Conducteurs de véhicules légers

Conducteurs de véhicules légers

Part de l'Ile-de-France dans l'emploi national

27 %
125 193
Actifs en emploi
en France
Dont
33 375
Actifs en emploi
en Ile-de-France

Évolution des effectifs franciliens 2013-2018

+18 %

Cette famille professionnelle a connu une très forte hausse de ses effectifs en Ile-de-France entre 2012 et 2017 (+17 %)

Des professionnels travaillant majoritairement en tant qu’indépendants

  • Les activités et leurs évolutions

    Cette famille professionnelle regroupe les professionnels réalisant des transports de personnes (ambulanciers, taxis, conducteurs de VTC ou sur circuit touristique) au moyen d’un véhicule léger (capacité de moins de 9 personnes). Il peut s’agir de professionnels salariés ou exerçant en tant qu’indépendants.

    Des métiers centrés sur le transport dans la sécurité des personnes
    Positionnement des métiers
    Source : Pôle emploi, répertoire ROME​

    Ces professionnels peuvent exercer dans différents cadres : si la conduite de taxi ou de véhicule de tourisme avec chauffeur (VTC) est l’activité la plus fréquente, il peut également s’agir de transport sanitaire (ambulancier), social (chauffeur accompagnateur de personnes à mobilité réduite, conducteur de transport scolaire adapté), touristique (hors VTC) ou encore au sein de l’armée. Plus de la moitié de (presque 60 %) travaillent en tant qu’indépendants – principalement en tant que conducteurs de taxis et VTC. Parmi les salariés, on retrouve également des conducteurs de taxi, ambulanciers (un peu plus de 15 % du total pour chacun de ces métiers) ou encore des conducteurs de voiture particulière (10 %). Il est par ailleurs notable que l’Ile-de-France concentre près de la moitié de l’emploi de conducteurs de véhicules légers en tant qu’indépendant au niveau national (contre environ un quart pour l’ensemble de la famille professionnelle).
    Leurs activités sont centrées sur la conduite de véhicules (réalisation de transports urbains ou régionaux, identification de l’itinéraire à prendre), leur maintenance, mais également sur la prise en charge du public (accueil de la clientèle, adaptation de la conduite ou de l’itinéraire, relation client). Selon la nature du poste occupé, les conducteurs de véhicules légers peuvent également réaliser d’autres activités. Ainsi, les ambulanciers doivent procéder à la désinfection et décontamination de l’équipement, et les chauffeurs sur circuit touristique sont amenés à présenter les sites et monuments culturels. Enfin, le fait d’être travailleur indépendant ajoute une dimension de gestion administrative à ces métiers.
    Il existe différentes possibilités de mobilités pour ces professionnels. D’autres activités de conduite (livraison, transports en commun) sont envisageables. Il est également possible pour eux d’aller vers des métiers en liens la conduite : moniteur d’auto-école, coordinateur d’exploitation des transports routiers des personnes ou loueur de véhicules automobiles. Il est également possible d’évoluer et de se diriger ainsi vers des fonctions de directeur ou coordinateur d’agence de transport routier de personne ou de directeur de PME spécialisée dans le domaine.

    La conduite et l’entretien du véhicule, au cœur des activités de ces professions
    • Entretenir le véhicule sur les plans de l’hygiène et de la sécurité ;
    • Déterminer l’itinéraire le plus adapté à la réalisation d’une course ;
    • Adapter l’itinéraire en fonction de l’évolution du trafic ou de la demande des clients ou usagers ;
    • Assurer une conduite dans le respect de la règlementation routière et des règles de sécurité des personnes et des biens ;
    • Réaliser une maintenance régulière du véhicule utilisée
    Une place importante pour la relation avec les usagers et clients
    • Accueillir les personnes prises en charge ;
    • Répondre aux demandes des usagers dans le respect de la règlementation routière et des règles de sécurité des personnes et des biens ;
    • Renseigner la clientèle (notamment touristique) ;
    • Dispenser des commentaires dans le cadre d’un circuit touristique ;
    • Encaisser le paiement d’un déplacement ou délivrer une facture
    • S’assurer de la qualité de la prestation
  • Les secteurs concernés

    Une famille professionnelle logiquement concentrée dans le secteur des transports et de l’entreposage
    Top 5 des secteurs d’activités employeurs
    Sources : ACOSS, Centre d’analyse stratégique. Traitement Défi métiers

