Le CPRDFOP francilien au service d'une politique de formation ambitieuse

Mis à jour le 28 Février 2019

Le CPRDFOP francilien au service d'une politique de formation professionnelle ambitieuse © Conseil régional d'Ile-de-France La politique régionale francilienne de la formation professionnelle s’emploie à relever quatre grands défis pour garantir la qualité des ressources humaines dans une démarche de compétitivité économique et d’enjeux sociaux.

  • Introduction : la place fondamentale de la Région dans la formation professionnelle

    La Région, dans un contexte de décentralisation, prend une place de plus en plus importante, particulièrement dans le domaine de la formation professionnelle. Ainsi, après la loi du 13 août 2004 relative aux libertés et aux responsabilités locales, celle du 5 mars 2014 a permis un nouveau transfert de compétences, pour en faire de véritables autorités organisatrices en matière de formation professionnelle. Ces compétences sont désormais inscrites dans le Code du Travail (Art. L6121-1), qui précise que les Régions sont chargées « de la politique régionale d'accès à l'apprentissage et à la formation professionnelle des jeunes et des adultes à la recherche d'un emploi ou d'une nouvelle orientation professionnelle ».

    Les Régions se sont également vues confier la responsabilité de la formation professionnelle de publics spécifiques tels que les personnes en situation d’handicap, d’illettrisme, et les personnes sous main de justice. La lutte contre le décrochage scolaire relève également de la responsabilité régionale. Chargées de financer et de coordonner les financements des actions de formation en direction de ces publics, les Régions pilotent et assurent la mise en cohérence de l'ensemble des acteurs et des dispositifs intervenant dans le domaine de la formation professionnelle initiale et continue et de l'orientation professionnelle.

    Ces compétences s'exercent dans un cadre renouvelé, avec la création par la loi du 5 mars 2014 du Service public régional de la formation professionnelle (SPRFP) et du Service public régional de l'orientation (SPRO), ainsi que d'un nouvel outil de programmation : le Contrat de plan régional de développement des formations et de l'orientation professionnelles (CPRDFOP).

    Le Crefop (Comité régional de l’emploi, de la formation et de l’orientation professionnelles) contribue à l'élaboration du CPRDFOP. Cette instance de concertation quadripartite associe l’Etat, la Région, les représentants des salariés et des employeurs. Elle assure à l’échelle régionale l’articulation des politiques de l’emploi, de la formation professionnelle et de l’orientation. Elle est co-présidée par le préfet de Région et la présidente du Conseil régional ; la vice-présidence est assurée par les représentants des organisations professionnelles des employeurs et des salariés.

  • Le CPRDFOP : un contrat Etat/Région/partenaires sociaux

    Faisant suite au Contrat de plan régional de développement des formations professionnelles (CPRDFP) mis en place en 2009, le CPRDFOP (Contrat de plan régional de développement des formations et de l’orientation professionnelles) est élargi à l’orientation et aux conditions d’hébergement et de mobilité des jeunes. Il est inscrit dans la loi du 5 mars 2014.

    Le CPRDFOP a pour objet « l'analyse des besoins à moyen terme du territoire régional en matière d'emplois, de compétences et de qualifications et la programmation des actions de formation professionnelle des jeunes et des adultes, compte tenu de la situation et des objectifs de développement économique du territoire régional » (Art. L214-13 du Code de l'éducation).

    Ainsi, il est « l’outil contractuel de la mise en œuvre de stratégie coordonnée pour l’emploi, l’orientation et la formation professionnelle, en définissant les grands axes de l’action publique en faveur de l’accès ou du retour à l’emploi des franciliens ».

    Il est élaboré sur la base d'un document soumis par la Région et l'Etat au Crefop. En Ile-de-France, le CPRDFOP a été signé par l’Etat (Préfet de Région et les trois académies), la Région, la CFTC, la CFDT, la CPME et le Medef Ile-de-France.

    Il intègre les orientations du schéma régional des formations sanitaires et sociales (adopté en décembre 2016) et prend en compte les orientations régionales définies dans le Schéma régional de développement économique de l’innovation et de l’internationalisation (SRDEII). Il est aussi en cohérence avec la feuille de route pour le développement économique, l’emploi et la formation signée par l’Etat, la Région et Pôle Emploi en avril 2016.

    Ce document définit des objectifs partagés, des actions très concrètes, des outils de pilotage et d’évaluation de la mise en œuvre de la politique régionale retenue.

    La région Ile-de-France, qui se positionne comme la 1ère région économique d’Europe et concentre 30 % du PIB métropolitain, un tiers des plus grandes entreprises et des grands groupes internationaux, la moitié des laboratoires français, etc, enregistre pourtant un taux de chômage important pour une Région-capitale. Ce taux de chômage peut en partie s'expliquer par une inadéquation entre les qualifications et compétences des franciliens et l'offre d'emplois sur le territoire.

