CEP : la Région Ile-de-France endosse son rôle de coordinateur

21 Septembre 2015

Jean-Louis Pontet - Chef de Service Partenariats – Direction de la Stratégie et des territoires au Conseil régional d’Ile-de-France

Jean-Louis Pontet La mise en œuvre du CEP donne lieu à l’organisation de groupes de travail orchestrés par les Régions, auxquels participent Opacif et représentants du SPE. Jean-Louis Pontet révèle les tenants et aboutissants de ces réunions.

« Notre ambition est que les opérateurs du CEP échangent sur leurs bonnes pratiques. »
Quels sont les objectifs de ces groupes de travail ?
La Région Ile-de-France a souhaité, avant l’entrée en vigueur du Conseil en évolution professionnelle (CEP), créer des groupes techniques de coordination pour faciliter la mise en œuvre du CEP. L’objectif premier a consisté, à travers nos premières réunions, à fédérer les différents opérateurs, Opacif et membres du Service public de l'emploi (SPE), pour qu’ils puissent échanger sur les modalités de déploiement de ce nouveau dispositif. La Région est là pour faciliter leur travail, pour créer un véritable « réseau des acteurs du CEP ». Puis il va s’agir, pour tous ces acteurs, de s’entendre sur les bonnes pratiques à adopter pour que le CEP se mette en place de la façon la plus homogène et la plus uniforme sur tout le territoire francilien. Un point important : la Région conserve son statut de facilitateur de ces travaux, et non pas de préfigurateur. En clair, la mise en œuvre des bonnes pratiques à adopter pour le CEP dépend des opérateurs.
Pour les bénéficiaires du CEP, l'accès à l’information pour une bonne compréhension du dispositif est-il pris en compte dans ces groupes de travail ?
Absolument. La couverture territoriale, qui recense les points d’accueil dont bénéficient les demandeurs de CEP, se révèle un chantier important. C’est d’ailleurs dans cette optique que nous avons demandé à Defi métiers de dresser une cartographie desdits points d’accueil. Face aux inégalités territoriales qui peuvent exister, l’objectif est de pourvoir armer le mieux possible les bénéficiaires. Je note que tous les opérateurs du CEP se félicitent déjà de l’utilisation, par les bénéficiaires, du téléphone et d’internet pour obtenir les premières informations, celles du niveau 1 du CEP, qui concernent notamment le choix de l’orientation. La lutte contre les inégalités territoriales commence là.
Les structures qui répondent au grand public ont des pratiques professionnelles différentes, en regard de leur histoire, de leurs objectifs et de l’hétérogénéité des publics accueillis. Comment comptez-vous garantir une bonne qualité de services ?
Une formation de conseiller en évolution professionnelle a été mise place au Cnam (Centre national des arts et métiers). Elle propose d’accompagner les opérateurs dans la transformation de leur métier. On peut légitimement penser que les professionnels qui la suivront seront pourvus de compétences élargies pour mettre en œuvre le CEP. Surtout, l’assimilation de son contenu et les critères pédagogiques qui la composent vont permettre d’offrir aux bénéficiaires du dispositif une ligne de travail commune. Mais j’insiste, dans le cadre de nos groupes de travail, le point important est que tous les opérateurs se coordonnent.
Pouvez-vous d’ores et déjà dresser un premier bilan de ces réunions de travail régionales ?
La Région, en sa qualité de coordinateur, est très satisfaite. Un des objectifs a été atteint : que les opérateurs nouent des échanges entre eux, sur leurs pratiques. A présent, nous allons travailler sur le second objectif : définir les améliorations que nous pourrions apporter à ces travaux d’échanges. Quatre réunions seront programmées d’ici la fin de l’année, notamment sur les indicateurs de suivi. Il sera alors temps de dresser un bilan plus complet.

Propos recueillis par Christian Capitaine et Françoise Lemaire (août 2015)

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