Sciences Po et l’Agefiph collaborent pour une meilleure prise en compte des handicaps invisibles

29 Août 2017

© Fotolia Sciences Po est venue partager son expérience d’accueil et d’innovations pédagogiques pour ses étudiants souffrant de handicaps cognitifs (troubles Dys, etc.) et psychiques (troubles bipolaires, etc.) auprès de l’ensemble des centres de formation.

En 2015 et 2016, Sciences Po, avec le soutien de l’Université de Paris Sorbonne Cité (USPC) et du Programme des Investissements d’Avenir (PIA), a engagé un travail de recherche d’innovations pédagogiques pour les étudiants en situation de handicap cognitifs et psychiques.

Le résultat de ces travaux constitue une première, tant au niveau des domaines de recherche explorés (les handicaps cognitifs et psychiques et la pédagogie au sein de l’enseignement supérieur) que par la méthode retenue mêlant conseils d’experts et expérimentations. Il a fait l’objet d’un guide sur l’innovation pédagogique et les handicaps psychiques et cognitifs publié en 2016. Au terme de la convention, ces travaux seront enrichis par des partenariats internationaux auprès d’universités qui mènent des recherches similaires.

Une méthode pédagogique bénéfique pour tous les publics

Au cours des premiers travaux menés sur l’innovation pédagogique et les handicaps cognitifs et psychiques, il est apparu important de considérer « la lutte contre le décrochage » comme stratégique. La sensibilisation et l’accompagnement au changement de pratiques pédagogiques présentent un intérêt majeur dans l’intégration des étudiants porteurs d’un handicap invisible. Il est apparu que ces changements pédagogiques sont aussi vécus positivement par les étudiants non handicapés.

Une méthode pédagogique et des outils transférables

La démarche de Sciences Po, présentée le 26 juin dernier et soutenue par l’Agefiph, s’inscrit dans l'ambition de cette dernière de transformer l’innovation en propositions pour les acteurs de l’emploi et de la formation

L’innovation pédagogique testée dans l’enseignement supérieur a ouvert un champ méthodologique nouveau. La transversalité des principes étudiés et testés permet de repenser la transmission des savoirs classiquement utilisés dans les organismes de formation ou en entreprise.

Au cours des parcours professionnels, il est souvent difficile, pour le manager d’un salarié ou un demandeur d’emploi souffrant d’un handicap cognitif, de faire suivre à celui-ci une formation dans un organisme de formation. Les mêmes difficultés sont évoquées par les managers de personnes atteintes d’un handicap psychologique.

L’étude permet de comprendre les difficultés d’apprentissage et les potentiels des personnes atteintes de troubles cognitifs et psychiques. Cette méthode, associée à des outils pratiques, contribue à améliorer l'acquisition de savoirs et de savoir-faire tout en valorisant les aptitudes à préparer l’insertion professionnelle.

Emmanuelle Vignerot

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