Ingénieurs et cadres d'étude, recherche et développement (industrie)

Ingénieurs et cadres d'étude, recherche et développement (industrie)

Part de l'Ile-de-France dans l'emploi national

32 %
285 914
Actifs en emploi
en France
Dont
91 468
Actifs en emploi
en Ile-de-France

Évolution des effectifs franciliens 2013-2018

+11 %

Alors que la part de l’industrie dans l’économie francilienne est modérée, près d’un tiers des cadres et ingénieurs du secteur sont concentrés dans la région.

Une forte croissance malgré le recul global de l’industrie

  • Les activités et leurs évolutions

    Cette famille professionnelle regroupe l’ensemble des ingénieurs et cadres d’études en charge de la conception et du développement de nouveaux produits (ou procédés, services…) dans le secteur de l’industrie.

    Des métiers au cœur de la conception de l’innovation industrielle et de ses procédés
    Positionnement des métiers
    Source : Pôle emploi, répertoire ROME​

    Les ingénieurs et cadres d’études de l’industrie peuvent exercer leur profession dans les domaines de « l’électricité et de l’électronique », « la mécanique et le travail des métaux », en bureau d’étude dans le conseil en études techniques ou encore dans d’autres domaines industriels (chacune de ces 4 possibilités représentant environ 25% de la famille professionnelle). Il s’agit de professionnels occupant une position de cadre et réalisant des activités techniques dans des domaines liés à l’industrie. Ainsi, ils participent aux études et à la conception de nouveaux produits, à leur développement, test, amélioration et validation. Ils peuvent également travailler à l’amélioration des processus et procédés de fabrication, ou de la qualité des produits.  
     
    Les ingénieurs et cadres d’études se retrouvent dans la recherche et développement (R&D) industrielle mais aussi en sciences et vie de la terre (éco-industrie, recherche géographique, géologique). La principale évolution pour ces professionnels consiste à s’orienter vers la direction de laboratoire, dans le public comme le privé. Ils peuvent également diriger leur propre entreprise (bureau d’études ou cabinet de conseil par exemple), se diriger vers l’enseignement supérieur ou les activités de conseil.

    Des activités de conception, en amont

    Qu’ils travaillent dans des bureaux d’études ou dans des entreprises industrielles, ces professionnels réalisent les activités suivantes :

    • Analyser le besoin lié au projet d’innovation de l’entreprise
    • Rédiger le cahier des charges techniques
    • Assurer une veille technologique, concurrentielle, pour déterminer l’existant
    • Conceptualiser le produit/procédé/processus à développer
    • Etudier la faisabilité du projet
    • Définir les outils, méthodes et matériaux permettant le développement du produit/procédé/processus
    • Breveter l’innovation
    • Travailler à la définition du besoin avec l’équipe marketing
    • Participer à la recherche de partenaires potentiels et aux demandes de financement (interne, allocation de recherche…)
    • Animer une équipe de recherche et développement

     
    Ils assurent également l’organisation de la conception et le passage vers la chaîne de production, avec de fortes dimensions managériale et de supervision :

    • Définir les scénarios de test
    • Veiller au respect des normes qualités
    • Conduire la phase d’expérimentation
    • Evaluer l’innovation
    • Assurer le suivi des phases de production
    • Echanger avec les équipes de production sur les problèmes rencontrés
    • Déterminer les axes d’évolutions et d’amélioration

     

    Une maîtrise nécessaire de différents logiciels et outils, à actualiser

    En plus de savoirs « cœur d’activité », ces professionnels doivent aussi disposer d’une capacité d’analyse technico-économique permettant de déterminer la meilleure innovation ou son mode de production le plus rentable, maîtriser l’anglais (a minima technique et scientifique) et divers logiciels de conception et dessin assisté par ordinateur (CAO / DAO), ou encore de technologie de groupe assistée par ordinateur (TGAO)[1]. Par ailleurs, l’ingénieur ou cadre d’études en R&D doit continuellement s’adapter aux innovations de son domaine d’expertise et effectuer un travail de veille en conséquence. L’adaptation aux innovations en termes d’outils de production est également indispensable à ces professionnels, (imprimante 3D, maquette 3D, solution de gestion du cycle de vie de produits)[2].


    [1] Méthode de travail consistant à regrouper des pièces d’une même famille, afin de déterminer des sous-groupes qui peuvent être fabriqués ensemble en raison d’analogies dans leurs géométries.

