Ingénieurs et cadres d'étude, recherche et développement en informatique, chefs de projets informatiques

Ingénieurs et cadres d'étude, recherche et développement en informatique, chefs de projets informatiques

Part de l'Ile-de-France dans l'emploi national

48 %
319 507
Actifs en emploi
en France
Dont
154 314
Actifs en emploi
en Ile-de-France

Évolution des effectifs franciliens 2013-2018

+13 %

La moitié des effectifs nationaux présents en Ile-de-France

"Des professionnels de haut niveau très recherchés dans des secteurs en développement"

  • Les activités et leurs évolutions

    Positionnement des métiers (ROME)
    Positionnement des métiers
    Source : Pôle emploi, répertoire ROME​

    Cette famille professionnelle correspond à 6 intitulés du ROME (Répertoire opérationnel des métiers et des emplois) : Administration des systèmes d’administration (M1801), Conseil et maitrise d’ouvrage en système d’information (M1802), Direction des systèmes d’information (M1803), Etudes et développement informatiques (M1805), Expertise et support technique en systèmes d’information (M1806) et Production et exploitation de systèmes d’information (M1810).

    La grande diversité des situations de travail, combinant la nature et la dimension du projet informatique, l’activité de l’entreprise, le type d’intervention du professionnel ou sa spécialisation, caractérisent cette profession. Elle fait l’objet de plus de 200 appellations différentes dans le ROME. 

    Selon la nomenclature des familles professionnelles de la DARES (Ministère du Travail), la famille professionnelle des « ingénieurs de l’informatique » regroupe les « ingénieurs et cadres d'étude, recherche et développement en informatique » et les « chefs de projets informatiques ». En Ile-de-France, cette famille professionnelle est essentiellement composée d’« ingénieurs et cadres d’étude, recherche et développement en informatique ». On parlera donc principalement dans cette publication des ingénieurs et cadres d’étude, la part des « chef de projets informatiques » étant particulièrement faible en Ile-de-France.

    Une profession aux activités multiples

    Les activités des ingénieurs et cadres d’études en informatique portent sur :

    • le système d’information, depuis sa conception, menée en étroite relation avec les fonctions « métier », jusqu’à l’encadrement de sa mise en œuvre
    • le développement de logiciels de gestion de données 
    • l'informatique industrielle 
    • le conseil 
    • la recherche et le développement (R&D) 
    • le management et la gestion 
    • le développement des affaires.
    Les SMACS : de nouvelles activités portées par le développement du numérique

    Le Big Data, les objets connectés, l’intelligence artificielle, l’industrie du logiciel et les réseaux sociaux font émerger de nouveaux profils et une demande d’hybridation des connaissances qui ne sont pas pris en compte dans l’actuelle nomenclature des familles professionnelles. Induites par ce développement technologique et la miniaturisation des équipements, de nouvelles activités se sont en effet imposées, symbolisées par l’acronyme SMACS (Social, Mobility, Analytics, Cloud, Security). Ces nouvelles activités constituent autant de champs de spécialisation pour les ingénieurs en informatique :

    • Social : les réseaux sociaux, le partage et l'enrichissement collectif de documents ;
    • Mobilité : avec l’utilisation de terminaux mobiles ; 
    • Analytique : qui offre en temps réel, à partir de l’analyse de données de masse hétérogènes (Big Data), des résultats structurés répondant à un besoin ;
    • Cloud : qui offre une souplesse d’exploitation, de puissance de calcul et de stockage distant ;
    • Sécurité des données : en fort développement notamment en raison de l’extension de la mobilité et des systèmes ouverts à une multitude d’intervenants générant des risques liés au patrimoine numérique des organisations, à l’intégrité de leurs données et à leur e-réputation.
    De nouvelles modalités de travail centrées sur le client

    La complexité des projets informatiques en interaction avec des experts internes ou des prestataires et la nécessité de s'adapter aux spécificités du secteur d'activité où il est implanté (exemple finance, industrie, BTP, etc.) exigent de l'ingénieur en informatique une bonne maîtrise du mode projet, la capacité de prendre en compte les besoins et les usages du client et une capacité d'innovation. 

