La formation des migrants en difficulté linguistique en Ile-de-France

Mis à jour le 07 Novembre 2019

La formation des migrants en difficulté linguistique en Ile-de-France © Bret Bouwer (Fotolia) Plus de 700 000 personnes immigrées rencontrent des difficultés importantes face à l’écrit en Ile-de-France. Leur formation, enjeu pour leur insertion sociale et professionnelle, bénéficie également à la collectivité.

  • Un frein à l’insertion sociale et professionnelle

    L'enquête IVQ 2011 de l’Insee a détecté 1 009 000 franciliens âgés de 18 à 65 ans en difficulté importante face à l’écrit, parmi lesquels 72 % (soit plus de 720 000 personnes) n’ayant pas été scolarisés ou l’ayant été à l’étranger. Dans les autres régions métropolitaines, cette proportion est de seulement 32 %.

    L’Ile-de-France constitue la première région d’accueil de personnes immigrées (2 022 000 au recensement de 2008, pour 5 342 000 sur l’ensemble du territoire français). L’intégration de cette population est un défi majeur pour la région, dont le volet linguistique est un volet important. La formation des migrants en difficultés linguistiques répond en effet à différents enjeux : pour la personne, trouver un emploi ou progresser dans son emploi, exercer ses fonctions citoyennes, accompagner la scolarité de ses enfants, ou accéder à une autonomie sociale et culturelle. Pour la collectivité, ne pas se passer de la richesse économique et sociale apportée par ce public.

    La problématique de la formation de la population immigrée francilienne ne peut souvent pas se limiter à la seule question de l’apprentissage linguistique. Pour ces adultes immigrés, de nationalité française ou étrangère, les difficultés linguistiques peuvent être assorties d’une difficulté sociale et d’une situation de précarité. Une part de ces personnes, qui n’a pas ou très peu été scolarisée dans son pays d’origine, peut être freinée dans son insertion par de trop faibles niveaux de qualifications. Il faut noter cependant que le niveau des nouveaux arrivants augmente au fil des ans (près d’un tiers d’entre eux possède un diplôme supérieur au baccalauréat, selon l’enquête « trajectoires et origines », menée par l’Ined et l’Insee). Les personnes diplômées dans leur pays d’origine peuvent alors se heurter à une difficulté à faire reconnaître leurs compétences déjà acquises. De manière générale, la population immigrée francilienne en difficulté linguistique se heurte à des difficultés pour accéder à l’emploi et à la formation professionnelle.

    L’apprentissage du français doit donc éventuellement être complété par un accompagnement social, par l’apprentissage d’autres compétences clés (calcul, informatique, etc.), ou par l’acquisition de compétences professionnelles. Ceci peut relever des institutions ou des employeurs. En Ile-de-France ce sont surtout une multitude d’associations de proximité qui se sont impliquées, ce secteur « informel » de la formation réalisant dans ce domaine de l’ordre de 10 à 20 millions d’heures stagiaires chaque année.

    Des ressources pour s’informer

    L’association Tous bénévoles propose sur son site internet Programme AlphaB, une série de ressources dédiées notamment aux bénévoles exerçant dans les domaines de l’alphabétisation et de l’apprentissage des compétences clés. On y trouve en particulier des actualités, une bibliographie, des références de jeux, des sites utiles.

    Le centre de ressource illettrisme, compétences clés, FLI, Aquitaine, propose également sur son site une veille complète (législation, rapports, études, etc.) sur les sujets liés à la formation des personnes en difficulté linguistique.

    La consultation du site belge www.alphabetisation.be est également instructive pour l’ensemble des difficultés linguistiques.

  • Compétences et difficultés linguistiques : définitions

    La formation linguistique des adultes migrants renvoie à de nombreuses définitions, pour lesquelles il n’existe pas aujourd’hui de standard communément accepté. Dans les faits, il peut également arriver que des publics aux profils différents suivent conjointement  des formations similaires. En simplifiant, il est possible de distinguer les personnes :

    • qui n’ont pas ou peu été scolarisées dans leur pays d’origine et qui relèvent de l’alphabétisation (« Alpha ») ;
    • qui ont acquis un bon niveau scolaire, au moins les cinq années de primaire, dans leurs pays d’origine, qui relèvent du Français Langue Etrangère (FLE).

