Les métiers du commerce de proximité

Mis à jour le 26 Juillet 2017

Le commerce de proximité © Fotolia Boulangerie, pharmacie, coiffure... le commerce de proximité a retrouvé les faveurs des consommateurs, de plus en plus soucieux d'écologie et en quête de davantage de lien social.

Introduction

Longtemps promis au déclin en raison de la concurrence des grandes surfaces et des zones commerciales implantées en périphérie des zones urbaines, le commerce de proximité reprend des couleurs. Selon la dernière étude disponible, réalisée par l'Insee, la France comptait 469 000 commerces de détail en 2013, employant 1 6 70 000 salariés. Entre 2008 et 2013, le commerce de détail a gagné 130 000 emplois.

Toujours plus exigeant, multiple et ambivalent, le client est en attente d’innovation et de « réenchantement ». Les deux dernières décennies ont été marquées par le développement des retail parks (zones commerciales à ciel ouvert dotées d’un parking commun à l’ensemble des points de vente), et la mise en complémentarité des réseaux de commerce comme le commerce de transit, le e-commerce, voire le m-commerce.

Le repeuplement des centres urbains et des campagnes, la recherche de lien social, les nouveaux enjeux écologiques (consommation de produits locaux, diminution des déplacements en voiture, etc.), ou encore le vieillissement de la population française, sont autant d'éléments qui contribuent au regain de dynamisme du commerce de proximité.

L'agglomération parisienne concentre les commerces de proximité franciliens

Selon les chiffres clés 2017 de l’artisanat francilien publiés par la Chambre régionale des métiers et de l’artisanat, l’Ile-de-France compte un peu plus de 193 000 entreprises artisanales dont 41% dans le domaine des services (taxi, coiffeur, fleuriste, etc.) et 9 % dans l’alimentaire (boucher, boulanger, poissonnier, vente de plats à emporter, etc.).

Alors que ces commerces indépendants ne semblent pas encore profiter de la timide reprise enclenchée il y a deux ans, la capitale voit s'ouvrir de très nombreuses supérettes proposant une offre de proximité sous enseigne de grande distribution nationale.

Afin de soutenir le commerce indépendant, la Région a mis en place depuis le 7 juillet 2016, deux types d’aides d’investissements :

  • Des aides directes ayant pour objectif le maintien, la création, le développement ou la reprise de commerces de proximité (boulangeries, traiteurs/charcuteries, bars, etc.) dans les territoires ruraux ;
  • Des aides à la revitalisation commerciale des centres-villes via des projets d’aménagement.

 

Les activités concernées

Le commerce de proximité regroupe certaines activités du commerce de détail, de l'artisanat commercial et des services aux particuliers. On peut les regrouper dans trois grandes catégories :

  • la vente de produits alimentaires (boulangeries-pâtisseries, poissonneries, boucheries, traiteurs, débits de boissons, épiceries, supérettes, marchés, etc.) ;
  • la vente de produits non-alimentaires (pharmacies, marchands de journaux, magasins d'habillement, fleuristes, etc.) ;
  • La vente de services (coiffure, bien-être, cordonnerie-serrurerie, etc.).

Quel périmètre pour définir le commerce de proximité ?

La définition du commerce de proximité dépend de données subjectives telles que l'approvisionnement en petites quantités ou en produits de première nécessité, de proximité ou de « quartier ». Dans son étude consacrée aux commerces de proximité, l'Insee a retenu les critères de la fréquence des achats (commerces d'achats quotidiens ou très fréquents, tels que boulangeries, boucheries, pharmacies, etc.), et celui de commerces situés en « pôle de vie » (un pôle commercial situé dans une zone d'habitation, à proximité de certaines activités alimentaires comme les boulangeries, les boucheries, ou les supérettes). 

Les opportunités actuelles et à venir

Selon une étude du Credoc intitulée Quel commerce pour demain ?, les acteurs du commerce imaginent pour 2020 un commerce résolument « orienté client », dont la compétitivité reposerait avant tout sur sa capacité d’écoute et de satisfaction des attentes des clients, dans toute leur diversité.  

Par ailleurs, alors que 50 % des entreprises artisanales franciliennes ne sont pas présentes sur internet, le numérique se présente comme un réel atout pour ces structures. Il permet autant de faciliter la gestion quotidienne de l’entreprise que de développer son activité. Par exemple, près de la moitié des entreprises ayant misé sur le web estiment que leur présence a un impact fort sur la réputation et la visibilité de leur établissement.

L’enquête Besoins en main d’œuvre de Pôle emploi indique qu’en matière de commerce de proximité, les profils les plus recherchés en 2017 sont les vendeurs en habillement et accessoire (7 127 projets de recrutement), les employés de libre-service (5 012 projets), les coiffeurs-esthéticiens (3 430 projets) et les vendeurs de produits alimentaires (3297 projets).

Pour la plupart de ces métiers, l'apprentissage constitue une voie d'accès privilégiée.

Repères chiffrés

Infographie 1 : Répartition départementale des entreprises artisanales franciliennes

Répartition départementale des entreprises artisanales franciliennes
Chiffres clés 2017 de l'artisanat francilien, CRMA Ile-de-France

Tags : métiers du commerce | mutations économiques