    Il doit également tenir compte des nouvelles approches managériales des entreprises (méthode Agile, lean management, etc.) et de leurs exigences économiques[1]

    La conception des systèmes d’information s’appuie aujourd’hui sur un dialogue avec les experts du secteur d’activité (experts « métier ») et non plus entre seuls experts informatiques. Les ingénieurs doivent donc s’intéresser aux « métiers » et aux usages de l’entreprise. Dans une logique de service et d’adaptation du produit à l’écosystème du client, la relation – voire la collaboration - avec le client prend de plus en plus d’importance.  



    [1] Olivier Cousin, Pourquoi la rentabilité économique tue le travail, Lormont, Le Bord de l'eau, coll. « Documents », 2019, 216 p.

     

  • Les secteurs concernés

    Une famille professionnelle présente dans des secteurs dynamiques
    Top 5 des secteurs d’activités employeurs
    Sources : ACOSS, Centre d’analyse stratégique. Traitement Défi métiers

    Près de la moitié de la profession est concentrée sur les « activités informatiques et services d’information ». Trois autres secteurs mobilisent chacun environ un dixième de la profession : les « activités juridiques, comptables, de gestion, d’architecture, d’ingénierie, de contrôle et d’analyses techniques », « les « activités financières et d’assurance » et dans une moindre mesure, les « activités de l’édition, audiovisuel et diffusion ». Malgré le développement de l’e-commerce, les activités de « commerce, réparation d’automobiles et de motocycles » mobilisent à peine plus de 3 % de la famille professionnelle.

    Selon l’observatoire de la branche, l’OPIIEC, 71 % des ingénieurs et cadres R&D en informatique travaillent dans les entreprises de la branche du numérique, de l’ingénierie et du conseil en Ile-de-France (70 % au niveau national).

    Selon l’Insee, le sous-secteur de l’informatique le plus dynamique est l’édition de logiciels avec une création soutenue dans l’édition de logiciels système et de réseau ou encore de jeux électroniques. La programmation et le conseil informatique sont également porteurs, principalement dans la gestion d’installations informatiques et le conseil en système et logiciels informatiques.

    Dissémination dans de nombreux secteurs sous l’impulsion de la numérisation de l’économie

    La numérisation de l’économie favorise la dissémination de ces professionnels dans de nombreux autres secteurs. Ainsi, moins de 3 % de la profession est mobilisées sur 33 secteurs d’activités, probablement intégrés aux fonctions support.

  • Les marchés du travail

    Caractéristiques des actifs en emploi

    Une profession majoritairement masculine et très qualifiée
    154 314
    Actifs en
    Ile-de-France

    Répartition Homme/Femme (en %)

    Répartition H/F
    INSEE RP 2018

    Répartition des âges (en %)

    Répartition par âge
    INSEE RP 2018

    Les trois quarts des « ingénieurs et cadres d'études, recherche et développement en informatique, chef de projets informatiques » sont des hommes. Leur part est nettement plus importante que dans l’ensemble des autres professions. Le faible taux de féminisation témoigne de la moindre attractivité des professions scientifiques et techniques pour les femmes. Elles sont cependant plus présentes dans cette famille professionnelle en Ile-de-France qu’en France entière. La part plus importante des femmes de moins de 30 ans en Ile-de-France indique cependant une légère progression de la féminisation.

    Cette famille se caractérise par une part des jeunes de moins de 30 ans supérieure à l’ensemble des familles franciliennes. Un quart des effectifs a moins de 30 ans. A contrario, la part des actifs âgés de 50 ans ou plus est plus faible de 10 points, soit à peine un actif sur cinq.

    Des actifs hautement diplômés

    Niveau de diplômes (en %)

    Diplômes
    INSEE RP 2018

    Le niveau de diplôme de cette profession est particulièrement élevé. En Ile-de-France, plus de 9 actifs sur 10 ont un diplôme de l’enseignement supérieur et cette part s’accroit encore chez les plus jeunes.

    Des conditions d’emploi stable

    Conditions d'emploi

    INSEE RP 2018
    4 % 14 %
    INSEE RP 2018

    Le salariat est particulièrement développé. Cette famille professionnelle ne compte pas d’actifs indépendant. Par ailleurs, les contrats à durée déterminée et l’apprentissage étant moins développé que dans l’ensemble des familles professionnelles franciliennes, les actifs en emploi sont essentiellement en contrat à durée indéterminée. Enfin, ces professionnels travaillent pour une grande majorité à temps plein.

