Techniciens et chargés d'études du bâtiment et des travaux publics

Techniciens et chargés d'études du bâtiment et des travaux publics

Part de l'Ile-de-France dans l'emploi national

15 %
200 029
Actifs en emploi
en France
Dont
29 503
Actifs en emploi
en Ile-de-France

Évolution des effectifs franciliens 2013-2018

+1 %

Malgré la reprise de l’activité du BTP (croissance de 5% en Ile-de-France entre 2012 et 2017), les effectifs de cette famille professionnelle stagnent.

« Des besoins croissants du fait d’une complexification des chantiers »

  • Les activités et leurs évolutions

    Cette famille professionnelle regroupe les professionnels du bâtiment chargés de déterminer les conditions de réalisation d’un ouvrage.

    Des activités centrées sur le suivi technique de la construction
    Positionnement des métiers
    Source : Pôle emploi, répertoire ROME​

    Cette famille professionnelle regroupe les « métreurs et techniciens divers du bâtiment et des travaux publics » (plus de la moitié de la FAP), les « techniciens des travaux publics de l’Etat et des collectivités locales » (un tiers) ainsi que les « entrepreneurs en parcs et jardins, paysagistes » (moins de 10%).

    Le chargé d’études techniques détermine a priori les conditions de réalisation d’un ouvrage (poids, volume, matériaux, modélisation, procédés techniques), conçoit des plans et maquettes de l’ouvrage qu’il présente au commanditaire lors de sa réponse à l’appel d’offre et planifie les travaux. Il accompagne le maître d’ouvrage dans le suivi du chantier, la résolution des problèmes techniques et réalise des ajustements de plan. Il est également amené à réaliser le contrôle et le diagnostic in fine des travaux. Il est souvent spécialisé dans un domaine technique précis (étude thermique, structure, géologiques…) et travaille en collaboration avec des spécialistes d’autres domaines. Le métreur doit quant à lui estimer les coûts des ouvrages à partir de ces études techniques et peut définir les méthodes à employer. Le paysagiste en activité non salariée est rattaché à cette FAP dans la mesure où il a lui aussi la charge de l’élaboration des plans, du devis et de la méthode auprès du demandeur. Des connaissances en économie et en droit de la construction sont indispensables à l’ensemble de ces professionnels. Ce vaste éventail d’activité a pour dénominateur commun l’expertise technique du bâtiment qui caractérise cette famille professionnelle. Les responsables QSE et santé du BTP sont inclus dans cette FAP dans le « Répertoire Opérationnel des Métiers et des Emplois » (ROME) en raison de connaissances (réglementation, expertise du bâtiment) et activités (suivi de chantier) communes.

    Par leur maîtrise de volets techniques de la construction, ces professionnels peuvent s’orienter vers d’autres spécialités du BTP comme les métiers de dessinateur en bâtiment ou de géomètre. Ils sont également susceptibles de se diriger vers la conduite de travaux grâce à leur connaissance globale de la construction et leur expérience dans le suivi d’un projet. Les techniciens et chargés d’études du bâtiment peuvent aussi avoir la charge de la coordination de projets et d’équipes, dans leur domaine d’expertise ou dans l’ensemble de l’ouvrage. Ce volet managérial légitimé par une forte expertise peut mener à une évolution vers la fonction d’ingénieur en étude BTP via une formation supplémentaire.

    L’architecture en BTP est également une évolution envisageable, à condition cependant d’obtenir un titre d’architecte. Une partie de leurs activités sont en effet communes (dessins de plan, évaluation des coûts, sélection des matériaux adaptés) et certains logiciels techniques sont utilisés par l’ensemble de ces professionnels. Une autre orientation de carrière possible mènerait ces professionnels à la promotion et au management immobiliers. Leurs connaissances techniques peuvent en effet être mises à profit dans ces fonctions (rédaction d’un cahier des charges, élaboration de devis, évaluer les besoins en travaux, supervision des études de faisabilité techniques…), combinées à une formation ou expérience en gestion, droit ou économie de la construction.