    [2] Apec, « Les ingénieurs de conception industrielle dans la révolution numérique », rapport d’étude, novembre 2018, p.7

  • Les secteurs concernés

    Une famille professionnelle éclatée entre les différents secteurs industriels, les bureaux d’études et activités de R&D
    Top 5 des secteurs d’activités employeurs
    Sources : ACOSS, Centre d’analyse stratégique. Traitement Défi métiers

    Les 5 secteurs d’activités dans lesquels on retrouve le plus d’ingénieurs et cadres d’études R&D regroupent « seulement » 60% des actifs de la FAP. Le principal secteur ne représente que 15% des actifs, ce qui s’explique par une répartition au sein de l’ensemble des secteurs industriels (14 secteurs) ainsi qu’au sein des secteurs tertiaires où se trouvent les activités d’études, de conseil et de recherche, soit, au total, environ la moitié des secteurs de la nomenclature utilisée (NA38). L’ensemble des secteurs industriels mobilisent en effet ces professionnels afin de procéder à des innovations dans leurs domaines respectifs. Ils peuvent également solliciter des professionnels extérieurs à la structure (bureaux d’études, cabinets de recherche, laboratoire de R&D…).
    Les secteurs de services aux entreprises regroupant ces activités ont des perspectives d’emploi favorables pour les années à venir. A l’inverse, l’industrie francilienne n’a de cesse de reculer depuis plusieurs années, avec une diminution de l’emploi dans le secteur de l’industrie de 12% entre 2008 et 2015[1]. La baisse des effectifs s’explique par une désindustrialisation progressive de l’Ile-de-France qui touche cependant moins les cadres que les ouvriers, employés et techniciens, ce qui invite à la prudence quant aux prévisions de développement de la FAP à l’aune des perspectives sectorielles existantes.


    [1] CHEVROT, J. et al, « L’industrie francilienne : des mutations de long terme toujours à l’œuvre », Insee Ile-de-France Analyses n°91, décembre 2018, p.1 

     

  • Les marchés du travail

    Caractéristiques des actifs en emploi

    Une famille professionnelle masculine et vivant plutôt dans les départements « industriels »
    91 468
    Actifs en
    Ile-de-France

    Répartition Homme/Femme (en %)

    Répartition H/F
    INSEE RP 2018

    Répartition des âges (en %)

    Répartition par âge
    INSEE RP 2018

    A l’instar de l’ensemble de l’industrie (secteur où exercent les actifs de cette famille professionnelle, en tant que salariés ou prestataires dans les études), cette famille professionnelle est largement masculine, les femmes y représentant seulement un actif sur 4. Si les femmes sont deux fois moins représentées dans cette famille professionnelle que dans l’ensemble des familles franciliens, elles sont en proportion deux fois plus nombreuses chez les moins de 30 ans (un tiers de femmes) que parmi les 50 ans et plus, ce qui traduit une relative féminisation du métier.
     
    Les jeunes sont cependant légèrement moins présents dans cette FAP que parmi l’ensemble des actifs occupés d’Ile-de-France (- 2 points), notamment en raison de la durée d’études (l’entrée se faisant très largement à partir d’un bac +5) qui réduit les possibilités d’entrer dans ces professions très jeune.
     
    En termes de lieu de résidence, ces professionnels sont légèrement surreprésentés dans les Yvelines et les une entrée dans la famille professionnelle se faisant largement à partir du bac +5Hauts-de-Seine (+7 points chacun par rapport à l’ensemble des actifs occupés) et à l’inverse peu présents en Seine-Saint-Denis (5% contre 12% en moyenne) et en Seine-et-Marne 7% contre 12%). Un parallèle peut être établi entre les lieux de résidence (le 78 et le 92 étant les départements hors Paris les plus chers en moyenne) et le salaire de ces professionnels : en effet, le salaire net médian de la FAP est de 2 790€ chez les moins de 30 ans et 4 530€ parmi les 50 ans et plus. A cette question de niveau de vie peut également s’ajouter le fait qu’il s’agit des deux départements franciliens avec le plus d’emploi industriels (96 000 dans le 92 et 76 000 dans les Yvelines en 2015)[1], ce qui peut inciter à s’installer dans l’Ouest francilien.
    Enfin, il est également à souligner que 92% des actifs occupés de cette famille professionnelle sont de nationalité française, contre 87% de l’ensemble des actifs occupés en Ile-de-France.