    Ces éléments indiquent la nécessité d’offrir aux franciliens la possibilité de personnaliser des parcours de formations initiale et continue, de faciliter l’accès à l’apprentissage, d’assurer une plus grande lisibilité et visibilité des services offerts notamment en matière d’orientation professionnelle pour les jeunes et les adultes.

    Il est donc impérieux de cibler ces services pour répondre aux besoins des employeurs à une échelle territoriale adaptée : les bassins d’emploi. En effet, la qualité des ressources humaines constitue un facteur de compétitivité économique et une réponse aux défis sociaux. Cette qualité repose notamment sur l’efficacité des actions de formation professionnelle.

    Ainsi, en Ile-de-France, le CPRDFOP est articulé autour de 4 grands défis :

    • l’inscription des champs de l’emploi-formation dans la dynamique des territoires ;

    • le développement de la formation professionnelle initiale (notamment l’enseignement supérieur professionnel et l’apprentissage) ;

    • l’amélioration de l’offre de formation professionnelle ;

    • l’orientation tout au long de la vie.

  • Premier défi : l’inscription de la problématique emploi-formation dans la dynamique des territoires

    Souvent perçue comme un seul bassin d’emploi, la région Ile-de-France n’en comporte pas moins des territoires différents notamment en termes d’emploi. Ainsi, 25 bassins d’emploi formation ont été définis. Ils constituent l’échelle de travail privilégiée dans le domaine du développement économique, de l’emploi et de la formation professionnelle. Des écarts importants de situation sont constatés. Au travers du CPRDFOP, les acteurs de la politique de formation professionnelle s’engagent à tenter de les réduire et à mettre en place des réponses adaptées aux problématiques spécifiques des territoires.

    Ce défi transversal conduira à s'assurer que chaque francilien, et particulièrement chaque jeune, ait accès au savoir, à l'éducation et à la qualification et, par ce fait, à une meilleure chance d'insertion professionnelle.

    Les organismes de formation professionnelle tendent à se localiser à proximité des implantations d'employeurs liés à leur offre, créant potentiellement des territoires délaissés. Afin de garantir une offre de formation de proximité adaptée au tissu économique et à la population résidente concernée, la Région conduira une étude des métiers en tension à l'échelle de chacun des 24 bassins d'emploi.

    L'insertion dans l'emploi est l'objectif ultime de tous les dispositifs. Ces derniers seront analysés et évalués dans leur efficacité en termes d'accès à l'emploi ou à un parcours de formation qualifiante au travers de la qualité de l'accompagnement,  des modalités mises en œuvre dans une alternance formation/entreprise et, enfin, de l'adéquation avec le tissu économique, notamment du territoire.

    Pour permettre le développement d'une offre de formation pertinente au regard des besoins en emplois et en compétences, la remontée d'information pour réaliser des diagnostics locaux sera organisée à l'échelle de chaque bassin d'emploi.

  • Deuxième défi : la formation professionnelle initiale

    Actuellement, 236 000 personnes suivent une formation professionnelle initiale en Ile-de-France. Un tiers de ces effectifs est constitué par des apprentis, soit 80 000 jeunes, qui se forment en CFA et préparent un diplôme de niveau V à I.

    L’apprentissage est un mode de formation facilitant grandement l’insertion professionnelle et constitue une voie de réussite. Les décideurs de la politique régionale de formation professionnelle souhaitent développer cette voie de formation et augmenter le nombre de jeunes en apprentissage pour atteindre en 2021, soit à la fin du CPRDFOP, le nombre de 100 000 apprentis en formation. Cette augmentation doit bénéficier à tous les niveaux de formation, alors que 55 % des apprentis franciliens relèvent actuellement de l’enseignement supérieur. L’apprentissage doit également s’ouvrir aux jeunes en situation de handicap.

    Il s’agit ainsi de rapprocher les entreprises de la formation professionnelle initiale, en rapprochant les lycées des entreprises. Pour ce faire, le CPRDFOP prévoit de développer les initiatives permettant aux élèves, comme aux équipes pédagogiques, de se familiariser avec le monde de l’entreprise.

    Pour faciliter le développement de l’apprentissage, le CPRDFOP prévoit également de mieux accompagner les entreprises ayant des apprentis, mais aussi de renforcer la prospection en direction de celles qui n’ont pas d’apprentis (un conseiller Pôle Emploi sera rattaché à chaque CFA pour démarcher les entreprises sans apprentis).

    Le CPRDFOP prévoit dans le même temps de sécuriser les parcours de formation et d’insertion professionnelle des jeunes. Ainsi, des passerelles entre l’apprentissage et la formation par voie scolaire seront établies afin d’éviter les abandons si la formule de l’apprentissage ne convient pas. Les capacités d’accueil des lycées et des CFA seront mutualisées et les parcours mixtes seront développés et promus. Une carte unique des formations professionnelles initiales sera construite.