    Les deux tiers de ces professionnels se retrouvent fort logiquement dans le secteur des transports et de l’entreposage. Le second secteur employeur est celui des « activités pour la santé humaine » (environ 15 % des actifs, ce qui correspond environ à la part des ambulanciers). Il est également possible d’exercer en tant que salariés au sein de toute entreprise ayant des besoins sur ces métiers. On ne retrouve cependant ces professionnels qu’en faible nombre dans les autres secteurs.
    A l’horizon 2030, les perspectives d’emploi sont favorables dans le secteur des transports et de l’entreposage ainsi que dans celui des activités pour la santé humaines. Les activités de transport ont été fortement touchées par les confinements et la crise sanitaire. Si les chauffeurs (VTC, taxi) étaient toujours en mesure d’exercer tout du long, la limitation des déplacements des individus a fortement réduit leur activité (de même que la baisse drastique du tourisme).

  • Les marchés du travail

    Caractéristiques des actifs en emploi

    Une famille professionnelle largement masculine et plutôt âgée, une surreprésentation des étrangers et des résidents en Seine-Saint-Denis
    33 375
    Actifs en
    Ile-de-France

    Répartition Homme/Femme (en %)

    Répartition H/F
    INSEE RP 2018

    Répartition des âges (en %)

    Répartition par âge
    INSEE RP 2018

    Les femmes représentent à peine plus d’1 actif sur 20 de cette famille professionnelle extrêmement genrée. Ces professions, à l’instar de l’ensemble des métiers liés à la conduite sont traversées par de persistants stéréotypes de genre. Depuis 2018, plusieurs entreprises de VTC (ou travaillant avec ces professionnels)[1] n’emploient que (ne travaillent qu’avec) des conductrices (« Kolett », « Femme au volant »). Certaines des entreprises les plus connues intègrent également un service 100 % féminin, suite notamment à la médiatisation d’agressions sexuelles subies par des clientes de VTC.
     
    Largement plus masculine que la moyenne, cette famille regroupe également des professionnels plus âgés : les moins de 30 ans sont largement sous-représentés quand les plus de 50 ans sont quant à eux très nombreux. Le coût d’entrée dans ces professions peut être élevé pour de jeunes actifs, selon le mode d’exercice et le métier choisi (achat ou au moins location d’un véhicule, achat d’une licence de taxi). Par ailleurs, toutes professions confondues, les indépendants sont en moyenne plus âgés que les salariés, en Ile-de-France[2] comme au niveau national[3].
     
    Ces professionnels résident bien plus souvent en Seine-Saint-Denis que l’ensemble des actifs (de 10 près de 10 points) et deux fois moins souvent à Paris. Par ailleurs, près d’1 actif sur 5 est de nationalité étrangère, chiffre 1,5 fois plus élevé que pour l’ensemble des actifs franciliens.


    [1] Dans de nombreux cas, les chauffeurs VTC sont indépendants et travaillent « avec » des plateformes qui ne sont pas considérés comme leur employeur, malgré le fait que la question se pose d’un point de vue juridique (voir la partie ci-dessous concernant les dynamiques de la famille professionnelle).

    [2] Insee Île-de-France, Direccte IdF, IAU IdF « Le travail indépendant en Île-de-France : une croissance tournée vers les services aux entreprises », Insee Analyses Ile-de-France n°94, 2019

    [3] Insee, données annuelles 2019

     

    Un niveau de qualification faible, une sous-représentation des diplômés du supérieur

    Niveau de diplômes (en %)

    Diplômes
    INSEE RP 2018

    Un peu moins d’un tiers des actifs sont diplômés d’études supérieures, soit une proportion deux fois plus faible que celle de l’ensemble des actifs franciliens. Environ 45 % de ces professionnels ont un niveau infra-bac (10 points de plus que la moyenne). Les moins de 30 ans sont légèrement plus souvent diplômés du supérieur (un peu moins de 4 actifs sur 10). 

    Une majorité d’indépendants, des rémunérations en dessous du salaire médian

    Conditions d'emploi

    INSEE RP 2018
    11 % 14 %
    INSEE RP 2018

    Les travailleurs non-salariés représentent près de 60 % des actifs de cette famille professionnelle (contre 10 % des actifs franciliens). Ces indépendants peuvent également cumuler leur travail non salarié avec un emploi. En effet, un cinquième des indépendants franciliens (tous métiers confondus) sont « pluriactifs » (2015), proportion croissante (+6 points entre 2007 et 2015), ce qui serait « largement imputable à la mise en place du régime de l’auto-entrepreneur, puis du micro-entrepreneur »[1]. Plus d’un tiers des actifs sont en CDI. Le CDD représente 5 % de l’emploi de la FAP mais plus de 10 % de l’emploi salarié. Les autres formes d’emploi sont marginales (moins de 1 % des actifs, soit 4 fois moins que la moyenne francilienne).
     
