Agents de sécurité et de surveillance

Agents de sécurité et de surveillance

Part de l'Ile-de-France dans l'emploi national

32 %
183 348
Actifs en emploi
en France
Dont
58 933
Actifs en emploi
en Ile-de-France

Évolution des effectifs franciliens 2013-2018

+18 %

Une surreprésentation importante des agents de sécurité et de surveillance en Ile-de-France.

« Des besoins en emploi importants renforcés par le niveau durablement élevé de la menace terroriste »

  • Les activités et leurs évolutions

    L'agent de sécurité et de surveillance assure, par une présence continue, la sécurité dans les magasins ou autres lieux et veille à la protection des personnes dans son domaine (protection, surveillance, secours, …).

    Des activités centrées sur la prévention des risques, la sécurité des sites, la protection des personnes et des biens, et l’intervention sur sites
    Positionnement des métiers
    Source : Pôle emploi, répertoire ROME​

    Cette famille professionnelle regroupe d’une part les agents civils de sécurité et de surveillance et d’autre part les convoyeurs de fonds, gardes du corps, enquêteurs privés et métiers assimilés. Les premiers, avec un effectif de près de 52 000 personnes, représentent 95% des agents de sécurité et de surveillance. L’Ile-de-France concentre un tiers de ces professionnels. Cette surreprésentation francilienne peut s’expliquer par la concentration de bâtiments et de rassemblements publics dont l’accès, le contrôle et la surveillance ont augmenté suite aux attentats ayant débuté en 2015 (aéroports, gares, stades, centres commerciaux, salles de spectacles, sièges sociaux, etc.).

    Les convoyeurs de fonds, gardes du corps, enquêteurs privés et métiers assimilés sont quant à eux plus de 2 500, soit 5% des agents de sécurité et de surveillance et un quart du total national. 

    Ces professionnels interviennent dans différents domaines : la surveillance, le filtrage, la télésurveillance, l’incendie ou encore l’aéroportuaire. Un casier judiciaire exempt de toute mention contradictoire et une carte professionnelle valable 5 ans, délivrée par le CNAPS (Conseil National des Activités Privées de Sécurité) sont obligatoires. Depuis le 1er janvier 2018, le droit de porter une arme est étendu à certains professionnels de la sécurité privée.

    D’après le rapport de la Cour des Comptes consacré à cette profession, « les effectifs des sociétés privées de sécurité représentent l’équivalent de plus de la moitié (55 %) de ceux des forces de sécurité publique. La bonne coordination de l’ensemble de ces moyens est un enjeu pour l’efficacité de la politique de sécurité ».

    Dans le même temps, relève toujours la Cour des Compte, le secteur de la sécurité privée est atomisé, ce qui entraîne « une concurrence sévère et des prix bas, particulièrement dans le domaine de la surveillance humaine où le critère du coût horaire est souvent le seul pris en compte par les donneurs d’ordre, au détriment de la qualité du service. Le modèle économique du secteur n’est pas sans incidence sur son modèle social qui se caractérise par une main d’œuvre particulièrement volatile (167 800 salariés pour 350 000 cartes professionnelles en cours de validité), très peu qualifiée et mal rémunérée : 44 % des agents de sécurité exerçant une activité de surveillance perçoivent un salaire mensuel brut inférieur à 1 700 €. N’ayant quasiment pas évolué depuis 2010, le modèle social reste marqué par une prédominance des agents d’exploitation qui représentent toujours près de 86 % de l’effectif total et l’absence de corps d’encadrement intermédiaire. Principale faiblesse du secteur, cette situation constitue aujourd’hui un obstacle à une montée en compétence et à une meilleure qualité de service rendu.

    Des évolutions professionnelles[1] sont envisageables vers les métiers de l’encadrement. Ces évolutions requièrent généralement une qualification spécialisée de niveau Bac, voire BTS, et peuvent être accompagnées par la VAE. Les possibilités d’évolutions vers les métiers de l’encadrement dans la sécurité privée restent cependant limitées en raison d’un taux d’encadrement intermédiaire faible dans les entreprises. Des mobilités professionnelles peuvent également s’envisager vers les métiers de la sécurité publique (policer, gendarme...) avec des actions de préparation et de formation adaptées. Ces métiers sont accessibles sur concours. D’autres mobilités professionnelles peuvent s’envisager vers les métiers de la sécurité civile et des secours (pompier, secouriste...) avec des actions de préparation et de formation variables selon les métiers visés. L’accès se fait à différents niveaux de diplôme, parfois par concours, et avec une formation complémentaire en secourisme. Une bonne condition physique est indispensable pour accéder à ces métiers.

