Attractivité de la formation d’aide-soignant : motivations, projets et freins des futurs professionnels

Par : Guillaume Chuvin, Mathieu Le Floch (Défi métiers) - Juillet 2020

Attractivité de la formation d’aide-soignant : motivations, projets et freins des futurs professionnels © Adobe Stock Confronté à la baisse d’attractivité de certaines filières du sanitaire et social, la Région Ile-de-France a demandé à Défi métiers de réaliser une étude sur l’attractivité de ces formations. Le tome 1 de l’étude est consacré aux aides-soignants.

Suite à la crise de la COVID-19, le « Ségur de la santé » prévoit une revalorisation des rémunérations des professionnels et une hausse du nombre de places dans certaines formations sanitaires. Le diplôme d’Etat d’Aide-soignant est concerné par cette dernière mesure, avec un doublement des entrées en formation prévu à l’horizon 2025 par le Ministre de la Santé.

Alors que les besoins en aides-soignants s’accroissent (vieillissement de la population notamment), on constate une baisse du nombre de candidats de plus d’un tiers entre 2011 et 2018 en Ile-de-France. La question de l’attractivité des métiers et formations est en effet centrale pour les besoins en emploi de demain.

A travers une enquête par questionnaire et par entretiens compréhensifs, cette étude met en évidence l’hétérogénéité des profils des futurs aides-soignants, de leurs motivations et projets. Si pour certains, ce diplôme est un moyen de retour rapide à l’emploi, pour d’autres, il s’inscrit dans un véritable projet de carrière construit dans le soin, avec notamment le souhait de devenir infirmier pour une grande partie d’entre eux. Ainsi, 43 % des élèves aides-soignants de moins de 20 ans souhaitent suivre une autre formation par la suite. Par ailleurs, on constate une très faible attractivité des Ehpad (notamment chez les jeunes, parmi lesquels seuls 6 % souhaitent s’y orienter) alors même qu’il s’agit d’un employeur de plus en plus important pour ces professionnels.

Cette étude met également en exergue l’importance du bon déroulement des stages, élément indispensable à l’apprentissage du métier et à sa valorisation par les futurs professionnels. Les conditions de travail sont un élément au cœur de la problématique de l’attractivité de la formation, qu’une hausse des effectifs et rémunérations pourront contribuer à améliorer.

Le second tome de l’étude est consacré à la formation d’éducateur de jeunes enfants (lien)

Télécharger la publication « L’attractivité des formations et des métiers d’AS et d’EJE ; Tome 1 : Les aides-soignants »

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