Le plan "#1jeune1solution"

Mis à jour le 28 Octobre 2020

© Adobe Stock Ce plan a pour objectifs d’aider et d’accompagner les jeunes dans leur insertion professionnelle, au sortir de la crise du Covid-19, grâce à la mise en place d’un certain nombre de mesures.

  • Introduction

    Jean Castex, Premier ministre, Elisabeth Borne, ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion, Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale, de la Jeunesse et des Sports et Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation ont présenté, le 23 juillet dernier, le plan « #1jeune1solution ».

    Elaboré en concertation avec les partenaires sociaux et ancré dans les territoires, ce plan est doté d’une enveloppe de 6,5 milliards d’euros et s’articule en 3 priorités. Il comporte un certain nombre de mesures afin d’aider les jeunes à s’insérer professionnellement au sortir de la crise Covid-19.

    Ainsi, à titre d’exemple, le nombre de places sur des dispositifs favorisant le retour à l’emploi et le nombre de places en formation ont, dans certains cas, été doublés. De même, les budgets alloués ont été augmentés et des aides supplémentaires en faveur des entreprises, des Centres de formation d’apprentis (CFA) et des alternants ont été débloquées. Des métiers d’avenir, des filières stratégiques et des secteurs prioritaires ont été identifiés et de nouvelles formations qualifiantes et pré-qualifiantes ont été créées pour y favoriser l’embauche des jeunes. Les lycéens et étudiants en difficulté sociale et financière pourront bénéficier, entre autres, d’un accompagnement renforcé, du gel des frais d’inscription à la rentrée de septembre, du ticket U à 1 €. Enfin, la rémunération des stagiaires de la formation professionnelle sera revalorisée.

    Le plan « #1jeune1solution » s’intègre dans le plan « France Relance » dont il est le premier axe.

     

     

    Les 3 priorités du plan « #1jeune1solution » sont :

    • Faciliter l’entrée dans la vie professionnelle ;
    • Orienter et former 200 000 jeunes vers les secteurs et les métiers d’avenir ;
    • Accompagner des jeunes éloignés de l’emploi en construisant 300 000 parcours d’insertion.

    « Le Gouvernement s'engage et se fixe pour objectif dans le plan de relance de permettre à chaque jeune de trouver une place dans la société », précise Elisabeth Borne.

    « Les conséquences économiques de la crise sanitaire touchent de plein fouet les jeunes, qui en sont les premières victimes. Ils n'ont, pour certains, pas pu achever leur formation. D'autres arrivent sur un marché du travail durement frappé par la crise économique et sociale. Protéger l'avenir des jeunes est l'une des priorités du Gouvernement. J'ai donc souhaité leur consacrer le premier volet du plan de relance. Aucun jeune ne sera laissé sans solution et des mesures adaptées à chaque situation seront proposées », déclare Jean Castex.

  • Faciliter l’entrée dans la vie professionnelle : aides pour les entreprises

    Pour encourager les entreprises à recruter des jeunes et soutenir les filières de formation en apprentissage, l’Etat met en place des aides financières exceptionnelles dès la rentrée 2020.

    Aide exceptionnelle aux employeurs pour le recrutement d’apprentis

    Cette mesure centrale du plan de relance vise à faciliter le recrutement des apprentis en réduisant le reste à charge des employeurs.

    Entre le 01/07/20 et le 28/02/21, les entreprises qui recrutent des alternants mineurs (en contrat d’apprentissage ou de professionnalisation) bénéficieront, pour chaque contrat signé, d’une prime de 5 000 €. Celle-ci s’élève à 8 000 € pour les apprentis entre 18 et 30 ans. Elle aura un effet rétroactif et se substitue à l’aide unique.

    Jusqu’ici, l’aide à l’embauche d’apprentis était réservée aux entreprises de moins de 250 salariés et pour préparer des diplômes de niveau inférieur (CAP) ou égal au Bac (Bac +2 pour l’Outre-mer). Le dispositif d’aide est désormais élargi à toutes les entreprises et pour préparer des diplômes jusqu’au niveau VII (Bac +5) du cadre national des certifications professionnelles, mesure confirmée dans le 3ème projet de Loi de finances rectificative. Pour bénéficier de l’aide, il suffit à l’entreprise de déposer le contrat d’apprentissage auprès de l’Opérateur de compétences (Opco) dont elle dépend. Elle est versée mensuellement, avant le paiement du salaire à l’apprenti(e) et est versée sans condition aux entreprises de moins de 250 salariés.