    Source : Cartographie des emplois directement mobilisés par l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques Paris 2024, CDES et Amnyos, Mars 2014.

    Pôle Emploi, Fiches IMT



    [1] Source : Cartographie des emplois directement mobilisés par l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques Paris 2024, CDES et Amnyos, Mars 2014.

     

    Principales activités :
    • Surveiller les lieux, les biens et effectuer des rondes de prévention et de détection de risques
    • Contrôler la conformité d'entrée et de sortie de personnes et de biens
    • Vérifier les accès, les lieux (fermeture, présence d'objets, de personnes, ...), les équipements et les systèmes de sécurité et de prévention
    • Repérer les anomalies, incidents et informer les forces de l'ordre et les clients
    • Assister et aider les personnes ou réceptionner les secours
    • Appliquer des règles de sécurité, de protection et de prévention des risques
    • Renseigner les supports d'intervention et d'activité (rapports, mains courantes, registres de sécurité, déclaration, ...)
    Conditions et qualifications pour accéder au métier d’agent de sécurité privée :
    • Un casier judiciaire exempt de toute mention contradictoire
    • Une carte professionnelle valable 5 ans, délivrée par le CNAPS
    • Une ou plusieurs habilitations (notamment SSIAP 1 à 3) sont généralement requises
    • Une certification professionnelle (CQP APS).
    • Sur les métiers de l’encadrement une qualification de niveau supérieur peut être attendue (Bac professionnel ou BTS).
  • Les secteurs concernés

    Près des deux tiers de la FAP concentrée dans les activités de services administratifs et de soutien
    Top 5 des secteurs d’activités employeurs
    Sources : ACOSS, Centre d’analyse stratégique. Traitement Défi métiers

    60% des agents de sécurité et de surveillance appartiennent au secteur des activités de services administratifs et de soutien, auquel sont rattachées les entreprises de sécurité. En effet, ces professionnels sont le plus souvent salariés d’entreprises de sécurité privées. Cela témoigne d’une très forte externalisation de cette fonction de sécurité et de surveillance par les entreprises.  Plus rarement, ils appartiennent à des entreprises dont l’activité principale n’est pas la sécurité mais l’administration publique (9%), le transport et l’entreposage (5%) ou encore le commerce (4%) et les activités immobilières (3%).

    La Cour des Comptes note que « malgré une évolution particulièrement dynamique, le secteur des activités privées de sécurité se caractérise par son atomisation (67 % des sociétés privées de sécurité n’avaient aucun salarié en 2016), sa très forte concentration (43 % du chiffre d’affaires sont réalisés par les 36 plus grandes entreprises) et sa faible rentabilité (environ 1 % de marge en moyenne). Du fait de cette atomisation, le marché des activités privées de sécurité connaît une concurrence sévère et des prix bas, particulièrement dans le domaine de la surveillance humaine où le critère du coût horaire est souvent le seul pris en compte par les donneurs d’ordre, au détriment de la qualité du service ».

  • Les marchés du travail

    Caractéristiques des actifs en emploi

    Une féminisation lente mais nécessaire
    58 933
    Actifs en
    Ile-de-France

    Répartition Homme/Femme (en %)

    Répartition H/F
    INSEE RP 2018

    Répartition des âges (en %)

    Répartition par âge
    INSEE RP 2018

    Les agents de sécurité et de surveillance sont principalement des hommes (neuf sur dix). On observe cependant une forte féminisation des profils chez les moins de 30 ans puisque la part de femmes s’élève parmi eux à presqu’une femme sur deux. Ceci s’explique notamment par le fait que la loi impose que les palpations sur des femmes soient effectuées par des personnes de même sexe[1].

    Les agents de sécurité et de surveillance comptent moins de jeunes de moins de 30 ans que l’ensemble des familles professionnelles franciliennes (14% contre 20%). A contrario, la part d’âges intermédiaires (30-49 ans) y est plus élevée (58% contre 52%) et celle des plus de 50 ans, identique.

    La part d’agents de sécurité et de surveillance résidant en Seine-Saint-Denis est plus élevée que celle de l’ensemble des familles professionnelles franciliennes (22% contre 10%) tandis que la part de personnes résidant à Paris est inférieure (13% contre 20%).