    Pour en savoir plus, télécharger l’outil de repérage des niveaux linguistiques réalisé par le Fles de Paris.

    A noter : l’illettrisme, tel qu’il est défini par l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme (ANLCI), concerne uniquement les personnes ayant été scolarisées en France.

    Les compétences clés

    Une approche basée uniquement sur la langue se révèle souvent réductrice, et peut être utilement complétée par une approche plus large par les compétences clés, dont les compétences ou savoirs de base sont le premier palier. Ces dernières constituent un « socle fonctionnel pour la vie courante », comprenant les compétences linguistiques (écriture, lecture, expression orale), mathématiques, et cognitives (se repérer dans l’espace et dans le temps, par exemple). D’autres compétences clés peuvent être identifiées, comme celles devant être mobilisées en situation professionnelle : maîtrise de l’informatique, d’une langue étrangère, esprit d’initiative, etc.

    Des outils définissent et permettent d’évaluer la maîtrise des compétences clés :

    • une recommandation du Parlement européen et du Conseil définit 8 compétences clés pour l’éducation et la formation tout au long de la vie ;
    • la Région Ile-de-France a créé un outil pour l’évaluation des compétences des stagiaires participant au dispositif Avenir Jeunes (télécharger le guide et ses fiches pratiques) ;

    Diplômes en langue et niveaux du CECR

    Le conseil européen a défini un cadre européen commun de référence pour les langues (CECR). Celui-ci distingue six niveaux de compétences langagières, d’utilisateur élémentaire (A1) à utilisateur expérimenté (C2). Un septième niveau, A1.1, correspond à un niveau inférieur au niveau A1.

    Différents niveaux de diplômes existent pour la langue française, notamment le DILF (Diplôme Initial de langue française, utile pour l’obtention de la carte de résident, qui reconnaît l’acquisition d’un niveau A1.1,), et le DELF (diplômes d’études en langue française), en particulier ses niveaux  A1 à B2 (le niveau B1 à l’oral étant demandé pour l’accès à la nationalité française).

    Pour en savoir plus, télécharger le mini lexique compétences.

  • Quelques facteurs de réussite

    La formation linguistique des personnes immigrées en Ile-de-France se heurte à des difficultés. Cette minorité silencieuse peine notamment à être identifiée par les acteurs de l’insertion et de l’emploi. Malgré l’ampleur de la problématique, il y a encore peu d’outils ou de programmes mis en œuvre pour sensibiliser les acteurs franciliens de l’emploi à la difficulté linguistique, aussi bien qu’aux compétences et diplômes acquis avant l’arrivée en France, ainsi qu’à l’adaptabilité et aux atouts de ce public pour l’économie francilienne. Les acteurs de proximité (associations, cours municipaux, etc.) sont de fait beaucoup plus sensibilisés à cette réalité, cependant bien des progrès demeurent à réaliser, notamment sur la connaissance de l’offre de formation en Ile-de-France.

    On peut citer quelques facteurs de réussite pour les actions de formation à destination de ces publics :

    • l’apprentissage de l’oral et des compétences clés se trouve généralement favorisé lorsqu’une personne occupe ou prépare un emploi, correspondant à ses aspirations personnelles et professionnelles, dans un cadre francophone et favorisant les échanges et les interactions ;
    • une prise en compte globale de la personne en difficulté linguistique, dès le début de la formation, participe de sa réussite (notamment : susciter la reprise de confiance en soi, prendre en compte la précarité de certains publics en travaillant avec des partenaires comme  les services sociaux, proposer des solutions pour la garde des jeunes enfants, etc.) ;
    • plusieurs facteurs peuvent contribuer à faciliter l’entrée en formation : des informations mises à disposition sur la formation, un nombre d’heures suffisant, des conditions d’accès ouvertes (niveau d’entrée accessible, statut du demandeur, etc.) des lieux, horaires ou objectifs adaptés, etc. 

