« Les prestataires de formation ont intérêt à démarrer leur processus de certification dès maintenant »

06 Novembre 2019

« Les prestataires de formation ont intérêt à démarrer leur processus de certification dès maintenant » © Fotolia Dans le cadre d’un webinaire, Loïc Lebigre, expert qualité à Centre Inffo, a répondu aux questions des prestataires de formation sur la mise en œuvre de la nouvelle certification unique qualité. Son premier conseil : se lancer sans plus tarder.

« Prenez connaissance du référentiel, passez en revue les points sur lesquels il y a un effort à faire. Vous pouvez dès maintenant prendre contact avec plusieurs certificateurs pour avoir une idée de leurs tarifs, de leurs disponibilités », prévient-il. Pour rappel, la loi « Avenir professionnel » impose à tous les prestataires de formation – CFA compris – qui souhaitent bénéficier de fonds publics ou mutualisés, d’être certifié par un certificateur accrédité par le Cofrac (Comité français d’accréditation) sur la base d’un référentiel qualité. Cette certification unique doit remplacer les certifications reconnues par le Cnefop (Conseil national de l’emploi, de la formation et de l’orientation professionnelles).

Une journée et demi en moyenne

De nombreuses questions des internautes portent sur l’organisation et le coût de l’opération de certification. Loïc Lebigre estime sa durée moyenne à un jour et demi au total. « Pour ceux qui sont certifiés au titre de l’une des certifications de la liste du Cnefop, il y a un allègement de la durée d’audit. Cependant, la démarche reste obligatoire », dit-il. Dans un premier temps, un audit initial (une journée en moyenne) se déroule – dans la majorité des cas – dans les locaux du prestataire de formation. Une certification obtenue est valide pour trois ans.

« Si une non-conformité majeure est constatée, vous aurez trois mois pour la régler. Par exemple : vous n’avez pas de programme de formation pour l’une de vos actions, ou alors vous êtes un CFA et vous n’avez pas de référent mobilité… Cette durée est de six mois pour une non-conformité mineure », explique le consultant. Au bout de 18 mois a lieu un audit de surveillance (une demi-journée), généralement mis en œuvre à distance, qui a vocation a vérifier si le référentiel est toujours appliqué, et si les éléments de corrections demandés ont bien été appliqués.

Tarif « tout compris »

« Concernant les coûts, ce ne sera pas inabordable. Bureau Veritas a notamment affirmé qu’il serait en dessous des 1 000 euros par jour. […] Cependant, quand vous allez voir les certificateurs, assurez-vous d’avoir un tarif « tout compris »», pointe Loïc Lebigre. En effet, certains services d’accompagnement et prestations (pré-audit etc.) ne sont pas forcément compris dans le forfait. Même remarque si, à la suite de constats de non-conformité, le certificateur doit revenir auditer les améliorations apportées.

Une question portait sur les cas nécessitant un audit d’extension de certification. Selon le consultant, il n’est pas nécessaire lorsque l’on lance de nouvelles formations. En revanche, il doit être mené « par exemple si aujourd’hui vous ne faites que de la formation continue et que demain vous souhaitez faire du bilan de compétences ». Dans ce cas de figure, la certification n’est pas remise en question, et l’audit ne concerne que la partie « ajoutée ».

Accéder ici au replay du webinaire (en ligne jusqu’au 17 novembre)

Aurélie Gerlach (Centre inffo pour Défi métiers)

 

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