    [1] Contrôle de sécurité : fouille corporelle, vérification d'un sac, du véhicule... https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F32041

     

    Des métiers accessibles aux personnes peu diplômées

    Niveau de diplômes (en %)

    Diplômes
    INSEE RP 2018

    Les agents de sécurité et de surveillance sont faiblement diplômés, lorsqu’on les compare à l’ensemble des familles professionnelles franciliennes :  près d’un tiers n’a pas de diplôme et un quart possède un niveau CAP/BEP.  L’observation des moins de 30 ans, parmi ces professionnels, met en lumière une élévation sensible du niveau de diplômes chez les agents de sécurité et de surveillance (proportion plus élevée de niveaux Bac et baisse de la part des personnes sans diplôme). Cette tendance s’observe d’ailleurs dans l’ensemble des FAP franciliennes.

    Des emplois stables malgré des conditions de travail difficiles

    Conditions d'emploi

    INSEE RP 2018
    10 % 14 %
    INSEE RP 2018

    Les emplois de la sécurité privée sont plus stables que l’ensemble des familles professionnelles en Ile-de-France (9 actifs sur 10 en CDI). Contrairement à la plupart des métiers de la sécurité publique, les métiers de la sécurité privée sont accessibles aux personnes de nationalité étrangère. Un quart des effectifs est ainsi de nationalité étrangère (principalement hors Union européenne).

    Les conditions de travail sont généralement difficiles pour les métiers de la sécurité. Les agents de sécurité et de surveillance exercent des professions à risques, dans un contexte d’attaques terroristes. L’activité de ces professionnels nécessite aussi souvent le maintien d’une même position pendant de longues heures (debout, assis ou posté). De plus, ils travaillent souvent en horaires décalés (travail de nuit, les week-ends et les jours fériés…). D’après la Dares[1], à l’échelle nationale, 39% des professionnels « agents de gardiennage et de sécurité » travaillaient de nuit, 84% le samedi et 49% le dimanche.

    Ces conditions de travail difficiles peuvent en partie expliquer le fort turn-over qui existe chez les agents de sécurité privé. D’après le Contrat d’études prospectives (CEP) réalisé par Katalyse[2], ce turn over est estimé à 20% par an.  Le taux de départ (nombre de départs d’entreprise de l’année rapporté à l’effectif au 31 décembre 2017) était de 91% par an[3]. « Toutefois, beaucoup d’agents partent d’une entreprise de sécurité pour une autre et ne sortent donc pas de la profession » expliquent les auteurs du CEP.



    [1] Portraits statistiques des métiers 1982-2014, Dares.

    [2] Contrat d’étude prospective « Les besoins en emploi et compétences liés à l’évolution des fonctions et des prestations sûreté sécurité face aux nouvelles menaces » , Phase 3, bilan d’adéquation et recommandations,  Avril 2019

    [3] Source : Observatoire des Métiers de la Prévention et de la Sécurité

     

    Caractéristiques des demandeurs d’emploi

    Des demandeurs d’emploi en moyenne plus âgés et plus diplômés que les actifs en emploi
    17 332
    Demandeurs d'emploi enregistrés dans cette famille professionnelle
    Part des DE inscrits depuis plus d’un an (en%)
    DIRECCTE 2020
    Taux d’écoulement
    48%
    49%
    DIRECCTE 2020

    Le nombre de demandeurs d’emploi s’élève à près de 15 000 en 2018. Ce sont surtout des hommes (87%). La part de jeunes est moins élevée que pour l’ensemble des familles professionnelles franciliennes (18% ont moins de 30 ans contre 25%). Ils sont globalement plus diplômés que les actifs de la même famille professionnelle : 20% n’ont aucun diplôme (contre 31% chez les actifs). Mais parmi les diplômés, ils sont davantage titulaires d’une certification de niveau Bac (33% contre 23%).

    Près de 40% des demandeurs d’emploi sont inscrits depuis plus d’un an (part équivalente à celle observée toutes FAP confondues en Ile-de-France). Le taux d’écoulement de la demande est identique à de celui observé toutes FAP confondues. Ainsi, six demandeurs d’emploi sur dix appartenant à cette FAP sont sortis des fichiers de Pôle emploi au cours des 12 mois étudiés. La durée de chômage des agents de sécurité et de surveillance est légèrement inférieure à celle de l’ensemble des demandeurs d’emploi franciliens (8,7 mois contre 9,1 mois).