    [1] Ibid., p.2

     

    Une entrée dans la famille professionnelle se faisant largement à partir du bac +5

    Niveau de diplômes (en %)

    Diplômes
    INSEE RP 2018

    Moins d’un actif sur 10 de cette famille professionnelle n’est pas titulaire d’un diplôme du supérieur. Cette proportion passe même à presqu’un actif sur 20 parmi les moins de 30 ans. L’entrée se fait très largement à partir du bac +5 avec une spécialisation en sciences fondamentales (biologie, physique), informatique ou robotique. L’exercice de ces professions nécessite en effet des connaissances approfondies et complexes, sur le plan théorique comme dans son application dans un domaine (science fondamentale, robotique, informatique, industrie spécifique, matériau…) qui peuvent difficilement être acquises par un autre canal.

    Des actifs à temps plein et presqu’exclusivement en CDI

    Conditions d'emploi

    INSEE RP 2018
    7 % 14 %
    INSEE RP 2018

    Un quart de ces professionnels travaille en tant que libéral.
    Parmi les actifs salariés, la très large majorité (70 sur 75 %) sont en CDI. Le faible nombre de CDD s’explique par un intérêt à fidéliser des salariés aux connaissances très spécifiques travaillant sur des sujets stratégiques aux entreprises dans des secteurs concurrentiels. La structure des contrats de travail au niveau régional est similaire à celle au niveau national.
    En Ile-de-France, comme au niveau national, le temps partiel est peu courant pour ces professionnels (7% des actifs, contre 15% toutes FAP confondues).

    Caractéristiques des demandeurs d’emploi

    Un public plus jeune et plus féminin que les actifs occupés
    4 600
    Demandeurs d'emploi enregistrés dans cette famille professionnelle
    Part des DE inscrits depuis plus d’un an (en%)
    DIRECCTE 2020
    Taux d’écoulement
    51%
    49%
    DIRECCTE 2020

    La part des demandeurs d'emploi qui ne le sont plus l'année suivante est légèrement supérieure dans cette FAP à la moyenne régionale (63 % contre 60 %) ce qui atteste d’une bonne insertion des demandeurs d’emploi. En effet, la durée moyenne de chômage des sortants est inférieure à la moyenne régionale de 1 mois et demi, et la part des demandeurs d’emploi inscrits depuis plus d’un an est inférieure à la moyenne de 10 points environ.
    Les jeunes sont surreprésentés parmi les demandeurs d’emploi de cette famille professionnelle, puisque la part des moins de 30 ans est deux fois plus élevée que parmi les actifs occupés. Les moins de 30 ans sont en proportion près de 1,5 fois plus nombreux dans les demandeurs d’emploi de cette FAP que parmi l’ensemble des demandeurs d’emploi enregistrés en Ile-de-France.
    Les demandeurs d’emploi de 50 ans ou plus sont sous-représentés de 10 points par rapport aux actifs occupés de la FAP comme en comparaison avec l’ensemble des demandeurs d’emploi franciliens. Cette faible proportion ainsi que leur taux d’écoulement, supérieur à la moyenne francilienne pour cette catégorie d’âge traduisent des difficultés moindres pour les actifs les plus âgés pour retrouver un emploi. Cela peut s’expliquer par une valorisation de l’expérience (expertise technique, expérience managériale). Les femmes sont bien plus présentes parmi les demandeurs d’emploi que les actifs occupés de la FAP, avec un écart de près de 15 points entre les deux.   
    Les demandeurs d’emploi sont dans leur quasi-totalité titulaires d’un diplôme au moins de niveau bac +3, même si 5% ont le niveau bac ou bac+2 parmi les demandeurs d’emploi de plus de 30 ans.
     

    Les offres d'emploi et projets de recrutement

    Des offres d’emploi nombreuses et de longue durée, une durée de chômage légèrement plus élevée que la moyenne

    Durée des emplois proposés (en %)

    2 172
    DIRECCTE 2020

    En 2019, la part des recrutements anticipés comme difficiles par les employeurs dans l’enquête « Besoins en main-d’œuvre » (BMO) était de 63,5% en Ile-de-France, soit plus de 15 points au-dessus de la moyenne régionale[1]. Ces difficultés peuvent s’expliquer par le nombre relativement faible de demandeurs d’emploi, la concurrence inter-entreprises pour les recruter, les besoins d’une expertise spécifique parfois particulièrement rare et la capacité de négociations de ces professionnels.   
    En 2018, le ratio d’offres d’emploi enregistrées à Pôle emploi par rapport aux demandeurs d’emploi dans cette famille professionnelle était de 3 pour 4. L’enquête BMO de la même année indiquait quant à elle un chiffre trois fois plus élevé que les seules offres d’emploi transitant par Pôle emploi, ce qui en ferait une famille professionnelle en tension. Les offres d’emploi peuvent cependant transiter par d’autres canaux. En effet, dans 9 processus de recrutement sur 10 offres à destination des cadres dans l’ingénierie et la R&D, une offre était diffusée sur des sites de recherche d’emploi[2] (pas uniquement Pôle emploi, qui peut être moins adapté que des sites spécialisés) et des réseaux sociaux professionnels. D’autres canaux sont utilisés plus souvent que dans les recrutements de cadres en moyenne : la cooptation, le recours aux associations d’anciens élèves, l’approche directe sur les réseaux sociaux professionnels ou encore la « chasse » de candidats.
    La plupart des offres sont de longue durée (plus de 8 offres sur 10 sont d’une durée de 6 mois ou plus, CDI inclus).