     

    Une expertise du BTP au cœur des activités

    Les chargés d’études et techniciens du BTP utilisent leur expertise de la construction dans différentes activités parmi lesquelles  :

    • Dessin de plans, modélisation de schémas
    • Evaluation des conditions de réalisation de l’ouvrage
    • Diagnostic immobilier, thermique, géologique
    • Suivi de l’évolution des travaux
    • Résolution de problèmes techniques et ajustement des plans
    • Rédaction d’un rapport d’étude
    Une maîtrise de l’économie de la construction et de la réglementation du BTP également indispensable

    Ces professionnels doivent également faire preuve de rigueur économique et réglementaire ainsi que de qualités commerciales :

    • Réponse à des appels d’offres
    • Réalisation de devis
    • Sélection de fournisseurs, sous-traitants…
    • Rédaction d’un cahier des charges
    • Prospection commerciale
    • Vérification du respect des normes et réglementations
  • Les secteurs concernés

    Une FAP concentrée pour plus de la moitié dans la construction et l’administration publique
    Top 5 des secteurs d’activités employeurs
    Sources : ACOSS, Centre d’analyse stratégique. Traitement Défi métiers

    Quatre professionnels sur dix travaillent logiquement dans le secteur de la construction, principal employeur au niveau régional comme national. Cette part semble relativement faible dans la mesure où l’activité de ces professionnels se concentre sur la construction (bâtiment et travaux publics). Cela s’explique par le fait que cette fonction est rarement internalisée dans les petites structures qui sont majoritaires dans le secteur du bâtiment, comme le souligne un rapport de Katalyse pour l’Observatoire du BTP[1] :

    « 63% des entreprises du Bâtiment n’ont pas de fonction Études en interne. Les entreprises n’ayant pas internalisé la fonction études sont les plus petites et 70% d’entre elles considèrent que leur activité ne justifie pas de disposer d’un salarié dédié. Toutefois, le seuil d’effectifs à partir duquel les entreprises font le choix de ne pas disposer d’une ressource dédiée a tendance à baisser. »

    Un cinquième des professionnels exerce au sein de l’administration publique, principalement au ministère de l’Environnement et dans les collectivités territoriales. Les paysagistes sont quant à eux majoritairement concentrés dans les activités de services administratifs et de soutien (dont les « services relatifs aux bâtiments et aménagement paysager »), secteur dans lequel on retrouve 10% de la FAP (contre 15% au niveau national). Les autres professionnels sont disséminés entre les bureaux d’études, agences d’architecte, cabinets de conseil, ou dans l’ingénierie…   

    Les perspectives de création d’emploi des principaux secteurs d’activité de la famille professionnelle en Ile-de-France ne semblent guère favorables. Ainsi, la construction a des perspectives de croissance modérées ces prochaines années – et ce malgré les grands projets de construction à l’œuvre et à venir. L’administration publique devrait quant à elle voir ses effectifs diminuer. Cependant, tous les métiers ne devraient pas être affectés de la même manière par ces conjonctures et 2 500 emplois devraient être créés dans la famille professionnelle regroupée des « techniciens et agents de maîtrise du bâtiment et des travaux publics » sur la période 2018-2022 (soit une hausse de près de 5% des effectifs). Cela pourrait aussi s’expliquer par l’essor des activités de services administratifs, d’architecture, d’ingénierie et d’analyses techniques qui devraient connaître une croissance conséquente. Le secteur de la « production et distribution d'électricité, de gaz, de vapeur et d'air conditionné » devrait quant à lui voir ses effectifs diminuer. Il ne représente cependant que 4% de la FAP.  



    [1] Katalyse pour l’Observatoire du BTP « La fonction études dans les entreprises du bâtiment », synthèse d’étude, 2018, p.10

     

  • Les marchés du travail

    Caractéristiques des actifs en emploi

    Une famille professionnelle masculine et vivant davantage en Grande Couronne
    29 503
    Actifs en
    Ile-de-France

    Répartition Homme/Femme (en %)

    Répartition H/F
    INSEE RP 2018

    Répartition des âges (en %)