    Parallèlement, des mesures seront prises pour réduire les sorties prématurées des jeunes en formation initiale. Une attention particulière sera porté aux jeunes décrocheurs dans une démarche de prévention. Les méthodes innovantes d’enseignement seront encouragées, particulièrement dans les CFA.

    Le développement de pôles d’excellence est aussi programmé avec un objectif d’une dizaine de campus des métiers et des qualifications en 2021. Ces campus, qui sont au nombre de quatre actuellement, regroupent géographiquement, et avec un fonctionnement en réseau, les lieux de formations initiales (lycées, CFA, universités, écoles d’ingénieurs) avec les laboratoires de recherche et les entreprises d’une même filière.

    Enfin, la préparation de titres professionnels dans ses différentes modalités sera promue : apprentissage, accès direct à l'emploi ou poursuite de parcours.

    Depuis le 1er janvier 2017, les CFA franciliens signent avec la Région un contrat de performance autour de 7 indicateurs  : indicateur financier ; taux de remplissage ; évolution prévisionnelle des effectifs ; taux de rupture de contrat ; taux de réussite aux examens ; taux d'insertion dans l'emploi ; diversification des publics.

  • Troisième défi : l’offre de formation professionnelle au service de l’emploi et du développement

    Le CPRDFOP prévoit de mieux adapter l’offre de formation professionnelle aux réalités économiques, au développement des nouvelles technologies et donc aux capacités recherchées par les employeurs. Il s’agira donc d’axer l’offre de formation professionnelle vers les secteurs d’activité en fort développement, en prenant particulièrement en compte les enjeux de la transition énergétique et la révolution numérique. Les formations professionnelles conduisant à la satisfaction des métiers en tension seront aussi privilégiées.

    Cet axe prévoit d’augmenter sensiblement le niveau de qualification des franciliens, et ainsi favoriser le retour à l'emploi des demandeurs d'emploi. En effet, même si la région accueille 44 % des emplois classifiés comme fonctions métropolitaines supérieures, le nombre d’actifs faiblement qualifiés reste important sur le territoire francilien.

    En lien avec les orientations du Schéma régional de développement économique, d’innovation et d’internationalisation (SRDEII), le CPRDFOP traduit l’objectif de faire de la région Ile-de-France une région « bilingue » permettant de répondre en partie aux enjeux internationaux du territoire, y compris pour des professions n’exigeant pas un niveau de qualification élevé. Ainsi, le CPRDFOP prévoit que soit mis l’accent sur l’apprentissage et la maîtrise de l’anglais, notamment.

    La réponse à ce défi passe par le contrôle de la qualité des formations offertes. Le stagiaire sera lui aussi mobilisé pour participer à cette évaluation des parcours dont il aura bénéficié. Son avis viendra compléter les audits qualité des formations mis en place par la Région et s'assurant du respect de la charte régionale qualité qui sera validée par la Région et les organismes de formation. Un groupe de travail associant les financeurs et les services de contrôle des organismes de formation sera mis en place pour travailler sur l'amélioration de la qualité globale des formations financées en Ile-de-France et sur la transparence de cette mesure qualité.

    Les formations sur les compétences fondamentales en lien avec les situations professionnelles concrètes seront développées. Dans ce cadre l'accès à CléA ou aux certifications de maîtrise des langues étrangères devra être facilité. Ainsi, des modules d'anglais professionnel seront intégrés y compris dans les dispositifs d'insertion professionnelle.

    Les organismes de formation seront incités à développer des offres multi-modales, associant des actions présentielles et distancielles. Les organismes de formation seront encouragés à développer des expérimentations au travers d'appels à projets ou de recherches actions. Celles-ci donneront lieu à évaluation et, éventuellement, développement. Une attention particulière sera portée à l'adaptation de l'offre pour accueillir les publics les plus fragiles (franciliens en situation de handicap, sous main de justice, résidents des quartiers relevant de la politique de la ville (QPV), etc.

    Parce qu'elle permet une reconnaissance des capacités et l'acquisition partielle ou totale à une certification, la VAE sera mobilisée comme un outil facilitant le retour à l'emploi. Pour assurer un meilleur suivi, un outil statistique partagé d'observation des parcours VAE sera mis en place. L'accompagnement à la VAE pourra être modifié par la refonte du cahier des charges.

    Des outils et une culture commune et partagée sur la citoyenneté, les valeurs de la république et la laïcité devront être mobilisés par les organismes de formation.

  • Quatrième défi : l’orientation

    Ce défi consiste à mettre en œuvre un service d’orientation tout au long de la vie. En effet, face aux évolutions rapides du marché du travail, des capacités rendues nécessaires par les mutations économiques et technologiques, les situations de transitions professionnelles vont se développer dans le parcours des actifs.