    Des coordinations locales

    Des initiatives de coordination locale sont apparues en Ile-de-France, qui permettent une mutualisation des informations disponibles, un travail partenarial y compris parfois avec les structures de l’emploi, et une meilleure orientation des personnes vers les dispositifs correspondant à leur profil et offrant des places disponibles. Parmi les initiatives franciliennes existantes, on peut citer : la coordination linguistique territoriale à Grigny et Viry-Châtillon (91), le travail de coordination assuré par les Equipes de développement local (EDL) notamment dans les 13e et 18e arrondissements de Paris, ainsi que les coordinations mises en place à Mantes-la-Jolie (78), à la CA Plaine Commune (93), et à Montreuil (93).

    D'une manière générale, l'intégration et la formation vont de pair : le Programme régional pour l’intégration des personnes immigrées (Pripi) et les plans départementaux d’intégration, établis par les préfectures, constituent une ressource permettant de connaître la situation de la population immigrée de chaque département et les actions, en particulier celles de formation, envisagées en direction de ce public (télécharger les PDI de Paris (75), du Val-de-Marne (94), de la Seine-Saint-Denis (93), de l’Essonne (91), et des Hauts-de-Seine (92)).

  • Conseils pour trouver une formation en Ile-de-France

    L’information sur les possibilités régionales de formations pouvant bénéficier au public immigré en difficulté linguistique est très partielle et disparate. Plusieurs solutions peuvent néanmoins être mobilisées.

    Demander conseil

    Un conseil, voire orientation vers une formation, peut être demandé aux structures publiques en charge de l’insertion sociale, de l’immigration, de l’emploi, etc., qui accompagnent et connaissent la situation et les besoins du demandeur.

    Pour les salariés du privé comme du public, il convient de s’adresser à sa hiérarchie, à la direction du personnel ou des ressources humaines, le cas échéant aux représentations syndicales.

    Utiliser le potentiel des formations « illettrisme »

    Plusieurs formations aux compétences de base et aux compétences clés sont mises en place en Ile-de-France pour le public en situation d’illettrisme, qui peuvent parfois recouvrir les besoins des migrants en difficulté linguistique.

    A lire : « les dispositifs de lutte contre l’illettrisme » dans notre dossier.

    Connaître les outils pour rechercher une formation

    Il n’existe pas de site regroupant l’ensemble des offres de formation en Ile-de-France de manière exhaustive. On peut néanmoins citer :

    • la base DOKELIO Ile-de-France, accessible sur le site Défi métiers, qui recense notamment l’offre francilienne de formation conventionnée ;
    • le répertoire des structures d’apprentissage du français pour les migrants en Ile-de-France, accessible sur le site de l’association Réseau Alpha ;
    • pour les salariés de la fonction publique territoriale et hospitalière, les outils de recherche avancée des sites du Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT) et de l’Association Nationale pour la Formation permanente du personnel Hospitalier (ANFH).

    Connaître les termes utilisés

    Les dispositifs de formation utilisent une terminologie spécifique, qu’il est utile de connaître lorsqu’on effectue une recherche. Voici une liste non exhaustive des expressions et mots clés pouvant être employés : « illettrisme » et « alphabétisation » (qui peuvent être utilisés dans un sens plus global désignant des « difficultés linguistiques »), « linguistique/langue/maîtrise de la langue », « français langue étrangère/FLE », « écrit/lecture/écriture », « oral/compréhension orale/expression orale », « à visée professionnelle/à compétence linguistique », « français contextualisé », « objectif spécifique », « compétence(s) clés », « savoirs de base », « socle commun ».

    Les mots « immigré » et « migrant » peuvent aussi être utiles pour certaines recherches.

    A noter : les « remises à niveau » et les « ateliers de pédagogie personnalisé (APP) » sont souvent inaccessibles pour un public en réelle difficulté avec la langue.

    Quelques avertissements :

    • les inscriptions dans les formations sont soumises à différentes conditions (âge, niveau de formation et de langue, statut d’allocataire RSA ou de demandeur d’emploi, etc.), qui varient en fonction des dispositifs ;
    • la plupart des inscriptions aux formations financées par marché public se font par l’intermédiaire d’un organisme prescripteur (Pôle emploi, Plie, Missions locales, Préfecture, etc., ou via l’organisme de formation qu’il a missionné) ;
    • l’offre de proximité est la plus ouverte à différents publics, et en des lieux et horaires plus compatibles avec d’autres obligations de la vie ; n’ayant pas les moyens humains et financiers correspondants, elle est rarement intensive, le passage de diplômes n’est pas souvent prévu, elle ne dispose pas des mêmes moyens pédagogiques que les organismes de formation ;
    • en 2013, l’offre générale de formation (vers un métier, à l’apprentissage de la langue) pour les personnes en grande difficulté linguistique est réputée globalement très insuffisante ; certaines conditions, comme un niveau minimum en langue française, oral ou/et écrit, peuvent en empêcher l’accès.
  • Les formations des collectivités territoriales