    En Ile-de-France, la famille professionnelle compte de nombreux étrangers (environ 10%), mais cependant légèrement moins que pour l’ensemble des familles de la région (3 points de moins). Ces étrangers proviennent essentiellement de pays hors Union Européenne. La proportion d’étrangers issus de l’Union Européenne est plus faible pour que l’ensemble des autres FAP de la région et se situe au même niveau que dans le reste de la France. L’Ile-de-France ne semble ainsi pas être particulièrement attractif pour les professionnels européens de cette FAP.

    Un salaire qui croît en fonction de l’expérience et de la spécialisation

    Le salaire d’un ingénieur en informatique augmente avec l’expérience et la spécialisation sur un domaine d’activité, une technologie, le pilotage de projet d’envergure (capacité d’appréhender des sujets complexes dans leur globalité et d’encadrer des équipes aux compétences diverses).

    Le salaire net médian en début de carrière de 2 520 euros, inférieur à celui des ingénieurs de la fabrication et de production qui est de 2 940 euros[1]. Selon l’APEC[2], pour un professionnel expérimenté, selon les fonctions et les secteurs d’activité, le salaire médian en Ile-de-France s’inscrit dans une fourchette allant de 3 000 à 7 000 euros.



    [1] Voir l’outil « Dynamique des salaires » qui recense les salaires déclarés par les entreprises de l’ensemble des professions en Ile-de-France en début, milieu et fin de carrière, sur le site de Défi métiers : https://www.defi-metiers.fr/observatoire-salaires

    [2] Site Apec.fr, observatoire de l’emploi

     

    Un choix de résidence qui reflète une certaine aisance financière

    Près de la moitié des ingénieurs et cadres d'étude, recherche et développement en informatique, chefs de projets informatiques vivent à Paris et dans le département des Hauts-de-Seine (et dans une moindre mesure, dans les Yvelines) où se situent de nombreuses sociétés du secteur ou de sièges sociaux de grandes entreprises, mais qui sont également des départements où les coûts du logement sont parmi les plus élevés. Par ailleurs, seuls 1/3 de ces professionnels résident dans le département dans lequel ils travaillent (contre 55% pour la moyenne francilienne). Une répartition géographique de résidence qui semble ainsi ne pas privilégier la proximité du lieu de travail, et qui témoigne plutôt de niveaux de salaire relativement élevés par rapport à la moyenne francilienne.

    Caractéristiques des demandeurs d’emploi

    Les demandeurs d’emploi seniors en difficulté
    19 502
    Demandeurs d'emploi enregistrés dans cette famille professionnelle
    Part des DE inscrits depuis plus d’un an (en%)
    DIRECCTE 2020
    Taux d’écoulement
    48%
    49%
    DIRECCTE 2020

    Les demandeurs d’emploi inscrits dans cette famille sont 10 000 en fin d’année 2018. Ils restent en moyenne 9 mois au chômage, tout comme pour l’ensemble des demandeurs d’emploi franciliens. La structuration par âge des demandeurs d’emploi de cette profession diffère de celle des professionnels en emploi : les seniors sont surreprésentés. Inversement, les moins de 30 ans de même que les femmes en situation de recherche d’emploi sont sous-représentés par rapport aux actifs en emploi. Leur niveau de diplôme est proche de celui des actifs en emploi. Les demandeurs d’emploi de plus de 30 ans sont peut-être défavorisés du fait de connaissances dans le domaine qui pourraient ne plus être en adéquation avec les technologies et les exigences actuelles. Par ailleurs, le niveau de salaire demandé par le demandeur d’emploi peut également être un frein pour les recruteurs. C’est pourquoi le taux d’écoulement des demandeurs d’emploi de plus de 30 ans est de 10 points supérieur à celui des plus jeunes. Ils mettent donc plus de temps à sortir du chômage.

    Les offres d'emploi et projets de recrutement

    Des perspectives d’emploi en croissance

    Durée des emplois proposés (en %)

    5 389
    DIRECCTE 2020

    La fédération professionnelle Syntec Numérique se félicite de sept années consécutives de créations d'emploi portées par le développement des nouvelles technologies, des efforts en matière de recherche-développement et la bonne tenue de secteurs à forts contenus technologiques. Les perspectives d’emploi sont bonnes pour cette famille professionnelle[1] pour laquelle la Dares envisage des créations de postes et des départs en retraite important sur la période 2018-2022. Ces projections envisagent ainsi environ 24 000 postes à pourvoir sur la période dont 60% en raison des remplacements des départs à la retraite.

