L’emploi des animateurs sportifs en Ile-de-France

10 Août 2017

© Fotolia La Direction régionale de la jeunesse sports et de la cohésion sociale d’Ile-de-France (DRJSCS) vient de publier une étude sur les parcours professionnels des diplômés du BPJEPS AGFF mentions C et D et les difficultés rencontrées.

Diplôme le plus délivré de tous les diplômes d’État du champ du sport, le Brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport pour les mentions C et D de la spécialité « Activités gymniques de la forme et de la force » (BPJEPS AGFF), représente un enjeu important pour les différents acteurs de la formation et de l’emploi. La DRJSCS a mené, entre janvier 2016 et mars 2017, une étude basée sur la vision de diplômés et de structures employeuses à travers le recueil de 500 questionnaires et l’organisation de 30 entretiens qualitatifs.

Une insertion rapide dans le monde du travail

Selon l’étude il semblerait que l’attractivité du diplôme réside dans le fait qu’il soit associé à une forte employabilité, rapide et diversifiée. Ainsi 80 % des diplômés exerçaient une activité principale ou secondaire en lien direct avec leur diplôme moins de trois mois après l’obtention de celui-ci. Une rapide insertion que les auteurs expliquent notamment par deux faits majeurs : la structure d’alternance qui a permis à 50 % des diplômés sondés d’être embauchés suite à leur stage ou leur contrat de professionnalisation et le statut d’auto-entrepreneur rapidement activé pour certains. Ainsi, 53 % des diplômés se sont déjà mis à leur compte en activité principale au cours de leur parcours professionnel et 45 % ont en projet de s’y mettre. L’étude souligne cependant que pour beaucoup ce statut se révèle au final synonyme d’instabilité et de précarité avec un nombre d’heures et une rémunération variables.

De rares contrats à temps complet

L’insertion sur le marché du travail se fait majoritairement par des temps partiels (78 %) et pour 45 % des diplômés, la durée de travail de leur première activité était même inférieure à un mi-temps. De ce fait, la rémunération mensuelle est relativement basse. Pour les éducateurs sportifs, le temps partiel est presque la norme. Souhaitant diversifier leur offre d’activités et préserver l’intégrité physique des coachs, les employeurs proposent très souvent, voire uniquement, des temps partiels. Neanmoins, cela est parfois recherché par les diplômés afin de pouvoir multiplier les expériences.

De faibles perspectives d’évolution de carrière

Diplômés et employeurs sont unanimes : il est essentiel voire obligatoire de participer à des temps de formation complémentaires pour évoluer dans ce métier (c'est le cas pour près d’un diplômé sur deux). Toutefois, tous les diplômés interrogés s’accordent à dire que les perspectives d’évolution sont trop limitées. La grande majorité d’entre eux occupe toujours les mêmes fonctions malgré leur montée en compétences. Plusieurs employeurs ne peuvent que constater et confirmer cette tendance. Aujourd’hui, 27 % des diplômés qui exercent actuellement une activité principale en lien avec leur diplôme envisagent de changer de métier dans les cinq années à venir.

Télécharger l'étude de la DRJSCS

Jonathan Singaye

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