Attractivité de la formation d’éducateur de jeunes enfants : motivations, projets et freins des futurs professionnels

Par : Guillaume Chuvin, Mathieu Le Floch (Défi métiers) - Juillet 2020

Attractivité de la formation d’éducateur de jeunes enfants : motivations, projets et freins des futurs professionnels © Adobe Stock Du fait de la baisse d’attractivité des filières du sanitaire et social, la Région Ile-de-France a demandé à Défi métiers de réaliser une étude sur l’attractivité de ces formations. Le second tome de l’étude est consacré aux éducateurs de jeunes enfants.

Alors que le développement de l’enfant est inscrit dans les objectifs de l’actuel quinquennat pour lutter contre les inégalités, le nombre de candidats aux diplômes d’Etat de la petite enfance a diminué de -14 % entre 2011 et 2017 pour le diplôme d’auxiliaire de puériculture et de - 31 % pour celui d’éducateur de jeunes enfants.

A travers une enquête par questionnaire auprès d’élèves et anciens élèves de la formation (plus de 450 répondants) et d'entretiens approfondis auprès d’eux, de leurs formateurs et des fédérations d’employeur et de professionnels, Défi métiers a cherché à comprendre les motivations à entrer dans cette formation, les freins rencontrés en amont et durant celle-ci, ainsi que les projets des (futurs) EJE.

L’intérêt pour le travail auprès des enfants et le travail social sont les principales motivations rencontrées (respectivement 95 % et 80 % des répondants au questionnaire ont déclaré qu’il s’agissait d’un des motifs d’entrer en formation). En revanche, les conditions de travail et d’emploi ne sont citées que par 45 % des répondants comme motif d’entrée en formation, et le prestige et l’image positive du métier par 30 % d’entre eux.

Du fait des réformes récentes, le diplôme est de niveau bac +3 depuis 2018 (bac +2 auparavant) et accessible via Parcoursup depuis 2019, ce qui devrait entraîner une hausse des candidatures à la formation pour les années à venir. Sa refonte avec une dimension managériale renforcée a élargi les possibilités d’exercice du métier. Cependant, une large majorité d'étudiants souhaitent travailler auprès des enfants plutôt que dans la direction (77 %), ce que font 86 % des répondants insérés dans la profession.

Enfin, si 53 % des sortants de formation estiment que celle-ci s’est « très bien déroulée » et 25 % « bien déroulée », 40 % d’entre eux ont malgré tout éprouvé des difficultés à trouver un stage, a fortiori lorsqu’il s’agissait d’un stage rémunéré ou dans un établissement en dehors du milieu ordinaire. Alors que les effectifs de professionnels devraient augmenter pour améliorer la prise en charge de la petite enfance, l’attractivité des lieux d’exercice et du métier sont des enjeux essentiels pour lesquels le rôle des stages est central.

Le tome 1 de cette étude est consacré à la formation d’aide-soignant (lien)

Télécharger la publication « L’attractivité des formations et des métiers d’AS et d’EJE ; Tome 2 : Les éducateurs de jeunes enfants »

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