    Avec 27 000 projets de recrutement pour l’année 2020 (projets exprimés avant la crise sanitaire du Covid-19), cette famille professionnelle arrive en tête des intentions d’embauche à court-terme. Les deux tiers de ces projets sont jugés difficiles par les employeurs, ce qui est bien plus élevé que sur l’ensemble des familles professionnelles (44 %).

    Parmi les offres d’emploi déposées à Pôle emploi en 2018, la quasi-totalité était de longue durée (supérieure à 6 mois). On sait par ailleurs que les profils de haut niveau n’utilisent pas uniquement le service public de l’emploi (Pôle emploi ou Apec), mais également des cabinets spécialisés ou leur propre réseau professionnel.



    [1] Nous sommes ici à un niveau supérieur dans la nomenclature. Sont ainsi comptabilisés dans cet exercice de prospective les « ingénieurs et cadres d’études, recherche et développement en informatique, chefs de projets informatiques » mais aussi les « Ingénieurs et cadres d'administration, maintenance en informatique » et les « Ingénieurs et cadres des télécommunications »

    La fédération professionnelle Syntec Numérique se félicite de sept années consécutives de créations d'emploi portées par le développement des nouvelles technologies, des efforts en matière de recherche-développement et la bonne tenue de secteurs à forts contenus technologiques. Les perspectives d’emploi sont bonnes pour cette famille professionnelle[1] pour laquelle la Dares envisage des créations de postes et des départs en retraite important sur la période 2018-2022. Ces projections envisagent ainsi environ 24 000 postes à pourvoir sur la période dont 60% en raison des remplacements des départs à la retraite.

    Avec 27 000 projets de recrutement pour l’année 2020 (projets exprimés avant la crise sanitaire du Covid-19), cette famille professionnelle arrive en tête des intentions d’embauche à court-terme. Les deux tiers de ces projets sont jugés difficiles par les employeurs, ce qui est bien plus élevé que sur l’ensemble des familles professionnelles (44 %).

    Parmi les offres d’emploi déposées à Pôle emploi en 2018, la quasi-totalité était de longue durée (supérieure à 6 mois). On sait par ailleurs que les profils de haut niveau n’utilisent pas uniquement le service public de l’emploi (Pôle emploi ou Apec), mais également des cabinets spécialisés ou leur propre réseau professionnel.



    [1] Nous sommes ici à un niveau supérieur dans la nomenclature. Sont ainsi comptabilisés dans cet exercice de prospective les « ingénieurs et cadres d’études, recherche et développement en informatique, chefs de projets informatiques » mais aussi les « Ingénieurs et cadres d'administration, maintenance en informatique » et les « Ingénieurs et cadres des télécommunications »

     

  • Les enjeux pour la profession et leurs impacts sur les métiers

    Une profession à forts enjeux technologiques avec des promesses d’emploi importantes
    Enjeux par dimension

    Les besoins sont croissants sur les fonctions cadres et les postes d'ingénieurs où l’expérience est importante. Les besoins portent sur les capacités d’exploitation des données qui reposent sur des connaissances en mathématiques (intelligence artificielle, algorithmes), en statistiques, en ingénierie de la donnée, en conception et maintenance de logiciels.

    Cependant la quantité de personnes en formation à niveau Bac +4/5 est insuffisante pour répondre aux enjeux futurs de la digitalisation des entreprises, de l'économie et de la société. Les besoins portent sur une hybridation des capacités techniques avec une maitrise des pratiques et des enjeux des différents secteurs et activités économiques.  La création de CQP spécialisés permet de répondre à de nouveaux besoins de qualification. Par exemple, le CQP « Manager de la sécurité et des risques de l'information (MSRI) » est une réponse aux besoins croissants de cybersécurité des entreprises.

    Accélération des innovations technologiques et formation

    La dimension technologique est particulièrement prégnante dans cette profession où les technologies évoluent très rapidement et peuvent être disruptives. Le turnover, important dans le secteur informatique, est un moyen pour ne pas s'enfermer dans une technologie ou un produit maison. En effet, la concurrence entre entreprises est forte sur ces profils. Les actifs peuvent donc facilement changer d’emploi régulièrement pour multiplier les expériences, améliorer leur environnement, etc.[1]

    Dans ce contexte, les organismes de formation sont contraints à une grande réactivité et à proposer des modalités de formation adaptées (courtes, à distance, asynchrones, etc.) animées par des formateurs ayant une pratique avérée des sujets qu'ils traitent.

