Infirmiers

Infirmiers

Part de l'Ile-de-France dans l'emploi national

14 %
616 824
Actifs en emploi
en France
Dont
89 224
Actifs en emploi
en Ile-de-France

Évolution des effectifs franciliens 2013-2018

+5 %

Première profession sanitaire en termes de nombre de professionnels

Une diversité des modes d’exercice

  • Les activités et leurs évolutions

    Cette famille professionnelle est composée de l’ensemble des métiers infirmiers, qu’il s’agisse des professionnels délivrant des soins infirmiers généralistes ou spécialisés (anesthésie, puériculture, bloc opératoire). Ce sont des professions réglementées dont le contenu est déterminé par le Code de la santé publique.

    Des soins généralistes à la spécialisation, infirmier, un métier aux activités variées
    Positionnement des métiers
    Source : Pôle emploi, répertoire ROME​

    Cette famille professionnelle se compose de six intitulés du Répertoire opérationnel des métiers et des emplois (ROME) de Pôle emploi.
    Les infirmiers prodiguent des soins infirmiers généralistes (J1506). Ils peuvent exercer aussi des soins à titre préventif que ce soit en entreprise ou en milieu scolaire (Soins infirmiers spécialisés en prévention, J1505).
    Les infirmiers peuvent connaître deux grands types d’évolutions professionnelles :

    • Ils peuvent accéder à des postes de niveau hiérarchique supérieur en devant cadres de santé (Coordination de services médicaux ou paramédicaux, J1502). Ce sont des professionnels chargés d’encadrer une équipe de soignants. Ils peuvent également gérer une structure ou un service social, médicosocial, de santé ou pénitentiaire (K1103).
    • Les infirmiers ont également la possibilité de se spécialiser tout en restant à des postes de niveau hiérarchique équivalent. Trois grandes spécialités sont accessibles après une formation : en anesthésie (J1503), en bloc opératoire (J1504) et en puériculture (J1507).

    Comme autre évolution professionnelle envisageable, les infirmiers peuvent enseigner dans un IFSI (K2111), faire du conseil en information médicale auprès des professionnels de santé sur des produits médicaux ou pharmaceutiques (D1405) ou encore s’orienter vers le développement personnel et bien-être des personnes (K1103).

    Un métier aux activités variées

    L’infirmier réalise les soins infirmiers, d'hygiène et de confort selon le protocole médical et les règles d'hygiène et d'asepsie. Il exerce son activité en relation avec les autres professionnels du secteur de la santé, du secteur social et médico-social et du secteur éducatif. Les soins délivrés, qu'ils soient de nature préventive, curative ou palliative, doivent intégrer qualités techniques et relationnelles avec le malade et son entourage. Ils sont réalisés en tenant compte de l'évolution des sciences et des techniques.
     
    Intervenant sur prescription médicale, l'infirmier contribue à la mise en œuvre des traitements en participant à la surveillance des malades. Il évalue leur état de santé, analyse les soins qui leur sont les plus adaptés et peut donner des soins en toute autonomie et responsabilité (aide à la vie quotidienne, programme thérapeutique...). ONISEP
     
    Ce métier peut s’exercer dans différents types de structures (hôpital, maison de retraite, entreprise, etc.) ou au domicile des patients. Les infirmiers ont également la possibilité de travailler pour leur propre compte en tant qu’infirmier libéral.
    Les activités exercées varient selon la structure d’exercice et selon le domaine de spécialité (gériatrie, secteur psychiatrique, etc.).

    Trois grandes spécialités infirmières

    Les infirmiers puériculteurs travaillent auprès des enfants dans les services hospitaliers, dans les services de Protection Maternelle et Infantile (PMI) ou encore les établissements d’accueil de jeunes enfants (crèche, halte-garderie, etc.).
    Leur activité varie selon la structure : des soins infantiles à la coordination d’activités des enfants au sein d’une structure d’accueil.
    Les infirmiers anesthésistes exercent principalement en blocs opératoires et obstétricaux mais aussi en salle de surveillance post-interventionnelle (SSPI) et en service mobile d’urgence et de réanimation (SMUR). Ils réalisent les soins infirmiers d’anesthésie et prennent en charge la surveillance du patient du début de l’intervention chirurgicale jusqu’à la phase de réveil.
    Les infirmiers de bloc opératoire organisent la prise en charge des patients en bloc opératoire et apportent une aide technique au praticien tout au long de l'intervention.
    Cadres de santé, la principale évolution professionnelle hiérarchique
    Les cadres de santé sont chargés d’encadrer une équipe de soignants. Ils ont à la fois les compétences techniques qui leur permettent d’assurer une fonction de soignants et ont aussi pour mission de diriger un service d’un point de vue administratif mais également en termes de qualité des soins (analyse et gestion des compétences infirmières, organisation des plannings, recrutements, gestion des congés, faire appliquer les recommandations internes et externes, etc.).
    Ils peuvent devenir par la suite des directeurs de soins.