    Les entreprises de plus de 250 salariés pourront accéder à l'aide à la condition qu’elles s’engagent à atteindre le seuil de contrats d’apprentissage ou de contrats de professionnalisation dans leur effectif en 2021, selon des modalités définies par décret (faute de quoi il faudra rembourser les sommes perçues). 

    Les entreprises de plus de 250 salariés qui ne sont pas redevables de la contribution supplémentaire à l’apprentissage pourront bénéficier de l'aide. Le ministre chargé de la Formation professionnelle transmettra à l’Agence de services et de paiement la liste nominative des entreprises qui sont redevables de la contribution supplémentaire à l’apprentissage. 

    Le Code général des impôts apporte également une distinction entre les entreprises qui seront en phase avec l’objectif de 5 % d’alternants à horizon 2021 et celles qui s'engageront à atteindre, de manière plus progressive, ce quota avec notamment 3 % d’alternants et une progression d’une année sur l’autre de +10 %.

    A noter : l’aide exceptionnelle s’applique pour l’exécution de la 1ère année du contrat d’apprentissage. Pour les 2ème et 3ème années et pour les contrats signés après le 28/02/21, les entreprises de moins de 250 salariés bénéficient de l’aide unique. Les entreprises de 250 salariés et plus continuent de bénéficier du “bonus alternant” si elles emploient plus de 5 % de salariés en contrat favorisant l’insertion professionnelle.

    Avec cette mesure, pour les entreprises, le coût du recrutement d’un salarié en contrat d’apprentissage représente un faible reste à charge : l’aide couvre 100 % du salaire de l’apprenti(e) de moins de 21 ans et 80 % du salaire d’un(e) apprenti(e) de 21 à 25 ans révolus.

    Consulter le "Guide à destination des entreprises"

    Coup de pouce pour accélérer l'embauche des jeunes

    Pour les entreprises qui hésitent à recruter dans l’immédiat, l’Etat crée une compensation de charges de 4 000 € pour tout jeune recruté entre août 2020 et février 2021. Il s’agit d’une baisse du coût du travail, sur l’ensemble des contrats de travail de plus de 3 mois des jeunes de moins de 25 ans, jusqu’à deux Smic (Salaires minimum de croissance), accessible pendant 6 mois aux secteurs marchand et non marchand sous la forme d’une compensation de charges, versée par l’Agence de services de paiement (ASP) trimestriellement sur une année au plus, abaissant forfaitairement le coût à hauteur de 4 000 € sur 1 an.

    Pour tout renseignement, appeler le numéro gratuit d’assistance de l’ASP : 0 809 549 549 (service gratuit + prix d'un appel).

    Consulter le "Guide à l'embauche des jeunes"

    Focus sur les métiers de la transformation écologique des modèles économiques

    Pour contribuer à la transition écologique et accompagner le recrutement de 1 000 jeunes dans les TPE/PME sur des métiers de transformation écologique des modèles économiques, une prime supplémentaire de 4 000 € sera versée à l’entreprise qui accueille un jeune en Volontariat territorial en entreprise.

    A noter : les mesures annoncées dans le cadre du plan de relance de l’apprentissage sont sous réserve de publication des textes d’application.

  • Faciliter l’entrée dans la vie professionnelle : mesures pour les Centres de formation d’apprentis (CFA) et les jeunes

    L’année 2020 est tournée vers le soutien du système de l’apprentissage avec la poursuite de la réforme entamée en 2018, dans un contexte de reprise économique difficile. Ainsi, l’Etat a pris de nouvelles mesures d'urgence en faveur du développement de l’apprentissage. En outre, l’objectif des aides exceptionnelles destinées aux entreprises (cf. partie précédente) est aussi de maintenir les embauches d’apprentis afin d’assurer l’activité des CFA.