    Autoformation agile vs gestion prévisionnelle des compétences

    Face à la rapidité des évolutions technologiques, se dessine une injonction d’autoformation agile, toutes modalités de formation confondues. Le Céreq donne en exemple les éditeurs de logiciels pour leur volontarisme en matière de formation continue. Or, dans ce secteur, le turnover est important et pourrait souligner la nécessité, pour ces professionnels, de changer de structure pour évoluer et ne pas être enfermés dans une spécialisation ou sur un produit maison.

    La crise de la Covid a momentanément bouleversé les modes de recrutement. Actuellement, les profils des jeunes diplômés ne semblent plus tout à fait aussi attractifs ; les recruteurs préférant des profils plus expérimentés.


    [1] KYU Lab. Etude prospective sur les métiers de la branche en région Ile-de-France. OPIIEC, avril 2020.

     

     

  • Les formations

    Un lien fort mais non exclusif entre la formation et la profession exercée
    Part des actifs de la FAP issue des différentes spécialités de formation
    INSEE EEC 2018

    Le lien emploi-formation pour cette FAP peut être qualifié de fort[1]. Cependant, « les ingénieurs en informatique […] sont recrutés sur des critères de formation un peu moins spécifiques que dans les autres régions. En effet, dans la région capitale, le métier peut aussi être exercé avec une spécialité de formation scientifique, par exemple en possédant un niveau de diplôme équivalent. [2] »

    Ainsi, la moitié des jeunes « ingénieurs, cadres d’étude R&D et chefs de projets informatiques » de moins de 30 ans ont suivi une formation relevant de la spécialité « informatique, traitement de l’information, réseaux et transmission de données ». Cependant, les spécialités de l’industrie représentent plus de 18 % notamment en « électricité-électronique », en « technologies industrielles fondamentales » et en « automatisme et robotique industrielle ». Les spécialités « échanges et gestion » forment 12 % de cette profession et 10 % sont issus de formation en « mathématiques et sciences ».



    [1] GONNARD Sophie, OMONT Laure et BEN MEZIAN Morad, « En Ile-de-France, un lien plus faible entre la formation suivie et l'emploi exercé pour les jeunes dans les métiers peu qualifiés », Insee Analyses Ile-de-France n°49, 2016, 4p.

    [2] ibid.

     

    Ingénieur : une profession mais aussi un titre

    Le titre d’« Ingénieur » est réservé aux personnes ayant obtenu un diplôme sanctionnant une formation de niveau Bac +5 (Master 2) dans les écoles habilitées par la Commission des titres d’ingénieurs (CTI). En France, ce titre est protégé et l'obtention d'un diplôme de niveau équivalent ne suffit pas pour s'en réclamer. En revanche, l’exercice de la profession n’est pas réglementé. On peut donc parfaitement occuper un poste ou remplir la fonction d'ingénieur sans en posséder le diplôme.

    Le Fafiec et la Direccte Ile-de-France[1] reconnaissent la qualité de la formation initiale et identifient cependant des lacunes en matière de compétences spécifiques en analytics, Cloud, Internet of Things[2] et logiciels embarqués, Open source, etc. Cependant l’offre se développe.



    [1] « Etude prospective pour la branche des métiers du numériques en région Ile-de-France », Rapport d’étude et synthèse, Fafiec, Direccte Ile-de-France - mai 2016

    [2] L’Internet des objets regroupe tous les objets physiques communicants dotés d’une identité numérique unique.

     

    Des formations courtes pour des professionnels déjà très qualifiés

    L’adaptation aux évolutions technologiques est portée par des formations courtes souvent à distance et à dominante technique. L’autoformation est encouragée (e-learningmentoring inversé[1] mélangeant équipes et niveaux de responsabilité). Le tutorat, le partage de pratiques sont relativement courantes.



    [1] Le mentoring désigne une relation interpersonnelle de soutien, d’aide, d'échanges et d'apprentissage, dans laquelle une personne d'expérience (le mentor) offre sa sagesse son expertise dans le but de favoriser le développement d'une autre personne (le mentoré) qui a des compétences ou des connaissances à acquérir et des objectifs professionnels à atteindre.