    Le temps partiel est peu courant pour ces professionnels (1 actif sur 10, contre environ 15 % en moyenne en Ile-de-France). En effet, au regard des coûts incompressibles liés à l’activité (notamment indépendante : amortissement de l’équipement et notamment du véhicule et de la licence pour les taxis), son exercice doit se faire à temps plein pour dégager une rentabilité suffisante. Une infographie réalisée par le quotidien Le Monde estimait ainsi une rémunération nette mensuelle de 500€ pour un chauffeur « travaillant avec » l’entreprise Uber 40 heures par semaine, rémunération qui passe à environ 1 300€ pour 60 heures d’activité hebdomadaire[2]. S’il s’agit d’estimations ne concernant qu’une partie de la famille professionnelle, ce constat de rémunération horaire corrélée positivement au temps de travail peut également s’appliquer pour l’ensemble de ces professionnels (au moins indépendants) pour lesquels les coûts incompressibles ou décroissants incitent à une durée du travail élevée. Il est cependant possible qu’un certain nombre de chauffeurs VTC exercent une autre activité principale (et ne soient donc pas comptabilisés dans cette famille professionnelle), ce qui fait qu’ils ne seraient pas comptabilisés ici bien qu’il s’agisse de conducteurs de véhicules légers exerçant à temps partiel.
     
    La rémunération médiane de ces professionnels va de 1 350€ chez les moins de 30 ans à 1 550 € pour les seniors, ce qui constitue une progression des rémunérations plutôt faible. A titre de comparaison, le salaire mensuel médian national est d’environ 1 850€ net en équivalent temps plein[3].  


    [1] Insee Île-de-France, Direccte IdF, IAU IdF « Le travail indépendant en Île-de-France : une croissance tournée vers les services aux entreprises », Insee Analyses Ile-de-France n°94, 2019

    [2] Le Monde (version web) « Qui sont les chauffeurs Uber », publié le 01/02/2017

    [3] Centre d’observation de la société, avril 2020

     

    Caractéristiques des demandeurs d’emploi

    Des demandeurs d’emploi souvent plus jeunes que les actifs occu-pés, un retour à l’emploi moins rapide que la moyenne
    9 093
    Demandeurs d'emploi enregistrés dans cette famille professionnelle
    Part des DE inscrits depuis plus d’un an (en%)
    DIRECCTE 2020
    Taux d’écoulement
    44%
    49%
    DIRECCTE 2020

    En 2018, le nombre de demandeurs d’emploi souhaitant exercer au sein de cette FAP représente plus de la moitié du nombre d’actifs occupés salariés de celle-ci, ce qui paraît très élevé.
    Les moins de 30 ans sont presque deux fois plus nombreux en proportion parmi les demandeurs d’emploi de la FAP que parmi ses actifs occupés. Ce chiffre reste cependant inférieur à la moyenne francilienne. Les femmes sont légèrement plus présentes parmi les demandeurs d’emploi par rapport à la structure de la FAP.
    En termes de niveau de diplôme, les demandeurs d’emploi sont un tiers à être diplômés du niveau bac (plus du double de la part des « niveau bac » parmi les actifs occupés). Les diplômés du supérieurs sont autant représentés parmi ces deux catégories.
    Le taux d’écoulement des demandeurs d’emploi est en dessous de la moyenne francilienne de façon assez conséquente pour toutes les classes d’âge. La durée moyenne de chômage des sortants est de 10 mois, soit 1 mois de plus que la moyenne, et la part des demandeurs d’emploi inscrits depuis plus d’un an est également supérieure à la moyenne. Ces trois indicateurs laissent supposer un retour à l’emploi relativement plus difficile (ou au moins plus long) qu’en moyenne.