    Aide au premier équipement

    Pour lutter contre la facture numérique et permettre aux apprentis de suivre leurs enseignements à distance, le forfait premier équipement pédagogique dont disposent les CFA est étendu à l’achat de matériel informatique. Dans ce cadre et dans le but de favoriser, d’une part, le distanciel et, d’autre part, la continuité pédagogique, il est donc désormais possible de financer l’achat d’ordinateur portable. Les CFA peuvent ainsi, avec ce forfait de 500 € maximum par apprenti(e), réaliser des commandes groupées de matériel informatique mis à disposition desdits jeunes.

    Prolongation du délai de signature d’un contrat d’apprentissage avec une entreprise

    Les apprentis pourront poursuivre leur formation en CFA sur une durée de 6 mois contre 3 mois auparavant, en l’absence d’un contrat d’apprentissage signé avec un employeur. Ce délai est accordé aux jeunes entrant en formation entre le 01/08/20 et le 31/12/20. Les CFA, qui accueilleront ces jeunes sans employeurs, seront financés au démarrage de la formation. L’Etat prendra également en charge le financement de la protection sociale pendant cette période.

    Consultez le "Guide à destination des CFA".

    Pour connaître les mesures du plan de relance destinées à favoriser l’accès à l’apprentissage des personnes en situation de handicap, consultez notre dossier.

    Formation en apprentissage a minima pour les jeunes ayants formulés ce vœu pour 2020

    Le Gouvernement souhaite que l’Etat (Direccte et Rectorats), les Régions, les partenaires sociaux, Pôle emploi et les branches travaillent ensemble pour s’assurer que chaque jeune, ayant fait le vœu, sur Parcoursup ou Affelnet, d’aller en apprentissage, se voit offrir au moins une proposition d’apprentissage et donc une offre d’embauche.

    Cette coordination territoriale des acteurs locaux sera pilotée par les préfets de départements. Ils s’appuieront sur la mobilisation des réseaux de développeurs de l’apprentissage (Région) et de l'alternance (Opco), sur les CFA, sur des opérations de coaching centrées sur les métiers en tension à destination des jeunes de niveau infra-Bac et des décrocheurs et, enfin, sur la mobilisation des entreprises et notamment celles des Clubs leaders du "Plan 10 000 entreprises pour l’inclusion et l’insertion professionnelle" et de « La France, une chance. Les entreprises s’engagent ! ».

    Pour en savoir plus :

  • Faciliter l’entrée dans la vie professionnelle : des missions d’utilité sociale pour les jeunes en quête de sens

    L’Etat a augmenté d’une part, le nombre de places dans des dispositifs d’utilité sociale et, d’autre part, les crédits de l’Agence nationale du sport. Il va aussi créer des emplois supplémentaires. Objectifs : permettre aux jeunes d’acquérir une expérience qui a de la valeur sur le marché du travail, de s'orienter vers les métiers du sport et enfin préserver l’action associative et soutenir l’insertion des jeunes.

    Création de missions de service civique supplémentaires

    100 000 missions de service civique supplémentaires seront mises en place, en plus des 140 000 initialement programmées en 2020. Créé en 2010, le service civique a pour objectifs de permettre à des jeunes de s’engager dans des associations et de réaliser des missions d’intérêt général pendant 6 à 12 mois. Il apporte ainsi une 1ère expérience à ces volontaires souhaitant s’engager pour la société et servir une cause utile tout en acquérant une expérience qui a de la valeur sur le marché du travail.  

    Soutien de l’emploi associatif en direction des jeunes

    2 000 emplois Fonjep (Fonds de coopération de la jeunesse et de l’éducation populaire) supplémentaires seront créés sur 2021 et 2022 pour soutenir l'emploi associatif, avec un double impact : préserver l'action associative et soutenir l'insertion des jeunes. Cette mesure permettra de sauvegarder les emplois, de consolider les modèles économiques et de relancer la dynamique bénévole.

    Orientation des jeunes vers les métiers du sport

    D’ici 2021, 2 500 jeunes seront orientés vers des emplois dans le monde du sport dans le cadre de l’action de l’Agence nationale du sport (ANS).