    Les offres d'emploi et projets de recrutement

    Des besoins en recrutement importants mais des emplois peu attractifs

    Durée des emplois proposés (en %)

    5 126
    DIRECCTE 2020

    Près de 10 000 offres d’emploi ont été enregistrées en 2018, pour 14 000 demandeurs d’emploi. Les trois quarts de ces offres sont en CDD de plus de 6 mois ou en CDI (contre environ les deux tiers pour l’ensemble des FAP).

    D’après l’enquête BMO de Pôle emploi, en Ile-de-France, les besoins de recrutement des agents de sécurité et de surveillance ont presque triplé entre 2013 et 2019, passant d’environ 5 000 à 14 000. Cette famille professionnelle arrive en 5ème place des FAP ayant le plus grand nombre de projets de recrutement. La part de projets de recrutement estimés difficiles était de 46% en 2019, une part identique à l’ensemble des familles professionnelles franciliennes. La plus forte progression a eu lieu entre 2015 et 2016 et s’explique par l’évolution du contexte sécuritaire. Ainsi, comme le souligne un article de l’Insee[1], la succession d’attentats a entraîné « un recrutement important d’agents de sécurité privée, dans le cadre d’une intensification des contrôles dans les espaces publics, les centres commerciaux ou les salles de spectacle ». Plus largement, aujourd’hui, peu de milieux échappent à la sécurisation de leurs locaux : magasins, immeubles de bureaux, lieux de culte, musées, salles de spectacle, stades, etc.

    Comme l’expliquent Amnyos et CDES[2] dans la cartographie des emplois directement mobilisés par l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques et réalisée par Amnyos, « les difficultés que les entreprises rencontrent actuellement en matière de recrutement sont liées à la faible attraction qu’exercent les métiers de la sécurité privée en raison de conditions de travail difficiles (horaires décalés et atypiques, astreintes notamment), des conditions salariales relativement faibles (proches du SMIC), de perspectives d’évolution professionnelle limitées ».



    [1] « La sécurité : un secteur toujours en plein essor », Insee Focus n°66, paru le 18/10/2016.

    [2] Source : Cartographie des emplois directement mobilisés par l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques Paris 2024, CDES et Amnyos, Mars 2014.

     

  • Les enjeux pour la profession et leurs impacts sur les métiers

    D’importants besoins en emploi dans le cadre des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024
    Enjeux par dimension

    Une valorisation des métiers indispensable

    Les coopérations entre les forces publiques de sécurité et les sociétés de sécurité privées, déjà à l’œuvre, se renforcent depuis plusieurs années. En effet, sous la pression conjuguée des restrictions budgétaires, de la montée du sentiment d’insécurité et de la menace terroriste, l’Etat et les collectivités cèdent certaines de leurs missions à des sociétés privées. C’est le cas pour la surveillance et la sécurité lors d’événements sportifs et culturels dans les stades, ou encore les aéroports. A Roissy, par exemple, l’aéroport Charles de Gaulle emploie environ 4 500 agents de sécurité privée. Le contrôle des bagages, auparavant effectué par la Police aux frontières (PAF), est désormais assuré par des agents de sécurité privée. Ainsi, le secteur de la sécurité privée est en forte croissance depuis les années 2000. Le chiffre d’affaire des entreprises privées de sécurité s’était stabilisé lors de la crise économique de 2008-2009 puis a repris sa progression[1].

    Avec la perspective des JOP 2024, les pouvoirs publics et les entreprises du secteur doivent assurer les conditions favorables à la mise en place d’un modèle économique viable, mais également garantir la sécurisation et la création d’emplois nouveaux, ainsi que la valorisation des métiers d’agent de surveillance et de sécurité. En effet, selon la Convention collective nationale des entreprises de prévention et de sécurité (CCN 1351), le salaire moyen sur les métiers de la sécurité est de 24 500€ bruts annuels. Ce niveau de salaire assez faible et le manque de perspectives de carrière jouent en défaveur de ces métiers. Il serait donc nécessaire d’y remédier pour assurer la sécurité des prochains événements sportifs en Ile-de-France.

    Les Jeux Olympiques et paralympiques : des besoins de main d’œuvre à court terme

    En Ile-de-France, d’après une étude réalisée par le CDES et Amnyos[2], les Jeux olympiques de 2024 mobiliseront de l’emploi dans les entreprises de la sécurité privée sur deux principaux métiers :

    • Agents de sûreté et de sécurité privée, positionnés à l’entrée des sites / établissements sur le contrôle d’accès, le filtrage, la palpation et positionnés dans les enceintes sportives sur le contrôle visuel.
    • Agents de sécurité incendie, pour la prévention, le contrôle et la surveillance essentiellement dans des bâtiments qui reçoivent du public.