    [1] Source : Crédoc pour Pôle emploi, enquête Besoins en main-d’œuvre.  

    [2] Apec, « Comment les entreprises recrutent des cadres dans 16 secteurs d’activités », rapport d’étude, novembre 2019, p.20

     

  • Les enjeux pour la profession et leurs impacts sur les métiers

    Des emplois de cadre en croissance malgré la désindustrialisation régionale
    Enjeux par dimension

    Si l’emploi industriel connaît une forte baisse depuis plusieurs années (-5% en Ile-de-France entre 2013 et 2018 pour le secteur agrégé de l’industrie d’après l’ACOSS), la désindustrialisation francilienne (et, dans une moindre mesure, celle nationale), ne concerne guère les cadres et ingénieurs d’études, de recherche et de conception. En effet, l’activité industrielle francilienne se transforme avec un « amoindrissement des tâches purement productives au profit de tâches d’encadrement, de conception, de recherche »[1], ce qui se traduit par une hausse de la part des cadres dans l’industrie (+ 6 points entre 2008 et 2015) et la croissance de leurs effectifs (+9% d’effectifs pour cette FAP par exemple entre 2012 et 2017).
    Par ailleurs, l’Ile-de-France concentre une importante partie des activités des secteurs industriels à forte valeur ajoutée (construction aéronautique et spatiale, industrie pharmaceutique, fabrication de composantes électroniques…)[2] davantage épargnées par la désindustrialisation. La présence de pôles de compétitivités (Cap Digital Paris Region, Medicen, Systematic Paris Region), et du « cluster » de Saclay confortent l’attractivité du territoire pour les professionnels comme pour les entreprises.  
    Cependant, la désindustrialisation pourrait également provoquer dans une certaine mesure une délocalisation (au niveau régional ou national). En effet, une étude réalisée en 2016 par l’Institut Paris Région (Ex IAU-IDF) auprès d’un échantillon d’employeurs régionaux dans l’industrie montre que plus de la moitié des employeurs menant des activités de R&D ou bureaux d’études sont localisées dans des « locaux à dominante industriels »[3]. Bien que l’échantillon soit limité, ce constat est éclairant quant au fait qu’une délocalisation des sites industriels aurait également un impact négatif sur les activités de conception et R&D. Par ailleurs, l’impact du COVID-19 sur l’industrie à moyen et long terme devra être pris en compte dans la dynamique de ses secteurs. Ainsi, certaines industries (aéronautique, et de manière plus générale la fabrication d’équipements de transport) seront très affectées par la crise et pourraient voir leurs effectifs diminuer dans les années à venir. A contrario, une partie de l’industrie de la santé pourrait être « relocalisée » en France, faisant augmenter les besoins en professionnels.
    Les questions environnementales auraient des effets plus ambiguës. Elles sont au cœur des enjeux de l’industrie, avec une nécessité d’adapter les produits, matériaux et modes de production afin de les rendre éco-responsables, ce qui pourrait entraîner un surcoût à court terme. Les taxations environnementales (taxe carbone, etc.), indispensables d’un point de vue écologique, ont un effet négatif sur l’emploi, mais plutôt faible (-2% de l’emploi au niveau national entre 2013 et 2018 lié à la taxe)[4]. Enfin, la conception d’innovations à impact environnemental positif peut également être un levier d’attraction de l’industrie, en concurrence avec d’autres secteurs pour former et recruter des ingénieurs et cadres d’études.