    Le ministère de l'Education nationale, de la Jeunesse et des Sports soutient déjà l'emploi sportif avec le financement de 5 000 emplois dans le monde associatif par le biais de l’ANS. Ces emplois (éducateurs sportifs essentiellement) permettent le développement des pratiques sportives sur les territoires, dans les clubs et dans les instances territoriales des fédérations sportives.

    L'Etat joue un rôle d'impulsion et d'accompagnement en responsabilisant le mouvement sportif associatif pour compléter le reste à charge du salaire. L'aide de l'ANS représente jusqu'à 40 % du co0t moyen du salaire, le montant de l'aide peut atteindre 12 000 € par an sur 2 ans.

    Les crédits supplémentaires investis par le Gouvernement pour 2020 et 2021 permettront de renforcer l'accès des jeunes issus des formations de l'enseignement supérieur comme des formations professionnelles aux métiers du sport dans un secteur en forte tension.

  • Orienter et former 200 000 jeunes vers les secteurs et les métiers d’avenir

    Une hausse massive du nombre de jeunes demandeurs d'emploi, quel que soit leur niveau de qualification, est attendue en répercussion de la crise Covid-19. Les moins qualifiés font face à un déficit de compétences au regard des transformations du marché du travail. Les mesures consistent donc à augmenter le nombre de formations qualifiantes à disposition des jeunes qui arriveront sur le marché du travail dès septembre.

    Ainsi, 223 000 jeunes supplémentaires seront formés aux compétences attendues sur le marché du travail. La répartition se fera comme suit :

    • 100 000 nouvelles formations qualifiantes ou pré-qualifiantes qui seront proposées aux jeunes sans qualification ou en échec dans l’enseignement supérieur ;  
    • 16 000 formations dans le secteur du soin pour doubler les capacités de formation des aides-soignants, des infirmières et des auxiliaires de vie dans les cinq prochaines années ;
    • 35 000 formations numériques (15 000 dans le cadre du Pass numérique et 20 000 dispensées par la Grande Ecole du Numérique) pour les jeunes non-qualifiés en 2020 et 2021 ;
    • Des parcours individualisés pour 35 000 décrocheurs entre 16 et 18 ans d’ici fin 2021 ;
    • 26 500 places supplémentaires pour poursuivre des formations en études supérieures, en CAP et BTS à la rentrée 2020 ;
    • Doublement du nombre d’élèves bénéficiaires des cordées de la réussite* et des parcours d’excellence pour atteindre 180 00 élèves.

    * Les cordées de la réussite visent à favoriser l’accès à l’enseignement supérieur de jeunes quel que soit leur milieu socio-culturel, en leur donnant les clés pour s’engager avec succès dans les filières d’excellence.

    A noter : pour les élèves identifiés en grande difficulté à l'issue de leur 1ère année de CAP, la 2ème année pourrait être étalée sur 2 ans (rentrées 2020 et 2021), sans affecter le volume global de formation. L'élève suivrait alors 18h de cours hebdomadaires au lieu des 36 prévues normalement dont 9h en groupe afin d'individualiser le suivi et la formation.

    Focus sur les formations qualifiantes ou pré-qualifiantes

    100 000 nouvelles formations qualifiantes ou pré-qualifiantes seront créées dans les filières stratégiques et d’avenir (métiers de la transition écologique, du numérique, du soin et de la santé) mais aussi dans les secteurs du prioritaires, identifiés comme fortement impactés par la crise (tourisme, industrie, agriculture, agroalimentaire, etc).

    Par ailleurs, l’application Moncompteformation sera, d’ici la fin de l’année, accessible à chaque jeune de moins de 25 ans sans qualification et lui permettra d’accéder à une offre de formation, qualifiante ou préparant à la qualification, adaptée à ses besoins et à sa situation et intégralement financée par le Plan d’investissement dans les compétences (Pic) et par les Régions. Ces parcours individualisés dits "sans couture" pourront comporter une première étape d'aide à la construction du projet professionnel et la consolidation des savoirs de base, avant de démarrer l'acquisition d'une qualification menant vers un métier d'avenir.

