Mise en visibilité du DCL : Carif-Oref et Centre national du DCL travaillent en partenariat

07 Novembre 2019

Florence Baudribos - Responsable du Centre national du Diplôme de compétence en langue

Responsable du Centre national du Diplôme de compétence en langue Les organismes formant au Diplôme de compétences en langue (DCL) Français langue étrangère, accrédités par le Centre national du DCL, sont accompagnés pour référencer leur offre auprès des Carif-Oref.

« Nous avons des objectifs communs : la transparence et la lisibilité de l’offre de formation d'une part, la qualité de la formation tout comme celle de la certification finale, d'autre part. »
Pouvez-vous présenter votre fonction ?
En charge du pilotage de l’organisation du Diplôme de connaissance en langue (DCL), en liaison avec le ministère de l’Education nationale et de la Jeunesse (MENJ), avec une équipe de 5 personnes, au sein du Centre national du DCL à Aix-Marseille Université, nous travaillons avec les inspecteurs pour la conception des sujets, définissons l’ingénierie de formation des acteurs (examinateurs, formateurs, etc.), concevons et expérimentons l’évolution du format de l’épreuve ; nous gérons l’inscription des candidats (individuels, organismes de formation, entreprises, institutions) ; nous faisons évoluer les sites internet d’information/organisation de l’examen et orchestrons la communication (site, réseaux sociaux, etc.) ; enfin, nous mettons en place le système qualité et accompagnons les acteurs du dispositif.
Quelle est l’évolution de cette certification ?
Le DCL en français à visée professionnelle, de niveau A1 à A2 (DCL Français professionnel) ou de niveau A2 à C1 (DCL Français langue étrangère) représente actuellement 50% des effectifs (près de 5 000 candidats par an). Pour répondre à la demande, nous avons multiplié le nombre de sessions (toutes les 4 à 6 semaines) sur tout le territoire national.

Ces diplômes, vecteurs d’insertion professionnelle, permettent, pour le DCL Français professionnel, de valider un niveau de français égal au niveau B1 oral du Cadre Européen commun de référence pour les langues (CECRL) afin d’obtenir la nationalité française ; pour les DCL Français langue étrangère et Français professionnel, de reconnaître un niveau de français égal au niveau A2, notamment pour l’octroi d’une carte de séjour pluriannuelle ; pour le DCL Français professionnel, de dispenser de l’obligation de suivre une formation linguistique dans le cadre d’un contrat d’intégration républicaine.

Avez-vous observé une évolution du DCL au cours des dernières années ?
Les candidats au DCL sont le plus souvent formés avant de passer cet examen. Les entreprises trouvent un grand intérêt à cette certification qui place les candidats dans une situation proche de la réalité professionnelle et évalue l’oral comme l’écrit. Les organismes de formation privés sont de plus en plus présents. Nous comptons maintenant des centres d’examen privés, et pas seulement des Greta comme à l’origine.
L'adaptation du DCL aux besoins des publics primo-arrivants (dont réfugiés peu ou pas scolarisés) a été évoquée. Quelles sont les pistes envisagées ?
Le DCL est déjà largement utilisé pour ce public. Nous envisageons de mettre en place des consignes audio en plus des consignes écrites pour la réalisation des différentes missions. Nous essayons aussi de trouver des types d’activité les plus transverses possibles à l’instar des univers professionnels très diversifiés.
Vous avez lancé une campagne nationale de référencement du DCL dans les bases des Carif-Oref auprès des organismes labellisés. Pouvez-vous définir les enjeux ?
Il est primordial que les organismes de formation, publics comme privés, accrédités, référencent leur offre de formation et de préparation au DCL auprès des Carif-Oref, pour une forte visibilité auprès des entreprises et des financeurs. C’est aussi un gage de transparence sur leur offre et un gage de qualité.

Nous avons nous-mêmes lancé, en 2016, un processus d’accréditation comme centre de préparation au DCL afin de garantir aux différents publics la qualité des prestations de formation proposées par les organismes de formation en langue. Nous décortiquons leur offre de formation spécifique à visée DCL ainsi que les CV des formateurs afin de nous assurer de l’adéquation avec la démarche d’évaluation par l’action (mises en situation).

In fine, quels sont les objectifs communs aux différents acteurs ?
Le MENJ, le Centre national du DCL, les organismes accrédités et les Carif-Oref ont tous deux objectifs communs : la transparence et la lisibilité de l’offre de formation d'une part, la qualité de la formation tout comme celle de la certification finale, d'autre part.

Propos recueillis par Christine Barret-Labre (novembre 2019)

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