    Répartition par âge
    INSEE RP 2018

    La répartition par classes d’âge de la FAP est semblable à celle de l’ensemble des actifs, avec un professionnel sur cinq de moins de 30 ans, un sur deux ayant entre 30 et 49 ans et enfin un peu plus de 25% de personnes de 50 ans ou plus. Ces professionnels se distinguent davantage par le fait qu’ils soient très largement des hommes (à 85%, contre 50% en moyenne). Cette forte proportion est à mettre au regard du secteur de la construction, très masculin (12% de femmes au niveau national et tous métiers confondus dans le secteur en 2018 d’après la FFB, soit moins qu’au sein de la FAP). Ce secteur se féminise cependant puisque les femmes n’étaient que 9% en 2000. Des initiatives d’entreprises (SPIE qui lance « So’SPIE Ladies » en 2015, Vinci qui se donne pour objectif d’avoir 25% de managers femmes en 2020) vont également dans ce sens. Par ailleurs, ces professionnels vivent plus souvent en Grande Couronne où on retrouve plus de la moitié de la FAP (13 points de plus que la moyenne tous métiers confondus). 

    Un niveau de qualification faible au sein de la FAP mais plus élevé chez les jeunes

    Niveau de diplômes (en %)

    Diplômes
    INSEE RP 2018

    Si seul un tiers des professionnels de la FAP est diplômé du supérieur (contre 50% des actifs franciliens), ce chiffre masque d’importantes disparités intergénérationnelles. Ainsi, moins de 20% des 50 ans et plus ont un niveau bac+2 ou plus, contre 45% des moins de 30 ans. La hausse des exigences (liée à l’évolution et la complexification des normes de construction) explique cette élévation du niveau de diplôme avec le temps.

    Des actifs à temps plein et majoritairement en CDI

    Conditions d'emploi

    INSEE RP 2018
    7 % 14 %
    INSEE RP 2018

    La nature des contrats de travail de la FAP est similaire à la moyenne régionale. Ainsi, 8 actifs sur 10 sont en CDI ou fonctionnaires, 7% en CDD et 8% sont indépendants. Le contrat d’apprentissage est plus courant pour ces professionnels que pour l’ensemble des actifs franciliens.

    Au niveau national, la part de travailleurs non-salariés est deux fois plus importante, ce qui peut s’expliquer par une sous-représentation des paysagistes en Ile-de-France (seuls 8% d’entre eux travaillent dans la région, alors que c’est le cas de 15% de la FAP). La plus forte présence (et donc concurrence) de bureaux d’études, cabinets de conseil ou agences d’architecte dans la région capitale pourrait y rendre plus difficile le fonctionnement en indépendant.

    Le temps partiel est peu courant pour ces professionnels puisqu’ils sont, en proportion, près de deux fois moins à l’être que la moyenne francilienne. Les représentations de ces métiers contribuent à prioriser dans ceux-ci l’emploi à temps plein (afin de respecter des délais de livraison, être disponible pour échanger avec le maître d’ouvrage, assurer le suivi d’un projet…). 

    Caractéristiques des demandeurs d’emploi

    Des demandeurs d’emploi largement plus diplômés que les actifs, qui restent un peu moins longtemps au chômage que la moyenne francilienne
    1 394
    Demandeurs d'emploi enregistrés dans cette famille professionnelle
    Part des DE inscrits depuis plus d’un an (en%)
    DIRECCTE 2020
    Taux d’écoulement
    56%
    49%
    DIRECCTE 2020

    Les moins de 30 ans sont surreprésentés parmi les demandeurs d’emploi (+7 points par rapport aux actifs occupés) alors que les 50 ans et plus sont moins souvent à la recherche d’un emploi (-5 points). Les demandeurs d’emploi sont bien plus souvent titulaires d’un diplôme du supérieur que les actifs en emploi puisque près des ¾ sont diplômés du supérieur contre un tiers chez les professionnels en emploi. Le poids plus important des jeunes actifs (plus diplômés que la moyenne) et plus faible des professionnels de 50 ans et plus (moins diplômés) parmi les demandeurs d’emploi qu’au sein des actifs occupés explique en partie cet écart. La surreprésentation des diplômés (quel que soit l’âge) parmi les demandeurs d’emploi peut également poser question quant à la valorisation des diplômes du supérieur pour ces professionnels. Elle pourrait aussi s’expliquer par une inadéquation entre les offres d’emploi et les attentes des professionnels les plus diplômés (en 2015, le salaire médian de la FAP était de 1 900€ net parmi les professionnels de moins de 30 ans et de 2 600 chez les 50 ans et plus)[1].

