Hôtellerie-restauration-tourisme : 45 % de rupture en apprentissage

27 Juin 2017

Hôtellerie, restauration, tourisme : 45 % de rupture en apprentissage © Pixabay Le Fafih a publié un rapport d’enquête sur les taux de rupture des contrats de formation en alternance dans le secteur de l’hôtellerie, de la restauration, des loisirs et des activités du tourisme.

Le Fafih, Opca de l’hôtellerie, de la restauration, des loisirs et des activités de tourisme vient de réaliser une enquête sur « la mesure et l’analyse des taux de rupture dans les dispositifs de formation en alternance ». Les auteurs constatent que dans ces parcours en alternance ouverts et accessibles à tous types de profils, 45 % des apprentis inscrits sur un cursus préparant aux métiers du secteur rompent leur contrat avant la date de fin prévue. Ce taux est de 33 % pour les contrats de professionnalisation.

Un taux de rupture élevé chez les jeunes peu diplômés

L’étude permet d’identifier plusieurs facteurs. A commencer par la construction du parcours :
moins le parcours est réfléchi et motivé, plus le risque de rupture augmente. Ce phénomène témoigne souvent « d’un processus de tâtonnement lié à la découverte du marché du travail par des jeunes sortant du système scolaire sans expérience professionnelle ».

Par ailleurs, plus l’alternant est jeune et peu diplômé et plus le taux de rupture est élevé. Or, dans le secteur, 63 % des apprentis ont un niveau infra-bac soit près de 10 points de plus qu’en moyenne (54%) nationale, tous secteurs confondus.

La durée des formations et la taille des structures accueillantes rentrent aussi en ligne de compte. Les formations les plus longues exposeraient davantage au risque de rupture ainsi que la petite taille des entreprises. « Les TPE apparaissent moins armées pour encadrer l’alternant et éviter les ruptures. Or, le secteur est très majoritairement constitué de TPE », indiquent les auteurs.

Un taux d’abandon plus faible

Après une rupture, un certain nombre d’alternants reprend un contrat d’alternance dans les 6 mois, après avoir travaillé par exemple une saison, ou après s’être réorienté. Le taux d’abandon (c'est-à-dire de rupture sans reprise d'un contrat en alternance dans les 6 mois) est nettement plus faible que le taux de rupture. Le taux d’abandon est de 25 % pour les contrats d'apprentissage et contrats de professionnalisation confondus. Parmi les abandons, 15 % sont liés à une embauche, en grande majorité dans le secteur.

Enfin, l’enquête met aussi en lumière les résultats positifs du CQP en termes d’insertion professionnelle. Si 63 % des jeunes ayant signé un contrat de professionnalisation (qu’ils soient allés ou non au terme de leur formation) sont en emploi à six mois, l’insertion s’avère davantage positive pour les alternants ayant préparé un CQP du secteur avec 65 % des jeunes occupant un emploi six mois après leur formation.

Consulter l'enquête du Fafih

Jonathan Singaye

Tags : Fafih | hostellerie | restauration | tourisme | apprentissage