Métiers de la natation : des opportunités en Ile-de-France

01 Avril 2015

Frédéric Sanaur - Chef du service sport, Conseil régional d'Ile-de-France

Métiers de la natation : des opportunités en Ile-de-France Les métiers de la natation recrutent en Ile-de-France. Présentation des postes en manque de candidats et des filières de diplômes pour y accéder.

« On peut être surveillant de baignade ou maître-nageur sans être nécessairement un grand sportif. »
Le secteur des activités aquatiques recrute en Ile-de-France, quels sont les métiers concernés ?
Il y a effectivement à l’heure actuelle de nombreuses offres d’emploi qui ne sont pas pourvues en Ile-de-France. Cela concerne notamment les postes de surveillant de baignade, de maître-nageur, et dans une moindre mesure de directeur de piscine. Ce déficit de candidatures est un enjeu important, car il peut arriver pour des raisons réglementaires de sécurité qu’une piscine ne puisse pas ouvrir ses portes s’il lui manque un surveillant de bassin ou un maître-nageur.
Combien d’emplois représente ce secteur dans la région ?
Une récente étude de l’Institut régional de développement du sport (IRDS), organisme associé de la Région, estime à 100 000 le nombre d'emplois dans le sport en Ile-de-France. Parmi ces emplois, il y a environ 14 000 éducateurs sportifs, dont une partie exerce dans des activités terrestres et une autre partie dans des activités aquatiques.
Qui sont les employeurs, et quels types de contrats proposent-ils ?
Les employeurs peuvent être des collectivités territoriales (communes, communautés de communes ou communautés d’agglomérations), des gestionnaires d’établissements aquatiques, qui ont généralement une délégation de service public, ou des associations sportives. Les contrats proposés dépendent du type d’employeur. Les collectivités territoriales recrutent souvent en CDI, sur des postes d’éducateurs territoriaux des activités physiques et sportives (Etaps), mais proposent également des vacations pendant la période estivale. Les gestionnaires d’établissements aquatiques recrutent aussi plutôt des CDI. Les associations font, elles, plutôt appel à des vacations, généralement pérennes, mais pour des durées de 10 à 20 heures par semaine, souvent en soirée ou le week-end.
Quels diplômes faut-il avoir ?
Il existe plusieurs portes d’entrées dans les métiers de la natation. D’abord, les diplômes du ministère des Sports. Les métiers de la surveillance sont accessibles avec le brevet de surveillant de baignade ou le brevet national de sécurité et de sauvetage aquatique (BNSSA). Ensuite, le diplôme du BPJEPS, option activités aquatiques et de la natation (AAN), permet d’être à la fois surveillant et enseignant, et d’encadrer et de surveiller des scolaires. Enfin, le DEJEPS, de niveau III, permet d’assurer l’entraînement sportif pour de la compétition.

Il existe par ailleurs des formations fédérales, notamment les brevets fédéraux dispensés par la Fédération française de natation, via les Ecoles régionales de formation aux activités de la natation (Erfan), qui permettent pour certains de travailler dans des clubs de natation et qui offrent des possibilités d’équivalences avec les diplômes du ministère des Sports. Enfin, le métier de maître-nageur est accessible par la voie universitaire, avec la Licence Staps option entraîneur sportif, sur un cursus plus long que les formations précédemment évoquées.

Est-il nécessaire d’avoir un bon niveau de natation ?
On peut être surveillant de baignade ou maître-nageur sans être nécessairement un grand sportif. Il n’est pas nécessaire d’être nageur de haut niveau, il suffit d’avoir une bonne condition physique et d’avoir un niveau de nage suffisant pour secourir une personne qui serait en détresse. Par ailleurs, nous pouvons préciser que le métier d’éducateur MNS (maître nageur-sauveteur) évolue, avec le développement de nouvelles disciplines telles que l’aquagym, l'aquabiking, la remise en forme, etc.

En savoir plus sur le métier de maître nageur-sauveteur (fiche métier du site lesmetiers.net, animé par Défi métiers).

Propos recueillis par Raphaëlle Pienne (octobre 2014)

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