    Les collectivités territoriales franciliennes (région, départements ou communes), ont mis en place des formations pouvant bénéficier au public migrant en difficulté linguistique. Ces formations, dites « conventionnées », sont - sauf exceptions - gratuites, et peuvent donner lieu à une rémunération ou à une bourse.

    Avenir Jeunes

    Avenir Jeunes est dispositif régional d’ampleur destiné aux jeunes de 16 à moins de 26 ans, pas ou peu qualifiés, en difficulté d’insertion sociale et professionnelle, qui comprend des formations linguistiques et d’accès aux compétences de base. Il repose sur deux programmes : les EDI (Espaces dynamiques d’insertion) et les PEE (Parcours d'entrée dans l'emploi).

    Conditions d’entrée dans la formation : le bénéficiaire doit s’adresser aux prescripteurs du dispositif, dont font partie les Missions locales. Il doit à l’entrée posséder le niveau A1.1 du CECR en français.

    Les formations du PRQC

    Le Programme régional qualifiant compétences est le principal dispositif de formation financé par la Région Ile-de-France, à destination des personnes privées de leur emploi. Au sein du dispositif, les « parcours d’accès à la qualification » offrent des formations aux compétences clés en situation professionnelle. Ils exigent néanmoins un certain niveau en français pour l’entrée en formation.

    Les formations des Conseils généraux

    Au titre de l’insertion ou de l’aide à l’emploi, les Conseil généraux développent une offre de formations, dont certaines peuvent être à forte composante linguistique. Par exemple :

    • les passerelles linguistiques vers l’emploi, qui concernent 23 métiers, proposées par le département de Paris ;
    • les plateformes linguistiques à visée professionnelle du PDI-RE (Programme départemental d'insertion et de retour à l'emploi) du département des Hauts-de-Seine (92) ;
      Plate forme linguistique à visée professionnelle
      Plate forme linguistique à visée professionnelle
    • les actions d’insertion et de formation du PDI (Plan départemental d’insertion) de Seine-Saint-Denis (93) ;
    • les formations de français langue professionnelle LOLA du département du Val-de-Marne (94), qui permettent à des personnes en difficulté linguistique de découvrir les secteurs d’activité de la petite enfance ou de la dépendance des personnes âgées, tout en développant le français comme une compétence professionnelle, voire d’obtenir une qualification.
  • Les autres dispositifs de formation en Ile-de-France

    Plusieurs autres programmes, et surtout un grand nombre d’actions associatives existent en Ile-de-France. Ils peuvent être déployés spécifiquement dans le cadre de formations linguistiques, mais le sont le plus souvent dans le contexte d’une acquisition plus large des savoirs de base, ou en complément d’autres missions (insertion professionnelle, obtention d’un titre de séjour, etc.).

    L’offre de proximité

    Ce terme général regroupe divers acteurs : cours municipaux, formations « ouvrir l’école aux parents » des rectorats, et essentiellement des associations, qui assurent la majorité de la formation francilienne pour les adultes immigrés en difficulté linguistique. Malgré le volume d’heures considérable réalisé par ces structures, en grande partie par des bénévoles, la plupart des formations associatives  ont des listes d’attente.

    Ces formations de proximité (ateliers sociaux-linguistiques/ASL, alphabétisation, Français à visée professionnelle, Français langue étrangère ou d’intégration/FLE ou FLI), etc.) intègrent naturellement un apprentissage des compétences clés; beaucoup offrent un accompagnement personnel ou familial, et facilitent l'insertion culturelle ou citoyenne.

    L’association Réseau Alpha a débuté un répertoire des structures de proximité proposant un apprentissage du français pour les migrants en Ile-de-France. Il recense plus de 200 structures franciliennes, et complète utilement les listes pouvant être fournies par les mairies.