    Parcours infirmier type

    Les infirmiers peuvent être amenés à expérimenter ces différentes pratiques du métier tout au long de leur parcours professionnel, d’autant plus en Ile-de-France où la densité hospitalière est forte. Pour pouvoir passer d’une situation professionnelle à une autre, cela demande des capacités d’adaptation et nécessite de se former régulièrement pour connaître les évolutions techniques, via la formation continue et le développement professionnel continue (DPC).
    Les jeunes s’orientent plutôt dans les établissements hospitaliers où ils peuvent réaliser le plus de gestes techniques. C’est davantage dans la suite de leur parcours, après avoir acquis maturité et expérience, qu’ils font le choix du médico-social ou de l’exercice en libéral. D’ailleurs, pour exercer en tant qu’infirmier libéral, la législation impose d’avoir exercé deux années au minimum au cours des six dernières années au sein d’une structure de soins organisée pour dispenser des soins généraux.

  • Les secteurs concernés

    L’exercice infirmier se pratique principalement dans le secteur de la santé
    Top 5 des secteurs d’activités employeurs
    Sources : ACOSS, Centre d’analyse stratégique. Traitement Défi métiers

    Sept infirmiers sur dix exercent dans la santé. Les établissements hospitaliers sont les principaux employeurs. Ils peuvent être publics, privés à but lucratif (cliniques privées) ou encore associatifs. L’AP-HP (Assistance Publique des Hôpitaux de Paris) est un des acteurs incontournables de l’hospitalisation publique en Ile-de-France, puisqu’il est le premier employeur de la région.
    Les établissements médico-sociaux sont les seconds employeurs des infirmiers. Près d’un infirmier sur dix travaille dans ces établissements. Il s’agit principalement d’établissements accompagnant les personnes âgées ou celles atteintes d’un handicap. Les établissements qui œuvrent dans ce secteur sont, par exemple, les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), les services de soins infirmiers à domicile (SSIAD), les instituts médico-éducatifs (IME), les foyers d’accueil médicalisés (FAM), etc. Comme pour les établissements hospitaliers, ils peuvent être publics, privés à but lucratif ou associatifs.
    Dans ces deux principaux secteurs employeurs, l’emploi est en croissance. Si les plus gros volumes d’emploi vont demeurer à l’hôpital, le métier d’infirmier ne s’exercera plus demain comme il s’exerçait hier. Il est amené à s’exercer de plus en plus en dehors de l’hôpital, au domicile des patients, sous l’impulsion à la fois des pouvoirs publics qui souhaitent développer ce mode de prise en charge et des patients qui souhaitent le plus longtemps possible rester à leur domicile. On distingue différents intervenants à domicile : l’hospitalisation à domicile (HAD), les services de soins infirmiers à domicile (SSIAD) et les infirmiers libéraux (les deux premiers recourant le plus souvent à des infirmiers salariés).
    Les infirmiers peuvent plus rarement travailler dans des établissements scolaires mais aussi dans l’administration publique.

  • Les marchés du travail

    Caractéristiques des actifs en emploi

    Un métier à dominante féminine
    89 224
    Actifs en
    Ile-de-France

    Répartition Homme/Femme (en %)

    Répartition H/F
    INSEE RP 2018

    Répartition des âges (en %)