    Par ailleurs, ces demandeurs d’emploi sont moins souvent inscrits depuis plus d’un an (35% de la FAP contre 41% pour l’ensemble des demandeurs d’emploi) et leur durée moyenne de chômage est plus faible d’un mois au niveau régional tous métiers confondus. 



    [1] Voir l’observatoire des salaires de Défi métiers : https://www.defi-metiers.fr/observatoire-salaires

     

    Les offres d'emploi et projets de recrutement

    Des offres d’emploi nombreuses et généralement de longue durée

    Durée des emplois proposés (en %)

    3 554
    DIRECCTE 2020

    En 2018, les offres d’emploi destinées à ces professionnels étaient trois fois plus nombreuses que les demandeurs d’emploi de la FAP en Ile-de-France. En outre, plus de huit offres sur dix sont d’une durée de plus de 6 mois (contre les deux tiers des offres franciliennes tous métiers confondus) et les offres de moins d’un mois sont quasi-inexistantes. D’après les chiffres de l’enquête « Besoins en main d’œuvre » de Pôle emploi, le nombre de projets de recrutement annuel a plus que doublé entre 2013 et 2019 (passant de 1 100 à 2 500). Les trois quarts de ces projets sont cependant estimés difficiles, ce qui peut s’expliquer par le faible nombre de demandeurs d’emploi par rapport aux offres. Le plus haut niveau de qualification des demandeurs d’emploi peut également induire des prétentions salariales plus élevées, ce qui peut également contribuer à rendre le recrutement difficile dans la perception qu’en ont les employeurs.                         

  • Les enjeux pour la profession et leurs impacts sur les métiers

    Un besoin croissant en études et en maîtrise technique impulsé par les grands défis contemporains
    Enjeux par dimension

    La construction en Ile-de-France est dynamisée par de « grands projets » comme celui du Grand Paris et du Grand Paris Express, des Jeux Olympiques et Paralympiques 2024 (pour lesquels 500 emplois devraient être mobilisés dans « la mesure, la conception et des études en BTP » entre 2021 et 2024[1],) ou à plus long terme du quatrième terminal de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. La commande publique devrait stimuler l’emploi de cette famille professionnelle par ces chantiers. Concernant le bâtiment, le CEP de la filière estime quant à lui un besoin en recrutement de 500 professionnels par an jusqu’en 2024 (dont 150 créations nettes)[2]. Celui des Travaux publics évalue quant à lui – pour l’ensemble des techniciens des TP – un besoin annuel de 350 professionnels[3].

    Si les projets régionaux assurent un important volume d’activité, celui-ci est contrebalancé par une baisse de l’activité se profilant au niveau national pour 2020[4]. Les projections en emploi anticipent une stagnation dans le secteur de la construction ces prochaines années. En outre, la hausse du prix des matériaux se répercutant sur les coûts de production (+2,7% entre 2018 et 2019[5]), le ralentissement de la construction résidentielle et la crainte d’un cycle bas devraient impacter à la baisse l’activité du secteur et l’emploi de ces professionnels.

    Les besoins en professionnels qualifiés consécutifs à « la complexification des chantiers, les avancées technologiques et la recherche en qualité globale et « durable » de la construction »[6] devrait ainsi bénéficier à ces professionnels, tant en termes d’opportunités d’emploi que de développement de leurs capacités.

    La transition énergétique devrait stimuler l’activité via les besoins en diagnostic et en mise en conformité des bâtiments. Pour cela, la connaissance des évolutions réglementaires et une adaptation aux problématiques de durabilité et d’écoconstruction sont à intégrer, et seraient même « au cœur de leurs missions »[7]. Le vieillissement de la population (conjugué à la politique de maintien à domicile) pourrait accentuer la demande d’études techniques et diagnostics préalables à l’adaptation du logement (prestation pour lesquelles il est possible de bénéficier d’aide publique)[8]. Le développement de la fibre optique et l’arrivée de la 5G pourraient créer des besoins en emploi également. En outre, le rapport de Katalyse précédemment cité estime que les fonctions études vont bénéficier d’une hausse des exigences clients, dès l’élaboration des devis, rendant indispensable le recours à cette fonction. D’après le cabinet de conseil, « les évolutions du marché vont dans le sens d’un recours plus important aux études, à court et moyen termes, en particulier pour les plus petites entreprises ».

