CFAlim soutient la progression de l’apprentissage dans le secteur alimentaire

CFAlim soutient la progression de l’apprentissage dans le secteur alimentaire

09 Février 2018

© Adobe Stock Le réseau de partenariat CFAlim, mis en place par Opcalim avec les CFA du secteur alimentaire pour développer l’apprentissage, comptait 106 membres en 2017. Il s’est réuni le 6 février à Paris.

Outils communs aux CFA

Ce partenariat concret se décline en régions dans l’animation territoriale et l’impulsion de projets communs aux CFA partenaires avec comme objectif de promouvoir les métiers et les CFA. Comme c’est le cas en Bourgogne-Franche-Comté, où est envisagé « la création d’un parcours commun de découverte des métiers, qui passerait dans plusieurs CFA, pour permettre au jeune de valider son choix et limiter les abandons en cours de contrat, explique la chargée d’animation territoriale, et la création d’un module d’orientation commun (de type MOOC) ».

19 200 alternants recrutés en 2016

Selon l’enquête annuelle Bilan et perspectives de recrutement réalisée auprès de 5 500 entreprises, en 2016, le secteur a embauché 90 000 salariés dont 19 200 en alternance (16 400 apprentis et 2 700 contrats de professionnalisation). Soit davantage qu’en 2015 (62 000 recrutements, dont 13 500 en alternance). Les diplômes préparés en apprentissage sont à 71 % de niveau V (CAP), et les métiers de pâtissier et boulanger arrivent largement en tête (37 % des diplômes préparés), suivis de vendeur (21 %). Les chiffres d’Opcalim font état de 26 176 apprentis formés en 2017 dans des entreprises relevant de son champ d’intervention, sur 189 formations différentes.

Deux bémols cependant. « Les anciens alternants ne représentent que 4 % des recrutements en CDD et CDI, une part marginale dans le vivier de recrutement, souligne Nora Azzoug, à la direction des études d’Opcalim, et 14 % des répondants voulaient recruter en alternance mais ne l’ont pas fait ». Soit parce qu’ils n’ont pas trouvé le profil recherché, ou que le rythme de l’alternance n’était pas adapté, ou qu’ils avaient besoin d’un candidat opérationnel immédiatement. « Les aspects administratifs et de connaissance du dispositif n’apparaissent pas comme des freins », souligne-t-elle.

Numérique et compétences

Selon une autre étude des observatoires du secteur, le numérique a un impact sur tous les métiers de la filière (production, transformation, vente) : « Notamment sur les processus et l’organisation du travail, donc sur les métiers et les compétences », souligne Anne Keravel, à la direction des études d’Opcalim. Or les entreprises interrogées n’en sont que faiblement conscientes : seulement 37 % d’entre elles estiment que leur entreprise est concernée par ces transformations et 15 % pensent que ces mutations ont un impact sur les métiers et les organisations. « L’enjeu est d’accompagner le développement des compétences dans cette transition numérique, ajoute-t-elle, les compétences techniques (maîtrise des objets connectés, gestion des datas), mais aussi comportementales, relationnelles, cognitives (apprendre à apprendre), savoir manager en mode collaboratif ».

Mariette Kammerer (Centre Inffo [1] pour Défi métiers)

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