    Répartition par âge
    INSEE RP 2018

    Ce métier se démarque par l’importance des femmes dans la profession. Il s’agit d’une caractéristique des métiers liés aux soins, généralement occupés par des femmes. Les hommes sont toutefois plus nombreux parmi les infirmiers anesthésistes (32%).
    Les professionnels sont également plus jeunes, avec une part plus importante d’actifs âgés de moins de 30 ans parmi les infirmiers qu’en moyenne dans l’ensemble des professions. Les jeunes infirmiers, qui débutent leur carrière, s’orientent plutôt dans les établissements hospitaliers où ils peuvent réaliser le plus de gestes techniques et où les postes sont les plus nombreux. Cette part plus importante des moins de 30 ans pourrait tenir à une durée de carrière relativement courte en tant qu’infirmier aux dires des acteurs de la profession. Nous ne disposons toutefois pas d’éléments chiffrés sur le sujet.
    En termes de lieu de résidence, les infirmiers sont moins nombreux que les professionnels des autres métiers à résider à Paris (14% contre 20%) bien que les emplois salariés d’infirmier se concentrent très fortement dans la capitale en raison notamment du coût élevé de la vie. Toutefois, la répartition des infirmiers libéraux est à l’opposé de celle des infirmiers salariés. Paris dispose de la plus faible densité d’infirmiers libéraux et la Seine-et-Marne de la plus forte.

    Des professionnels diplômés du supérieur

    Niveau de diplômes (en %)

    Diplômes
    INSEE RP 2018

    Le marché du travail des infirmiers étant règlementé, pour exercer, il est nécessaire de détenir un diplôme d’état d’infirmier ou de spécialités infirmières. Tous ces diplômes relèvent du supérieur.
    On n’observe pas de montée en qualification chez les moins de 30 ans par rapport à l’ensemble des actifs, contrairement à un très grand nombre de FAP, dans la mesure où ces conditions de diplômes existent de longue date.

    Un emploi salarié durable

    Le salariat, qu’il soit public ou privé, domine très nettement parmi les infirmiers : en Ile-de-France, près de 9 infirmiers sur dix sont salariés. Ils disposent généralement d’un CDI ou du statut de fonctionnaire.
    Les autres infirmiers exercent en tant que professionnel libéral. La part des infirmiers libéraux est deux fois moins importante en Ile-de-France qu’au niveau national. Pour autant, la région ne semble pas manquer d’infirmiers libéraux. Selon l’Union régionale des professionnels de santé d’Ile-de-France, «la démographie d’infirmiers libéraux par rapport à la demande en soins est largement pourvue »[1].
    Les infirmiers exercent la plupart du temps à temps complet.
    Les horaires atypiques sont fréquents dans ce métier qui peut s'exercer en horaires décalés, par roulement, les fins de semaine, jours fériés, de nuit et être soumise à des astreintes ou des gardes.


    [1] Gonnard S. et Pardini P., 2016, « L’emploi et la formation des infirmiers franciliens. », Rapport d’étude.

     

    Conditions d'emploi

    INSEE RP 2018
    13 % 14 %
    INSEE RP 2018

    Caractéristiques des demandeurs d’emploi

    Une situation de plein emploi pour cette profession mais une insertion moins rapide des jeunes diplômés
    3 197
    Demandeurs d'emploi enregistrés dans cette famille professionnelle
    Part des DE inscrits depuis plus d’un an (en%)
    DIRECCTE 2020
    Taux d’écoulement
    61%
    49%
    DIRECCTE 2020

    Même si le nombre de demandeurs d’emploi ne cesse de s’accroître depuis 2012, il reste minime en proportion des professionnels en activité (Gonnard S. et Pardini, P., 2016). En 2015, on observait que ce nombre avait doublé entre 2012 et 2015. C’est encore le cas entre 2015 et 2018. On dénombrait 1 200 personnes demandeurs d’emploi en Ile-de-France fin 2015.
    Malgré ces évolutions, on peut encore estimer que les infirmiers bénéficient plutôt d’une situation de plein emploi. Leur chômage est plutôt d’ordre frictionnel, généré par les périodes de transition entre deux emplois. Ils bénéficient d’un meilleur taux d’écoulement et sont moins souvent que les autres en chômage de longue durée.
    L’insertion des jeunes diplômés était toutefois un peu moins rapide ces dernières années par rapport aux années 2000.