    Focus sur le Pass numérique

    Le confinement et la crise sanitaire ont mis en lumière une fracture numérique (les causes sont multiples : manque d’équipements ; difficultés de connexion, d’apprentissage et d’autonomie ; besoin d’encadrement et de soutien ; etc.) qui se révèle particulièrement handicapante pour certains publics jeunes et adultes. Tous les jeunes accompagnés pourront réaliser un diagnostic de leur maîtrise des compétences numériques, grâce à un outil de diagnostic en ligne (Pix). Lorsque celui-ci montre le besoin de consolider les compétences numériques, ils verront leur Compte personnel de formation (CPF) abondé automatiquement du montant correspondant à la formation CléA Numérique qui permet d’acquérir les premières compétences numériques.

    Focus sur les parcours individualisés pour les jeunes décrocheurs

    Développé via le Pic, ce programme de 4 mois porté par l’Afpa, consiste à redonner à 35 000 jeunes décrocheurs, d'ici 2021, la capacité de se projeter en leur faisant découvrir des métiers pour imaginer et construire leur projet professionnel. II leur permettra également d'acquérir des compétences socles (validées par une certification dématérialisée) et de se confronter à la réalité du monde du travail. Pour ce faire, il mobilise un ensemble de réponses adaptées aux besoins des jeunes et a pour objectifs également de les guider vers l’autonomie, de leur redonner confiance, de changer leur regard sur eux, sur l’entreprise et la société, etc.


    @UNML

  • Accompagner des jeunes éloignés de l’emploi en construisant 300 000 parcours d’insertion

    300 000 parcours d’insertion seront créés afin de permettre aux jeunes éloignés de l’emploi de s’insérer professionnellement. Ils seront répartis comme suit : 

    • 120 000 dispositifs supplémentaires d’insertion dans l’emploi : Parcours emploi compétences (PEC) et Contrat initiative emploi (CIE).
    • Augmentation de 50 % des places en Garantie jeunes pour atteindre 150 000 possibilités d’accompagnement (100 000 en 2020 et 50 000 en 2021).
    • 80 000 Parcours contractualisé d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie (Pacea) supplémentaires (340 000 initialement programmées) ;
    • Doublement de l’Accompagnement intensif jeunes (AIJ) mis en place au sein de Pôle emploi (70 000 en 2020 et 140 000 en 2021).
    • 3 000 places supplémentaires dans le dispositif Sésame : accompagnement sur mesure vers les métiers du sport et de l’animation (soit 6 000 jeunes Sésame formés au total d’ici à 2022).

    Focus sur le Parcours emploi compétences (PEC)

    Ce dispositif, qui s’articule autour du triptyque emploi-formation­accompagnement, propose aux jeunes une mise en situation professionnelle dans le secteur associatif ou public, un accompagnement et un accès facilite à la formation. Cet emploi en Contrat à durée indéterminée (CDI) ou en Contrat à durée déterminée (CDD) d'une durée hebdomadaire de 20h ou plus, rémunéré a minima au Smic, permet de développer des compétences transférables. Le jeune bénéficie aussi d’un accompagnement tout au long du parcours tant par l'employeur que par le service public de l'emploi. Le jeune bénéficie des mêmes conditions de travail, des mêmes droits et obligations que les autres salariés (congés payés, etc.). 60 000 PEC supplémentaires (en plus des 20 000 initialement programmés en 2020) seront créés en 2021.

    Focus sur le Contrat initiative emploi (CIE)

    Il permet aux employeurs du secteur marchand d'embaucher des jeunes dans le cadre du Contrat unique d'insertion (CUI). Ce CDD d'au moins 6 mois ou CDI permet au bénéficiaire de s'engager dans une expérience professionnelle tout en étant suivi par un référent charge de son insertion professionnelle. L’employeur peut recevoir une aide pour financer une partie du salaire (+ formations éventuelles) pouvant aller jusqu'à 47 % du taux brut du Smic par heure travaillée (dans la limite de 35h par semaine). Ainsi, l'entreprise peut percevoir jusqu'à 8 682 € pour un salarié recruté pour un an à temps complet. Le plan prévoit la création de 10 000 (en 2020) et 50 000 (en 2021) nouveaux CIE jeunes.