    [1] CHEVROT, J. et al, « L’industrie francilienne : des mutations de long terme toujours à l’œuvre », Insee Ile-de-France Analyses n°91, décembre 2018, p.3

    [2] Observatoire des territoires, « L’industrie dans les territoires français, après l’érosion, quel rebond ? », rapport d’étude pour le CGET, 2018, p.27

    [3] PETIT, T, « Les lieux de l’industrie en Ile-de-France, une industrie sous contrainte mais attachée à son territoire », rapport d’étude IAU-IDF, février 2016, p.16

    [4] DUSSAUX, D, « Les effets conjugués des prix de l’énergie et de la taxe carbone sut la performance économique et environnementale des entreprises du secteur manufacturier », rapport d’études de l’OCDE, 2020, p.52

     

  • Les formations

    Des spécialités de formation portées sur l’ingénierie, une surreprésentation de l’informatique en Ile-de-France
    Part des actifs de la FAP issue des différentes spécialités de formation
    INSEE EEC 2018

    Les actifs en emploi depuis moins de 10 ans sont largement issus de diverses spécialités de formation industrielles (plus de la moitié sont concentrés dans 4 spécialités de formation industrielles), ce qui s’explique par une nécessaire spécialisation dans les activités de recherche et de conception industrielles, axées sur un domaine de l’industrie, un matériau ou un procédé.
    Les jeunes actifs issus de la spécialité de formation « informatique, traitement de l’information, réseaux de transmission des données » sont également fortement représentés (troisième spécialité de formation), et près de deux fois plus qu’au niveau national.

    Des métiers nécessitant très largement un bac +5 ou plus, accessibles en écoles d’ingénieur ou via l’université

    L’entrée dans cette famille professionnelle se fait très majoritairement à partir d’un bac +5 dans les sciences de la vie ou les sciences de l’ingénieur. Les formations privilégiées sont ainsi préparées en école d’ingénieur ou à l’université. On compte 27 écoles d’ingénieurs en Ile-de-France en 2017, parmi lesquelles l’Ecole Polytechnique, l’école supérieure de physique et de chimie de la ville de Paris (ESPCI Paris), « les Mines » ou encore l’école des ponts Paristech, qui font parties des écoles d’ingénieur les plus prestigieuses au niveau national. Plusieurs universités (Paris-Sud, Pierre et Marie Curie) permettent également d’entrer dans cette famille professionnelle à la sortie de la formation.
    La forte offre de formation, comptant des écoles et universités renommées et reconnues à l’international, facilite l’arrivée de personnes souhaitant se former et s’orienter vers ce métier, au niveau national comme international. Leur proximité avec des pôles de compétitivité ou clusters dans certains cas est également un atout : ainsi, le pôle Paris-Saclay accueille l’Ecole Polytechnique, CentraleSupélec, l’ESTACA (ingénierie aéronautique), l’Université Paris-Saclay, l’ENS Paris-Saclay, Télécom Paris et prochainement AgroParisTech, ainsi qu’une cinquantaine d’entreprises potentiellement recruteuses de ces futurs professionnels.

  • Sources bibliographiques et de données

    Bibliographie

    Apec, « Comment les entreprises recrutent des cadres dans 16 secteurs d’activités », rapport d’étude, novembre 2019, 36p.
    Apec, « Les ingénieurs de conception industrielle dans la révolution numérique », rapport d’étude, novembre 2018, 20p.
    CHEVROT, Jopseh, et al, « L’industrie francilienne : des mutations de long terme toujours à l’œuvre », Insee Ile-de-France Analyses n°91, décembre 2018, 4p.
    DUSSAUX, Damien, « Les effets conjugués des prix de l’énergie et de la taxe carbone sut la performance économique et environnementale des entreprises du secteur manufacturier », rapport d’études de l’OCDE, 2020, 84p.
    Observatoire des territoires, « L’industrie dans les territoires français, après l’érosion, quel rebond ? », rapport d’étude pour le CGET, 2018, 34p.
    PETIT, Thierry, « Les lieux de l’industrie en Ile-de-France, une industrie sous contrainte mais attachée à son territoire », rapport d’étude, IAU-IDF, février 2016, 41p.

    Source des données

    Outil dynamique des bassins, Défi Métiers, https://www.defi-metiers.fr
    Outil dynamique des salaires, Défi Métiers, https://www.defi-metiers.fr
    INSEE, Enquête emploi continue, année médiane 2015 
    INSEE, données du recensement, RP 2016
    DARES, traitement direccte Ile-de-France
    DARES, données de prospective par FAP87, 2018-2022
    Enquête IVA (Insertion dans la vie active), dispositif national piloté par le Ministère de l’Education Nationale et de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, données Ile-de-France via l’enquête réalisée dans le cadre d’un partenariat entre la région, les trois académies franciliennes, la DRIAAF, la DRONISEP et Défi-métiers.