    Dans ce secteur d’activité, la féminisation de l’emploi est un enjeu clé afin de permettre la réalisation des actes de contrôle et de palpation des femmes, par exemple à l’entrée des enceintes sportives.

    D’autres métiers seront également mobilisés par les Jeux (liste non exhaustive) : agents cynophiles (maîtres-chiens pour la sécurisation des sites, des lieux, notamment la nuit), opérateurs de télésurveillance (notamment en centrale) et enfin les métiers de l’encadrement.

    Les besoins en emploi de la sécurité privée sera concentré sur l’année 2024. Sur la période amont, de 2020 à 2023, quelques emplois seront également mobilisés pour la surveillance des sites de construction liés aux Jeux. Compte tenu des tensions de recrutement actuelles, les employeurs pourraient ainsi rencontrer des difficultés à pourvoir les emplois. A titre indicatif, le volume d’emplois mobilisé par les Jeux représente 43% des effectifs actuels du secteur en Ile-de-France.

    Une professionnalisation des métiers nécessaire

    Par ailleurs, les métiers de la sécurité devraient encore être amenés à évoluer dans les prochaines années en raison du développement rapide de nouvelles technologies (drones, robots, objets connectés, etc.). Cela entrainera de nouveaux besoins en cybersécurité, pour sécuriser les prises de commandes à distance par exemple.

    Le secteur de la sécurité privée devrait ainsi continuer de croître dans les prochaines années. Il continuera à se professionnaliser, sous l’impulsion des entreprises et des pouvoirs publics, et s’organisera pour recruter des profils qualifiés et pallier le fort taux de rotation de ses salariés.



    [1] Ibid

    [2] Source : Cartographie des emplois directement mobilisés par l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques Paris 2024, CDES et Amnyos, Mars 2014.

     

  • Les formations

    Des spécialisations possibles
    Part des actifs de la FAP issue des différentes spécialités de formation
    INSEE EEC 2018

    Près d’un quart des jeunes actifs de cette famille professionnelle est issu d’une formation de la spécialité « Sécurité des biens et des personnes, police, surveillance » et un autre quart vient d’une formation en « Electricité-électronique », ce qui pourrait permettre à terme un accroissement des activités possibles vers des activités de cyber-sécurité.

    L’entrée privilégiée dans le métier se fait sur obtention d’un titre professionnel ou d’un CQP Agent de prévention ou de sécurité.

    Les métiers sont également accessibles avec un CAP d’agent de sécurité ou un Bac professionnel Métiers de la sécurité. Sur les métiers de l’encadrement, une qualification de niveau supérieur peut être attendue. Un BTS est en cours de création pour les métiers du secteur. Il pourrait voir le jour en 2020. Il existe également un DUT Hygiène, Sécurité et Environnement et une Licence pro Qualité, Hygiène, Sécurité, Santé, Environnement.

  • Sources bibliographiques et de données

    Bibliographie
    • Cartographie des emplois directement mobilisés par l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques Paris 2024, CDES et Amnyos, Mars 2014.
    • Contrat d’étude prospective « Les besoins en emploi et compétences liés à l’évolution des fonctions et des prestations sûreté sécurité face aux nouvelles menaces » , Phase 3, bilan d’adéquation et recommandations, Avril 2019
    • Les activités privées de sécurité : une contribution croissante à la sécurité publique, une régulation insuffisante, Cour des comptes, février 2018
    Source des données
    • Outil dynamique des bassins, Défi Métiers, https://www.defi-metiers.fr
    • Outil dynamique des salaires, Défi Métiers, https://www.defi-metiers.fr
    • INSEE, Enquête emploi continue, année médiane 2015  
    • INSEE, données du recensement, RP 2016 
    • DARES, traitement direccte Ile-de-France 
    • DARES, données de prospective par FAP87, 2018-2022 
    • Pôle emploi, Crédoc, Enquête Besoin de main d’œuvre, 2019  
    • Enquête IVA (Insertion dans la vie active), dispositif national piloté par le Ministère de l’Education Nationale et de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, données Ile-de-France via l’enquête réalisée dans le cadre d’un partenariat entre la région, les trois académies franciliennes, la DRIAAF, la DRONISEP et Défi-métiers.