    Les offres d'emploi et projets de recrutement

    Des offres d’emploi plus nombreuses que les demandeurs, presque toutes de longue durée

    Durée des emplois proposés (en %)

    1 324
    DIRECCTE 2020

    Si les indicateurs de fluidité laissent supposer une relative difficulté à retrouver un emploi salarié, le nombre de demandeurs d’emploi est inférieur au nombre d’offres (7 300 contre 9 400 en 2018). Cette forte tension alors même que les demandeurs d’emploi de cette FAP ont des indicateurs de retour à l’emploi inférieurs à la moyenne laisse supposer une inadéquation entre les offres d’emploi et les attentes des demandeurs. Ces offres d’emploi sont par ailleurs en très grande majorité de longue durée (les offres de 6 mois ou plus, y compris CDI, représentent presque 95 % d’entre elles, contre les deux tiers de l’ensemble des offres d’emploi franciliennes).
    L’enquête Besoins en Main-d’œuvre de Pôle emploi recense un nombre d’offres d’emploi inférieur (3 300 en moyenne par an depuis 2013, avec une hausse conséquente depuis 2016). Elle souligne également une part de recrutement anticipés comme difficile plus élevée que la moyenne (55 % sur la période, 46 % en 2021). Ces chiffres ne comprennent qu'une partie de l'emploi sur ces métiers, puisque pour rappel 6 actifs sur 10 sont indépendants parmi ces professionnels.

  • Les enjeux pour la profession et leurs impacts sur les métiers

    Un emploi dynamique mais fortement fonction des dynamiques législatives
    Enjeux par dimension

    L’emploi de cette famille professionnelle a très fortement progressé sur les cinq dernières années en Ile-de-France (+17 %) dans un contexte de stagnation de l’emploi régional. Cette forte évolution s’explique en très grande partie en raison de l’entrée sur le marché d’entreprises des plateformes de véhicules de tourisme avec chauffeurs (VTC) au début de la décennie, permise par la loi Novelli (2009). Ces entreprises développent des applications mobiles permettant l’appariement de chauffeurs de VTC indépendants et de particuliers souhaitant effectuer une course. Ainsi, alors qu’en 2016 les taxis représentaient d’après une estimation 78 % du transport public particulier de personnes (T3P) et les VTC (indépendants ou salariés) 22 %, cette répartition est passée à 58 % de taxis et 42 % de VTC en 2018 (en Ile-de-France, la part des VTC est de près de 50 %), avec une hausse du nombre de VTC de 65 % entre 2017 et 2018[1]. Cet essor a été rendu possible par un modèle économique atypique, dans la très grande majorité des cas, ces plateformes n’étant pas les employeurs des conducteurs de VTC mais leurs « partenaires ». Ainsi, ce modèle a été vu comme une opportunité de retour ou d’accès à l’emploi (43 000 chauffeurs de VTC en France en 2018 dont 32 000 en Ile-de-France)[2] Cependant, ce modèle est largement critiqué sur le plan social (faibles rémunérations horaires, « salariat déguisé » peu avantageux pour les indépendants) et les évolutions juridiques récentes tendent à requalifier les contrats de prestation liant les deux parties en contrats de travail. Dans l’hypothèse d’une requalification généralisée des contrats de ces professionnels, il apparaît peu probable que le niveau de l’emploi et de sa dynamique se maintiennent à leurs niveaux actuels. Le rapport de la mission « Frouin », réalisée à la demande du Premier ministre en 2020, préconise également une requalification des contrats, qui seraient alors conclus entre ces professionnels et des entreprises de portage salarial ou des coopératives d’activité et d’emploi.
    Si les dynamiques législatives sont au cœur de l’évolution de l’emploi de la FAP, d’autres facteurs ont également un impact. L’activité de ces professionnels est très liée à l’activité du territoire. Ainsi, la crise sanitaire, en limitant les déplacements quotidiens et le tourisme, a considérablement diminué l’activité de ces professionnels (hors ambulanciers)[3]. A contrario, l’organisation de grands évènements (Coupe du Monde 2023 de rugby en France, Jeux Olympiques et Paralympiques 2024 à Paris) pourrait permettre de relancer ponctuellement l’activité, de même qu’une reprise du tourisme et des activités culturelles.
    La transition écologique doit également être prise en compte dans les dynamiques d’évolution des emplois de cette FAP. Ainsi l’entreprise Uber indique avoir comme objectif de ne plus avoir de chauffeur partenaire roulant au diesel d’ici 2024 (contre près de 90 % des chauffeurs de VTC en 2018)[4], et d’en avoir 50 % utilisant des voitures électriques à l’horizon 2025. Les décisions prises quant à l’évolution de la circulation pour favoriser les mobilités douces ou collectives pourraient également affecter l’emploi de cette FAP, via notamment une régulation des transports individuels (circulations différenciées et alternées, aménagement routier).
     
