Filières professionnelles : quelle insertion pour les lycéens franciliens ?

11 Juillet 2017

Filières professionnelles : quelle insertion pour les lycéens franciliens ? © Fotolia Selon la dernière enquête d’insertion des lycéens d’Ile-de-France (IVA 2016), la réussite aux examens et l’accès à un niveau de diplôme élevé permettent de limiter les risques de chômage.

Au premier février 2016, 43 % des 30 425 lycéens franciliens issus d’une formation professionnelle (CAP, bac pro ou BTS) étaient en emploi sept mois après leur sortie de formation selon la dernière enquête « insertion dans la vie active » (IVA).

Parmi les autres sortants de formation, 40 % se déclaraient au chômage (-1 point par rapport à 2015), 5 % étaient en stage et 12 % inactifs (dont 47 % dans l’attente d’une autre formation).

Un haut niveau de diplôme limite les risques de chômage

C’est pour les jeunes issus d’un BTS que l’insertion sur le marché du travail s’avère la plus favorable : près des deux tiers d’entre eux sont en emploi sept mois après la formation. En revanche, c’est le cas de moins de la moitié des sortants de bac pro et de moins d’un tiers des sortants de CAP.

Le fait d’interrompre sa formation avant l’année terminale a également un impact négatif sur la situation du sortant : seulement 11 % des anciens élèves n’ayant effectué que la première année de CAP sont en situation d’emploi, tout comme 25 % de ceux n’ayant effectué que leur 1ère   professionnelle.

Pour les non-diplômés, l’insertion est plus difficile

Près de trois lycéens franciliens sur quatre (74 %) obtiennent un diplôme à la fin de leur formation. Néanmoins, 20 % de l’ensemble des sortants déclarent ne détenir aucun diplôme professionnel. Pour les jeunes n’ayant pas réussi l’examen final à la fin de leur année terminale, l’accès à l’emploi paraît plus difficile.

Ainsi, parmi les sortants d’une année terminale de CAP, 31 % des jeunes diplômés ont un emploi contre 18 % de ceux sortis de formation sans avoir obtenu leur diplôme. L’écart est de 10 points chez les diplômés de bac pro (46 % contre 36 %) et de 6 point chez les anciens élèves de BTS (64 % contre 58 %).

Une situation qui diffère fortement selon la spécialité préparée

Au regard des deux dernières enquêtes IVA (2015 et 2016), on constate que les risques de chômage dépendent aussi fortement de la spécialité étudiée. Dans la production, la spécialité « transformations chimiques et apparentées », et dans les services les spécialités « santé », « application des droits et statuts des personnes », et « finances, banque, assurances », affichent des taux d’emploi supérieurs à la moyenne.

Mais ces spécialités sont aussi celles où les diplômes préparés par les sortants sont d’un niveau élevé. Seules les formations de « spécialités plurivalentes sanitaires et sociales » offrent un taux d’emploi significativement supérieur à la moyenne et cela quel que soit le niveau de diplôme.

Télécharger l’enquête IVA 2016

Raphaëlle Pienne

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