    Pour que chacun puisse être acteur de son parcours, les services d’orientation sont nécessaires tant pour les jeunes dans leur parcours de formation initiale que pour les autres actifs dans leur parcours professionnel. L’orientation doit faciliter les transitions entre les expériences professionnelles et les acquisitions de nouvelles compétences, notamment via de la formation.

    Ainsi, le Service public régional de l'orientation (SPRO) s'adresse à 8 millions de franciliens dont 6 millions d'actifs qui sont à 88 % en emploi. Ce service doit assurer une information gratuite, complète et objective sur les métiers, les formations, les certifications, les débouchés vers l'emploi et les niveaux de rémunération. Il est complété par un service de conseil et d'accompagnement en orientation.

    La loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel du 5 septembre 2018 renforce le rôle des Régions en matière d'orientation, les chargeant d'informer les élèves dès le collège et les étudiants sur les métiers et les évolutions de l'emploi.

    Le Service public de l'orientation est assuré par 21 opérateurs (hors CIO) dans 900 points d'accueil. Il est complété par 200 autres structures qui interviennent en articulation avec le SPRO, tels que les Plans locaux pluri-annuels pour l'insertion et l'emploi (Plie), les Centres d'information sur les droits de la femme (CIDFF), etc.

    Le CPRDFOP prévoit une amélioration de la connaissance mutuelle de ces organismes et de la mise à niveau de ces acteurs, notamment concernant les différents dispositifs existants.

    Les membres du SPRO devront être rendus plus visibles et les services qu'ils offrent devront être plus lisibles. Ils devront fonctionner plus en réseau.

    La problématique de l'orientation devra être intégrée dans l'animation et la gouvernance des bassins d'emploi, tout comme celles de l'emploi, de la formation et du développement économique.

    Les services de l'orientation devront aussi maîtriser les informations sur la VAE et les modalités de son accompagnement, afin d'intégrer pleinement ce dispositif dans le service d'orientation qu'ils dispensent. Le CPRDFOP a inscrit comme objectif une augmentation de 30 % des personnes informées et conseillées sur la VAE.

  • Défi métiers acteur de la politique régionale de formation professionnelle

    Défi métiers, dans le cadre de ses différentes missions, est au carrefour des différentes politiques régionales de formation professionnelle. Ce rôle a été confirmé par la convention constitutive encadrant ses actions pour la période 2014-2020. Celle-ci fixe les trois missions principales du GIP Carif Ile-de-France :

    • mettre à disposition et promouvoir l’information sur l’offre de formation régionale et sur les métiers à destination des usagers professionnels et du grand public, via tous outils et démarches adaptés aux publics cibles ;
    • être en appui à l'animation et à la professionnalisation des opérateurs de l'orientation-formation-emploi ;
    • fournir des éléments d’aide à la décision et de professionnalisation des acteurs sur le champ de l’orientation-formation-emploi, via tous outils et démarches adaptés.

    Défi métiers dans le nouveau paysage de la formation professionnelle

    La loi du 5 mars 2014, puis la loi du 5 septembre 2018, ont modifié en profondeur le champ d'action des acteurs de la formation professionnelle. Dans ce contexte, Défi métiers entend apporter à ceux-ci un appui dans la mise en œuvre de leurs nouvelles prérogatives. Au titre de sa mission de service public, le Gip Carif Ile-de-France pourra notamment :

    • apporter son expertise aux différentes commissions et groupes de travail mis en place par le Crefop dont Défi métiers est membre. A ce jour, Défi métiers apporte un appui technique à la commission SPRO et participe aux commissions handicap, emploi et certification ;
    • contribuer à l'information des opérateurs du SPRO et du grand public, sur les métiers, le contexte socio-économique et l'emploi sur les territoires, sur l'offre régionale de formation (DOKELIO Ile-de-France) ;
    • accompagner et outiller les membres du SPRO et les opérateurs habilités à délivrer le Conseil en évolution professionnelle (CEP), notamment grâce à la cartographie des acteurs de l'orientation et de l'offre régionale de formation professionnelle ;
    • sensibiliser les organismes de formation à l'impact des mesures de la loi (Compte personnel de formation (CPF) et CPF de transition professionnelle, socle de base des connaissances et compétences professionnelles, qualité de la formation, etc.) sur leur activité à travers ses « Rendez-vous de la formation et de l'orientation », ses actions de porfessionnalisation, la mise à disposition d'une information actualisée sur le site Défi métiers (dossiers, interviews, actualités, etc.) et l'accompagnement des organismes au référencement de leur offre ;
    • participer, aux côté des branches professionnelles, à l'analyse de l'évolution des métiers et des besoins régionaux de formation, grâce aux travaux de son observatoire (Oref).
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