    Les offres d'emploi et projets de recrutement

    Une carrière qui débute plus souvent qu’avant par un CDD

    Durée des emplois proposés (en %)

    3 294
    DIRECCTE 2020

    En 2018, ce sont 3 800 offres d’emploi qui ont été déposées à Pole emploi par les employeurs. Ce nombre sous-estime toutefois le volume global des offres dans la mesure où, pour cette FAP, de nombreuses offres transitent par d’autres canaux que Pôle emploi.
    Si la majorité des offres concernent des emplois durables (avec des contrats de plus de 6 mois), leur part est bien moindre que celle observée pour les infirmiers en poste. Cette relative importance des contrats courts peut tenir aux jeunes qui débutent plus fréquemment qu’avant par un CDD[1], les premiers postes proposés à l’hôpital étant souvent des CDD de remplacement (Gonnard et Pardini, 2016).
    Des projets de recrutement qui repartent à la hausse
    Après une période de forte pénurie durant les années 2000 et un retour à l’équilibre à partir de 2012, les employeurs semblent de nouveau rencontrer des difficultés de recrutement sur la période très récente en raison de besoins de recrutements qui repartent à la hausse (enquête BMO de Pôle emploi) et une main d’œuvre insuffisante pour y répondre. Ces difficultés sont liées également au type de contrat proposé. Les difficultés concernent en particulier des CDD de remplacements de courte durée (Le Monde du 15 mai 2019).
    Le nombre d’offres est supérieur au nombre de demandes d’emploi, traduisant une tension du côté employeur.
    Des besoins en recrutement principalement liés aux départs en retraite
    Sur la période 2018-2022, la Dares a estimé que le nombre de postes à pourvoir s’élèverait à plus de 16 000 dont les deux tiers dus aux départs en retraite.


    [1] Selon les résultats d’un sondage réalisé par la FNESI (Fédération Nationale des Etudiants en Soins Infirmiers) auprès de 3 221 jeunes.

     

  • Les enjeux pour la profession et leurs impacts sur les métiers

    A l’avenir, davantage de soins dans les établissements médico-sociaux et à domicile
    Enjeux par dimension

    La demande de soins évolue et s’accroît sous l’effet notamment du vieillissement de la population, de la montée des pathologies chroniques et aussi l’aggravation de la précarité (comportements à risques de types alcool ou tabac plus fréquents).
    Pour faire face à ces évolutions dans un contexte de maîtrise des dépenses de santé, le système de santé se réorganise avec des séjours à l’hôpital écourtés, des soins ambulatoires et à domicile qui se développent et une médecine de parcours qui se met en place. Cette dernière vise à coordonner les différents professionnels de santé intervenant auprès des patients qui souffrent de pathologies chroniques. Cette réorganisation des soins a notamment été rendue possible grâce aux progrès technologiques qui ont rendu les chirurgies moins invasives.
    Dans les années à venir, le métier d’infirmier s’exercera davantage à domicile, auprès des personnes dépendantes et notamment des personnes âgées. Toutefois, l’exercice infirmier se pratiquera encore essentiellement dans les établissements hospitaliers.
     
    Ces évolutions peuvent constituer des opportunités d’emploi à condition d’améliorer l’attractivité du soin auprès des personnes dépendantes qui pâtit d’une image négative, en particulier auprès des jeunes professionnels. Les Ehpad souffrent d’une désaffection en raison de conditions de travail plus difficiles et de possibilités et variétés de parcours professionnels moins importantes que dans les établissements hospitaliers.
     
    Depuis 2009, la formation d’infirmier intègre le dispositif LMD (Licence – Master – Doctorat). Les diplômés disposent ainsi du grade de licence. L’universitarisation du diplôme d’infirmier facilite la poursuite des études en master et dans la recherche pour les diplômés qui le souhaiteraient. Elle a conduit à l’émergence de nouveaux « métiers » accessibles après un master, notamment celui d’infirmier en pratique avancée. Selon l’ARS (2013)[1], ce dernier peut être amené à exercer des activités dérogatoires à la réglementation (comme la prescription). La pratique avancée est une spécialisation dans un domaine clinique. Ce rôle a été renforcé dans la loi de modernisation du système de santé qui pose le cadre juridique de la pratique avancée pour l’ensemble des auxiliaires médicaux (article 119 de la loi n°2016-41 du 26 janvier 2016). La pratique avancée a un double objectif : améliorer l’accès aux soins et la qualité des parcours des patients en réduisant la charge de travail des médecins sur des pathologies ciblées.
    Par ailleurs, en août 2019, un autre métier a été créé, celui d’assistant médical (arrêté publié le 20 août 2019 au Journal officiel), pouvant potentiellement être occupé par des infirmiers. La création de ce métier vise à libérer du temps au médecin en leur confiant des tâches de trois natures : administrative, de préparation de la consultation et d’organisation - coordination[2]. Ces métiers pourraient être exercés par différents types de professionnels de santé à condition qu’ils disposent d’une qualification professionnelle ad hoc.
    Si l’offre hospitalière et médico-sociale dense de Paris offre de nombreuses opportunités d’emploi, le coût de la vie élevé dans la capitale constitue en revanche un frein pour venir y travailler. Comme cela a été évoqué précédemment, les professionnels peuvent plus rarement habiter à proximité de leur lieu de travail.