    Autre élément affectant les emplois et métiers de la construction, l’essor de la robotique et du numérique (imprimante 3D, drone, objets connectés). Il nécessite l’acquisitions de nouvelles compétences, notamment pour les professionnels des études qui seront particulièrement amenés à s’en servir. La maîtrise des logiciels de conception et dessin assistés par ordinateur (CAO/DAO 3D) ou du « Building information modeling » (BIM) permet de présenter des plans plus perfectionnés dès la réponse à l’appel d’offre et la présentation de devis. Cette adaptation tend à devenir indispensable mais également à ajouter de l’expertise à ces métiers et à les valoriser. Ainsi, l’utilisation croissante du BIM tend à développer les fonctions études internes aux entreprises[9]. Dans la construction, les fonctions études sont les plus amenées à utiliser le BIM[10], qui devrait généraliser une hausse des qualifications. Actuellement, la maîtrise du BIM est principalement demandée en bureau d’études techniques, et la moitié des offres passant par l’Apec concernaient la région francilienne en 2015-2016[11]. L’usage des autres technologies citées précédemment pourrait aller dans le même sens (à plus long terme cependant).

    Cependant, il est possible que des métiers au niveau de qualification supérieur (tels que ceux d’ingénieur) bénéficient davantage de l’essor de la robotique au détriment de ces métiers de niveau intermédiaire. Ces derniers connaissent un relatif manque d’attractivité auprès des futurs professionnels, en raison notamment de leur positionnement (souvent de bac +2 à bac +4). Sur ces niveaux de qualification, le rapport de Katalyse estime que plus de la moitié des « jeunes en dernière année des formations pouvant conduire aux métiers d’études » poursuivent leurs études et tendent donc à rejoindre davantage les métiers de cadre et ingénieur du bâtiment. Ce constat est partagé au niveau régional par la DIRECCTE Ile-de-France selon laquelle – tous niveaux de qualification confondus – « du fait de la poursuite vers des études plus longues, le choix des jeunes d’évoluer vers d’autres secteurs d’activité, le taux de déperdition en cours de cursus est de moitié »[12].



    [1] AMNYOS pour le CDES, « Cartographie des emplois directement mobilisés par l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques Paris 2024 », mars 2019, p.20

    [2] Contrat d’Etude Prospective « Les besoins en emplois et en compétences liés aux travaux du Grand Paris, aux Jeux Olympiques et Paralympiques et aux enjeux de la Transition énergétique », KYU LAB, commandité par Constructys, la Direccte IDF, les fédérations professionnelles régionales du bâtiment et des travaux publics, décembre 2019 p.46

    [3]  Contrat d’Etude Prospective « Les besoins en emplois et compétences liés aux travaux du Grand Paris, dans les Travaux Publics en Ile-de-France», KATALYSE, commandité par Constructys, la Direccte IDF, les fédérations professionnelles régionales du bâtiment et des travaux publics, décembre 2019

    [4] XERFI PREVISIS, « Conjoncture et prévisions pour l’entreprise » n°250, octobre 2019, p.37

    [5] INSEE, « Au premier trimestre 2019, les coûts de production augmentent dans la construction (+0,7 %) », Informations Rapides n°160, 21/06/2019, p.1

    [6] FRANCE STRATEGIE, DARES, Les métiers en 2022, Rapport du groupe Prospective des métiers et qualifications, avril 2015, p.198

    [7] CONSTRUCTYS, « La formation : comportements, attentes et impacts dans les entreprises du BTP », rapport d’étude, janvier 2018, p.38

    [8] CENTRE D’ANALYSE STRATEGIQUE, « L’adaptation du parc de logements au vieillissement et à la dépendance », note d’analyse n°245, octobre 2011, p.6

    [9] KYU LABS pour CONSTRUCTYS, « étude d’impact de la transition numérique sur le secteur de la construction », rapport d’étude, juin 2017, p.29

    [10] KYU LAB et ACTH pour l’OPIIEC, « Etude sur l’évolution de l’ingénierie française de la construction liée au BIM », rapport d’étude, septembre 2016, p.70

    [11] LEGRAND, S. FOSSORIER M. (dir.), « Le BIM, tendance métiers dans le bâtiment », rapport d’étude Apec, juin 2017, p.11 Pour plus de détails sur l’impact des différentes technologies sur les métiers du bâtiment, voir l’ensemble de la revue des tendances d’avenir marquantes pour l’industrie et le bâtiment de l’Apec et CESI.  

