Les métiers du Transport et de la Logistique recrutent !

24 Septembre 2020

© Adobe Stock Un point sur les métiers du Transport et de la Logistique lors d’une audioconférence organisée par Défi métiers a permis de confirmer que ce secteur embauche. Oui, mais à quelles conditions ?

Lors de l'audioconférence « Focus sur les métiers du Transport et de la Logistique » proposée par Défi métiers le 22 septembre, Jean-Marc Paris, Délégué régional de l’AFT (Association de développement de la formation dans les transports) et Cindy Dos Santos de l’Opco mobilités ont insisté sur 4 points :

  • les activités des métiers Transport et Logistique sont présentes dans de nombreux secteurs mais n’en constituent pas le cœur de métier (par exemple la grande distribution, dont l’activité principale est le commerce). Autrement dit, ces métiers permettent une mobilité intersectorielle, et de ce fait, contribuent à la sécurisation des parcours professionnels ;
  • deux grandes catégories dans le métier de chauffeur selon la taille du véhicule, plus ou moins de 3,5 tonnes, sont à considérer. Conduire un véhicule léger est possible dès 18 ans avec un permis B, tandis que conduire un poids lourd n’est possible qu‘à 21 ans et avec un permis C. Par ailleurs, transporter des personnes ou des marchandises (matières dangereuses, produits du BTP, etc.) se réalise dans des conditions spécifiques. C’est ainsi que les conducteurs de véhicules légers sont souvent soumis au stress (livraisons dans Paris, etc.), tandis que les conducteurs de poids-lourd sont soumis à des horaires atypiques (par exemple, travail dès 4 heures du matin). Si CDI et CDD de longue durée sont la norme dans le milieu, les salaires sont très disparates. Aussi, associer compétences en mécanique et conduite, et prouver une expérience confirmée, contribuent à augmenter le salaire « jusqu’à 3 800 euros bruts » avance Jean-Marc Paris.
  • l’activité de conduite concerne 60% des salariés de la branche professionnelle. Au-delà de détenir un permis, les conducteurs doivent faire preuve d’un bon relationnel client (« ce sont quasiment des commerciaux car ils représentent l’entreprise aux yeux du client ») et une agilité avec le digital (usage de flasheurs, de postes à saisie mobile, etc.)
  • pour accéder aux métiers du transport, il est opportun de détenir un Titre professionnel de Conducteur livreur ou un Titre professionnel de Conducteur routier poids-lourd, accessibles désormais par un contrat d’apprentissage ou contrat de professionnalisation ou encore par une POEC (Préparation opérationnelle à l'emploi collective) pour les demandeurs d’emploi. « Les POEC permettent non seulement de financer la formation de la personne mais aussi de créer un lien de confiance entre employeur et candidat. C’est ainsi que le taux d’accès à l’emploi avec une POEC atteint 80 % » précise Cindy Dos Santos. Le coût de formation d’un conducteur de poids-lourd, soit 5 000 à 6 000 euros, est une difficulté pour nombre de postulants, et « les financement publics sont difficiles à mobiliser au regard de ce coût », remarque Jean-Marc Paris. Par ailleurs le CAP Conducteur routier « Marchandises » et le Bac professionnel Conducteur routier « Marchandises » restent d’actualité pour près de 100 jeunes par an, accueillis dans 4 lycées de l’Education nationale en Ile-de-France.

Quelques minutes ont ensuite été consacrées aux métiers de la logistique, qui offrent nombre d’opportunités d’embauche du fait du développement du e-commerce, boosté par la crise sanitaire. Le coût d’une formation, d’une durée de 200 à 300 heures, est plus facilement accessible. « S’insérer en emploi dans ces métiers encore mal connus (par exemple, ouverts aux femmes plus qu’on ne l’imagine) reste d’actualité même en cette période de crise sanitaire » confirment les intervenants, qui précisent : « Nous sommes prêts à rencontrer des professionnels de l’orientation pour poursuivre l’échange ».

Les métiers Transport-Logistique (AFT)

Françoise Lemaire

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