    [1] ARS, 2013, Infirmière clinicienne spécialisée : éléments de cadrage pour les missions, la formation et l’emploi.

    [2] Source : https://www.infirmiers.com/actualites/revue-de-presse/creation-assistant...

     

  • Les formations

    Le diplôme d’infirmier, indispensable pour exercer
    Part des actifs de la FAP issue des différentes spécialités de formation
    INSEE EEC 2018

    Infirmier est un métier emblématique des métiers pour lesquels le lien entre l’emploi et la formation est très fort. Ce lien très marqué s’explique par l’encadrement réglementaire auquel est soumis la profession. Pour exercer en tant qu’infirmier, il est indispensable d’être titulaire du diplôme d’Etat d’infirmier. Ce diplôme s’obtient après trois années d’études dans un institut de formation dédié dénommé IFSI (Institut de Formation en Soins Infirmiers). On dénombre une soixantaine d’IFSI répartit dans toute l’Ile-de-France. L’entrée en IFSI est accessible après le bac. Depuis 2019, l’inscription dans un IFSI se fait à partir de ParcouSup. Il n’est plus nécessaire de passer de concours. La pratique occupe une part importante de la formation : la moitié des heures de formation repose sur des stages. A l’issue de la formation, les diplômés détiennent le grade de licence.
    Pour accéder aux spécialités infirmières, il est également nécessaire de détenir un diplôme. Les formations pour devenir infirmiers anesthésistes (IADE) ou infirmiers de bloc opératoire (IBODE) ne sont accessibles qu’aux infirmiers ayant exercé leur métier au moins deux ans. La formation IADE dure deux ans, IBODE un an et demi. La formation d’infirmier puériculteur diplômé d’Etat, dure un an, est accessible par la voie de la formation initiale, c’est-à-dire qu’elle ne nécessite pas une expérience professionnelle en tant qu’infirmier.
    L’accès aux fonctions de cadres de santé se fait par l’obtention du diplôme de cadres de santé. La formation, d’une durée de 42 semaines, est accessible aux infirmiers ayant exercé au moins quatre ans à temps plein dans leur métier d’origine.

  • Sources bibliographiques et de données

    Bibliographie

    Ce portrait s’appuie en grande partie sur une étude réalisée par Défi métiers sur les infirmiers (Gonnard S., Pardini B., 2016).

    • Gonnard S., Pardini B., 2016, L’emploi et la formation des infirmiers franciliens. Rapport d’étude, Défi métiers.
    • ARS, 2013, Infirmière clinicienne spécialisée : éléments de cadrage pour les missions, la formation et l’emploi.
    • Bref, n° 321, mai 2014, BABET Charline, DARES, Portraits statistiques des métiers, 1982-2014, numéro 19, mars 2016
    • Dans quels métiers s’insèrent les sortants de la voie professionnelle en Ile-de-France ? Sophie Gonnard et Itto Mousset, sous la direction de Béatrice Pardini, Collection Franciliens, Défi Métiers, septembre 2018
    Source des données
    • Outil dynamique des bassins, Défi Métiers, https://www.defi-metiers.fr
    • Outil dynamique des salaires, Défi Métiers, https://www.defi-metiers.fr
    • INSEE, Enquête emploi continue, année médiane 2015 
    • INSEE, données du recensement, RP 2016
    • DARES, traitement direccte Ile-de-France
    • DARES, données de prospective par FAP87, 2018-2022
    • Enquête IVA (Insertion dans la vie active), dispositif national piloté par le Ministère de l’Education Nationale et de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, données Ile-de-France via l’enquête réalisée dans le cadre d’un partenariat entre la région, les trois académies franciliennes, la DRIAAF, la DRONISEP et Défi-métiers.