    Focus sur la Garantie jeunes

    Elle propose aux jeunes les plus vulnérables un accompagnement intensif combinant une expérience professionnelle, des conseils, des ateliers collectifs et le versement d’une allocation pendant 12 mois (cf. partie suivante). C’est un levier d’insertion efficace : 29 % des bénéficiaires sont en emploi 8 mois après l’entrée dans le dispositif (41 % après 19 mois).

    Focus sur le Parcours contractualisé d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie (Pacea)

    C’est le cadre contractuel de l’accompagnement des jeunes (de 16 à 25 ans révolus) par les Missions locales. Il a une durée maximale de 2 ans. Il est composé de différentes phases successives (formation, mise en situation professionnelle, accompagnement social, etc.) déterminées par le conseiller avec le jeune au regard du diagnostic initial, de ses attentes et de son projet. Un soutien financier ponctuel durant le parcours peut être perçu par le jeune afin de lever les freins à sa démarche d’insertion dans l’emploi et d’autonomie.

    Focus sur Sésame vers l’emploi dans le sport et l’animation pour les métiers de l’encadrement (dispositif Sésame)

    Créé par le ministère de l’Education nationale, de la Jeunesse et des Sports, il permet à des jeunes de moins de 25 ans, éloignés de l’emploi, de décrocher un métier dans le champ du sport ou de l’animation. L’accompagne Sésame représente un montant moyen d’aide de 2 000 € par jeune et par an. Cette aide permet de financer un parcours personnalisé lui permettant d’acquérir une qualification professionnelle. Le taux de réussite du diplôme préparé est de 70 %. Chaque année, 1 000 jeunes sont accompagnés dans ce parcours de formation.

  • Autres mesures prévues dans le cadre du plan "#1 jeune1solution"

    Pour celles et ceux qui ont des difficultés de ressources, une grande majorité des dispositifs proposés par le plan "#1 jeune1solution" prévoit des revenus et des aides conditionnés à l’entrée dans un parcours d’insertion. L’objectif est de permettre à ces jeunes de disposer d’un revenu ou d’une aide financière pendant leur parcours d’accompagnement ou de formation.

    Revalorisation de la rémunération des stagiaires de la formation professionnelle

    Les jeunes stagiaires de la formation professionnelle bénéficient d'une rémunération pendant toute la durée de leur parcours. Nombre d’entre eux vivent dans la précarité. Pour y remédier, leur rémunération sera revalorisée. Le nouveau système a été simplifié afin que les jeunes en bénéficient plus rapidement et prévoit deux catégories de rémunération selon l’âge afin de faciliter les démarches administratives :

    • 16 -18 ans : 200 € par mois ;
    • 18 - 25 ans : 500 € par mois.

    Revalorisation de la rémunération des jeunes dans un dispositif d’accompagnement vers l’emploi

    Les jeunes en difficulté financière bénéficiaire de la Garantie jeunes percevront systématiquement une allocation de 497 €, cumulable avec la rémunération de stagiaire de la formation. Les dotations au soutien financier des jeunes suivis dans le cadre du Pacea seront substantiellement augmentées.

    Dispositifs solidaires à destination des lycéens et des étudiants en difficulté financière et sociale

    Afin d’encourager l’entrée dans le supérieur des étudiants et des classes moyennes, 100 campus connectés seront opérationnels sur l’ensemble du territoire à la rentrée 2021 (20 nouveaux campus ouvriront leurs portes à la rentrée 2020). Objectifs : élargir les possibilités de poursuite d’études pour les jeunes éloignés des grandes métropoles.

    D’autres mesures pour renforcer la lutte contre la précarité étudiante sont également prévues avec la mise en place, dès la rentrée 2020, d’un ticket U à 1 € pour les étudiants boursiers ; de l’indexation sur l’inflation du coût des bourses sur critères sociaux ; d’un renforcement des prêts-études garantis par l’Etat pour 58 000 bénéficiaires potentiels et d’un gel des droits d’inscription.

    Enfin, un accompagnement des apprentis sur leur projet professionnel sera réalisé. Pour ce faire des modules mixtes collectifs et individualisés (en présentiel et/ou à distance) seront créés.

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