    La formation des salariés

    Les employeurs participent, au titre de la formation continue, à la formation des salariés, notamment par le Plan de développement des compétences et le Compte personnel de formation
    Cette mission est également remplie par les Organismes paritaires collecteurs agréés (Opca). Sur certains programmes, ils peuvent être aidés par d’autres institutions (Fonds social européen, Conseil régional, Fonds de sécurisation des parcours professionnels, etc.) selon les priorités de celles-ci.

    Certaines Structures d’insertion par l’activité économique (SIAE) et d’autres employeurs peuvent mettre en place des formations professionnelles accessibles aux personnes en difficulté linguistique.

    Les trois fonctions publiques (Etat, fonction publique territoriale, et hospitalière), ont également mutualisé l’essentiel de leur formation au sein d’organismes qui leur sont propres.

    A noter : depuis le 4 mai 2004, la loi a inscrit dans le code du travail que « les actions de lutte contre l’illettrisme et l’apprentissage de la langue française font partie des formations tout au long de la vie ».

    Les formations de l’Ofii

    L’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii) propose propose deux programmes de formations gratuites, représentant un volume d’heures et un rythme de formation importants :

    • la formation CAI, qui s’effectue dans le cadre du contrat d’accueil et d’intégration (CAI) signé entre l’Etat et les immigrés non-européens ;
    • la formation hors-CAI, qui s’adresse aux migrants de plus de 25 ans, sauf demandeurs d’asile.

    Les formations du service public de l’emploi

    Les organismes chargés de l’emploi, tels les Plans locaux pour l’insertion et l’emploi (Plie), les Maisons de l’emploi, ou les Missions locales, orientent vers des formations, mais en organisent aussi certaines, qui peuvent concerner les personnes en difficulté linguistique.

  • La formation des formateurs en Ile-de-France

    Il existe différentes possibilités de formation à l’enseignement de la langue, d’une journée à plusieurs années. Cependant, peu sont orientées pour enseigner à des adultes en difficulté sociale, et peu vers l’alphabétisation. Les formations à l’ingénierie de formation sont un bon complément.

     Parmi les formations accessibles en Ile-de-France, on peut citer :

    • des cursus universitaires, du diplôme universitaire (DU) jusqu’aux masters 1 ou 2 en FLE, FLI, etc., existent dans différentes universités franciliennes, et certaines VAE sont possibles ;  à l’Université Paris 8, le master didactique des langues comporte une formation à l’alphabétisation et remédiation de l’illettrisme ; le Cned propose des enseignements à distance, dont la DAEFLE, avec une option « enseigner le français à des adultes peu ou pas scolarisés » ;
    • le Ciep propose différents types de formation, sur des périodes de quelques jours à un mois, dont les stages BELC ;
    • certains organismes finançant la formation du public par marchés publics prévoient un volet d’animation, ou de formation des formateurs amenés à intervenir dans leurs dispositifs ;
    • l’association Tous bénévoles propose des formations de 1 à 3 jours à destination de ses nombreuses associations adhérentes, et des rencontres d’échange ; son site internet et sa newsletter font part de propositions de formations, plus ponctuelles, réalisées par d’autres organismes ;
    • des formations peuvent également avoir lieu sur certains territoires (voir par exemple les formations du CRPVE91).
  • Repères chiffrés

    Infographie 1 : 13 % des Franciliens en difficulté importante face à l'écrit

    13 % des Franciliens en difficulté importante face à l'écrit
    Source: 
    Source : Insee, enquête Information et Vie Quotidienne, 2011 (Champ : France entière) - traitement Défi métiers

    Infographie 2 : Grandes difficultés face à l’écrit : des facteurs de risque

    Grandes difficultés face à l’écrit : des facteurs de risque
    Source: 
    Insee Ile-de-France, Faits et chiffres n°304 (enquête IVQ 2011) - traitement Défi métiers
    Note de lecture: 
    Champ : Franciliennes âgées de 16 à 65 ans

    Infographie 3 : Difficultés des Franciliens à l'oral et en calcul selon leurs difficultés à l'écrit

    Difficultés des Franciliens à l'oral et en calcul selon leurs difficultés à l'écrit
    Source: 
    Insee Ile-de-France, faits et chiffres n°142, février 2007- traitement Défi métiers
  • Tags