Les formations labellisées GEN sont ouvertes à tous sans distinction

13 Octobre 2021

Samia Ghozlane - Directrice du GIP Grande Ecole du Numérique

Adoptant une démarche inclusive, la Grande Ecole du Numérique forme des publics éloignés de l’emploi et répond aux besoins en compétences des recruteurs dans toute la France.

« La formation aux métiers du numérique doit permettre à chacune et chacun de trouver sa place dans le monde de demain. »
Pouvez-vous présenter la Grande Ecole du Numérique (GEN) ?
Lancée en 2015 par le Gouvernement, la Grande Ecole du Numérique est un réseau de plus de 500 formations aux métiers du numérique, présentes sur tout le territoire français. Celles-ci sont dispensées au travers de méthodes pédagogiques innovantes et ouvertes à tous, sans distinction académique, économique ou sociale. La GEN favorise ainsi l’inclusion et forme les nouveaux talents du numérique pour répondre aux besoins en compétences des recruteurs. Elle est animée par une conviction forte : la formation aux métiers du numérique doit permettre à chacune et chacun de trouver sa place dans le monde de demain.
Pourquoi dit-on que la Grande Ecole du Numérique est inclusive ?
La GEN identifie et fédère au travers du « label GEN » des formations inclusives aux métiers du numérique car elles sont ouvertes sans prérequis académiques pour les personnes peu ou pas qualifiées en recherche d’emploi ; les personnes résidant dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville ou les zones de revitalisation rurales ; les femmes (sous-représentées dans le numérique).

Les formations mettent en œuvre des actions de sourcing et de ciblage pour mobiliser ces publics, et ce partout en France, et les orienter vers une formation labellisée. Nous accompagnons les apprenants dans la recherche de stage, de contrat d’alternance/professionnalisation puis d’un emploi à l’issue de leur formation grâce au jobboard « Diversifiez vos talents », mis en place avec Mozaik RH.

En tant que Grande Ecole du Numérique, nous accompagnons aussi ces formations dans leur sourcing et organisons du 29 novembre au 4 décembre, la 2ème édition d’« OpenGEN », la semaine nationale des formations au numérique. Cela représente une opportunité intéressante pour tous les profils de découvrir les formations, de s’inscrire à un atelier de programmation ou de discuter en direct avec les formateurs.

Les entreprises ont des difficultés à recruter dans le numérique, que leur conseillez-vous ?
Il y a aujourd’hui un vrai décalage entre l’offre et la demande dans les emplois des métiers du numérique. Avec la crise sanitaire notamment (mais pas seulement), on remarque une accélération de la digitalisation des entreprises et une véritable pénurie de talents. Les entreprises doivent s’adapter et élargir leurs critères de recrutement pour ne plus seulement se baser sur les diplômes des candidats mais prendre également en compte leurs potentiels, leurs compétences transverses et l’originalité de leurs parcours. Cette diversité est bénéfique pour les équipes et demeure un levier d’innovation pour les entreprises.

Mais nous devons accompagner les managers pour les faire changer de posture face à ces profils. Le mimétisme et l’embauche des profils « semblables aux leurs » doivent laisser place à un dynamisme et une ouverture de leur part afin de créer de la valeur et de l’innovation au sein des entreprises.

Qu’attendez-vous de votre contribution avec Défi métiers ?
Défi métiers représente une belle opportunité pour promouvoir les formations de la Grande Ecole du Numérique et motiver les futurs apprenants à se diriger vers une filière du numérique, et, in fine, trouver un emploi !

Propos recueillis par Hélène Lerosier (octobre 2021)

Tags : inclusion | formations numériques | Défi métiers | Grande ecole du numérique