    [12] DIRECCTE IDF, Contrat d’étude prospective « Les besoins en emplois et compétences liés aux travaux du Nouveau Grand Paris et aux enjeux de la Transition énergétique dans le Bâtiment en Île-de-France », synthèse, septembre 2014, p.17

     

  • Les formations

    Un important nombre de spécialités de formation menant à ces métiers, justifiant un lien emploi-formation modéré
    Part des actifs de la FAP issue des différentes spécialités de formation
    INSEE EEC 2018

    Plus du quart des jeunes actifs proviennent de formations en « spécialités pluritechnologiques, génie civil, construction, bois ». 15% sont issus de formations sur les énergies climatiques et 10% de celles sur les finitions du bâtiment. Les 5 premières spécialités de formation ont été suivies par moins des deux tiers des professionnels en activité depuis moins de 10 ans, ce qui traduit un lien emploi-formation en demi-teinte. Celui-ci peut s’expliquer par une importante variété de spécialités de formation menant à ces métiers, comprenant le bâtiment, l’électricité, le génie civil ou encore l’aménagement paysager.

    La poursuite d’études d’une partie des diplômés du secteur (vers un bac+5 et donc un poste d’ingénieur ou de cadre par la suite) contribue à diminuer le nombre d’entrants sur ces métiers à la qualification idoine. En raison de la faible attractivité des formations et métiers du bâtiment, les employeurs ne sont pas toujours en mesure de trouver des professionnels au niveau de qualification et à la spécialité de formation souhaités. Ce phénomène contribue à expliquer ce lien emploi-formation modéré du fait de recrutement de jeunes issus d’une formation proche, ou ayant déjà travaillé dans le bâtiment qui sont formés au métier via une formation continue non prise en compte ici.

    Une entrée sur ces métiers via des formations techniques du bâtiment, allant du bac au bac +5

    Pour les techniciens du bâtiment, le diplôme est un « marqueur important »[1] attestant de connaissances de méthodes et technologies de plus en plus complexes – connaissances indispensables dans l’exercice de ces métiers.

    Il est possible d’accéder à ces métiers via des formations de niveau bac. Les bac pro « Travaux publics », « Technicien d’études du bâtiment » (« option A : études et économie » ou option B : « assistant en architecture ») sont les diplômés de ce niveau les plus adaptés aux fonctions de ces professionnels.

    La famille professionnelle des techniciens et chargés d'études du bâtiment et des travaux publics    est accessible principalement via des diplômes de niveau bac +2 des spécialités de la construction : DUT Génie thermique et énergétique, DUT Génie civil, DUT Hygiène Sécurité Environnement, BTS études et économie de la construction, BTS travaux publics, BTS Bâtiment, titre de diagnostiqueur technique immobilier, etc… Des licences professionnelles en « Bâtiment et construction « (« spécialité économie de la construction » au CNAM, « spécialité Bureau d’études et conception technique » à l’Université de Cergy-Pontoise), de « chargé d’affaires en contrôle des bâtiments » (Université Paris-Est Créteil) ou de Génie Civil (Université Pierre et Marie Curie) attestent également d’une expertise facilitant l’insertion et l’évolution par la suite.

    Des titres d’ingénieur (spécialité BTP) peuvent également mener aux métiers de cette famille professionnelle, même si ils correspondent davantage à la famille des « ingénieurs du BTP, chefs de chantier et conducteurs de travaux » (famille professionnelle B7Z91).  

    Des titres professionnels de niveau bac (technicien d’études du bâtiment en étude de prix, en économie de la construction…) ou infra (métreur) permettent d’intégrer ces métiers. Ces titre sont élaborés par le Ministère du travail ce qui marque la volonté (sinon le besoin) nationale de former (rapidement) des professionnels à la qualification ad hoc.  