    Du point de vue des dynamiques technologiques, les véhicules autonomes actuellement en développement pourraient à plus long terme concurrencer les chauffeurs de T3P. Des « taxis volants » sont également en cours de développement, comme l’a annoncé le Groupe RATP début 2021. Ces deux innovations sont encore trop embryonnaires (surtout la seconde) pour pouvoir déterminer si (en cas d’aboutissement et de massification de leur usage) elles seraient en mesure de concurrencer ces professionnels.   


    [1] « Les taxis et les VTC en 2017-2018. Rapport de l’Observatoire national des transports publics particuliers de personnes », janvier 2020, pp 10-15

    [2] Ibid. Le nombre de conducteurs de VTC en Ile-de-France serait alors égal à l’ensemble de la FAP. Ce décalage peut s’expliquer par plusieurs facteurs : le nombre de conducteurs de VTC recensé par l’Observatoire national des T3P peut être surestimé par le fait qu’ils puissent compter des professionnels ayant cessé leur activité. De plus, certains d’entre eux ont une autre activité principale et sont comptabilisés dans une autre FAP dans le recensement de la population. Enfin, le recensement de la population a pour année médiane 2017 (agrégation de données de 2015 à 2019) et pourrait ainsi sous-estimer le volume de ces professionnels eu égard à leur très forte croissance sur ces dernières années.

    [3] Les données manquent et sont peu harmonisables sur ce point. La sénatrice Catherine Dumas estime cette perte à 60 % de leur chiffre d’affaire pour les taxis parisiens au printemps 2020 (question écrite n°16403 au Sénat).

    [4] « Les taxis et les VTC en 2017-2018. Rapport de l’Observatoire national des transports publics particuliers de personnes », janvier 2020, p. 28

     

     

  • Les formations

    Un diplôme unique pour devenir ambulancier, des cartes professionnelles impératives pour les autres métiers
    Part des actifs de la FAP issue des différentes spécialités de formation
    INSEE EEC 2018

    Il est évidemment impératif de disposer d’un permis B (période probatoire terminée) pour exercer dans cette famille professionnelle, ainsi que de pouvoir attester d’une formation de premiers secours (PSC 1) de moins de deux ans. Seul le métier d’ambulancier nécessite la possession d’un diplôme : le diplôme d’Etat d’ambulancier, de niveau 4 (6 mois de formation). Les métiers de conducteurs de taxi et de VTC nécessitent chacun la possession d’une carte professionnelle spécifique, délivrée après examen et valable 5 ans.
    Le fait qu’aucun diplôme ne soit nécessaire pour exercer pour la majorité des professionnels explique une importante variété de spécialités de formation. Ainsi, en Ile-de-France, les domaines de formation dont sont issus ces professionnels sont assez variés et diffèrent fortement au niveau régional par rapport au niveau national : alors que le domaine des « spécialités pluritechnologiques mécanique-électricité (y compris maintenance mécano-électrique) » est celui dont sont issus le plus souvent ces professionnels en Ile-de-France, il est seulement le 5ème au niveau national. Les non-diplômés sont assez nombreux (8 % de la FAP en Ile-de-France).

  • Sources bibliographiques et de données

    Bibliographie
    • Insee Île-de-France, Direccte IdF, IAU IdF « Le travail indépendant en Île-de-France : une croissance tournée vers les services aux entreprises », Insee Analyses Ile-de-France n°94, 2019
    • Observatoire national des transports publics particuliers de personnes, « Les taxis et les VTC en 2017-2018. Rapport de l’Observatoire national des transports publics particuliers de personnes », janvier 2020, 40p.
    Source des données
    • Outil dynamique des bassins, Défi Métiers, https://www.defi-metiers.fr
    • Outil dynamique des salaires, Défi Métiers, https://www.defi-metiers.fr
    • INSEE, Enquête emploi continue, année médiane 2015 
    • INSEE, données du recensement, RP 2016
    • DARES, traitement direccte Ile-de-France
    • DARES, données de prospective par FAP87, 2018-2022
    • Enquête IVA (Insertion dans la vie active), dispositif national piloté par le Ministère de l’Education Nationale et de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, données Ile-de-France via l’enquête réalisée dans le cadre d’un partenariat entre la région, les trois académies franciliennes, la DRIAAF, la DRONISEP et Défi-métiers.