Anfa : d'opca à centre de ressources

Avec la réforme de 2018, l’Anfa est devenu le centre de ressources pour l’emploi dans les services de l’automobile. Cela concerne tous les métiers, « une fois les véhicules sortis des constructeurs », explique Dominique Faivre-Pierret, déléguée générale de l’Anfa, qui précise « ne pas appartenir à la métallurgie. » Pour mener à bien ses missions, l’Anfa dispose d’un observatoire des métiers et des qualifications (OPMQ) et gère l’ingénierie des certifications du secteur (diplômes de l’Éducation nationale, certificats de qualification professionnelle (CQP) et titres de branches).

L’association a aussi la charge de l’accompagnement des établissements de formation initiale (CFA et lycées professionnels), ce qui comprend l’aide à l’équipement, la formation des enseignants et le travail de nombreuses thématiques : innovation pédagogique, digitalisation, mutualisation des expériences et des pratiques, qualité de l’appareil de formation initiale, etc. Et toujours, conclut la déléguée générale, « axe historique des missions de l’Anfa, la promotion des métiers pour susciter des vocations et attirer les jeunes. »

Association nationale pour la formation automobile (Anfa) : www.anfa-auto.fr/ [1]

Semaine des Services de l’automobile et de la mobilité : www.semaine-services-auto.com/ [2]

Nicolas Deguerry (Centre inffo [3] pour Défi métiers)

 

Tags : service automobile [4] | transport [5] | mécanique [6] | apprentissage [7]

Présentation de la SSAM 2022 !