    Enfin, il est possible d’entrer sans diplôme spécifique mais via une expérience, comme expliqué supra. La maîtrise des logiciels (CAO/DAO 3D, du BIM) peut être un passeport pour s’insérer dans ces métiers. La connaissance des normes QSE ou du droit de la construction, la capacité à réaliser des dessins ou plans techniques ou à faire des calculs techniques, sont autant d’atouts pour intégrer cette famille professionnelle sans passer nécessairement par les diplômes adéquats mais par une expérience du bâtiment complétée par une formation technique.



    [1] MOUSSET, I. PARDINI, B. BEN MEZIAN, M. (sous la direction de) « Les modes d’alimentation des métiers du Bâtiment en Ile-de-France », rapport d’étude Défi métiers, septembre 2015, p.24

     

  • Sources bibliographiques et de données

    Bibliographie
    • AMNYOS pour le CDES, « Cartographie des emplois directement mobilisés par l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques Paris 2024 », mars 2019, 81p.
    • CENTRE D’ANALYSE STRATEGIQUE, « L’adaptation du parc de logements au vieillissement et à la dépendance », note d’analyse n°245, octobre 2011, 12.p
    • CONSTRUCTYS, « La formation : comportements, attentes et impacts dans les entreprises du BTP », rapport d’étude, janvier 2018, 42p.
    • DIRECCTE IDF, Contrat d’étude prospective « Les besoins en emplois et compétences liés aux travaux du Nouveau Grand Paris et aux enjeux de la Transition énergétique dans le Bâtiment en Île-de-France », synthèse, septembre 2014, 44p.
    • FRANCE STRATEGIE, DARES, Les métiers en 2022, Rapport du groupe Prospective des métiers et qualifications, avril 2015, 411p.
    • INSEE, « Au premier trimestre 2019, les coûts de production augmentent dans la construction (+0,7 %) », Informations Rapides n°160, 21/06/2019, 4p.
    • KATALYSE pour l’Observatoire du BTP, « La fonction études dans les entreprises du bâtiment », synthèse d’étude, 2018, 24p.
    • KATALYSE, CEP « Les besoins en emplois et compétences liés aux travaux du Grand Paris, dans les Travaux Publics en Ile-de-France», commandité par Constructys, la Direccte IDF, les fédérations professionnelles régionales du bâtiment et des travaux publics, décembre 2019
    • KYU LAB pour CONSTRUCTYS, « étude d’impact de la transition numérique sur le secteur de la construction », rapport d’étude, juin 2017, 32p.
    • KYU LAB et ACTH pour l’OPIIEC, « Etude sur l’évolution de l’ingénierie française de la construction liée au BIM », rapport d’étude, septembre 2016, 129p.
    • KYU LAB, CEP « Les besoins en emplois et en compétences liés aux travaux du Grand Paris, aux Jeux Olympiques et Paralympiques et aux enjeux de la Transition énergétique », commandité par Constructys, la Direccte IDF, les fédérations professionnelles régionales du bâtiment et des travaux publics, décembre 2019 48p.
    • LEGRAND, S. FOSSORIER M. (dir.), « Le BIM, tendance métiers dans le bâtiment », rapport d’étude Apec, juin 2017, 12p.
    • MOUSSET, I. PARDINI, B. BEN MEZIAN, M. (sous la direction de) « Les modes d’alimentation des métiers du Bâtiment en Ile-de-France », rapport d’étude Défi métiers, septembre 2015, 53p.
    • XERFI PREVISIS, « Conjoncture et prévisions pour l’entreprise » n°250, octobre 2019, 49p.
    Source des données
    • Outil dynamique des bassins, Défi Métiers, https://www.defi-metiers.fr
    • Outil dynamique des salaires, Défi Métiers, https://www.defi-metiers.fr
    • INSEE, Enquête emploi continue, année médiane 2015 
    • INSEE, données du recensement, RP 2016
    • DARES, traitement direccte Ile-de-France
    • DARES, données de prospective par FAP87, 2018-2022
    • Enquête IVA (Insertion dans la vie active), dispositif national piloté par le Ministère de l’Education Nationale et de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, données Ile-de-France via l’enquête réalisée dans le cadre d’un partenariat entre la région, les trois académies franciliennes, la DRIAAF, la DRONISEP et Défi-métiers.