Retour sur la journée de rentrée sociale de l’Uriopss

14 Octobre 2021

© Uriopss L’Uriopss Ile-de-France a tenu sa Journée de rentrée sociale le 6 octobre. L'occasion d'évoquer notamment les problèmes d’attractivité des établissements associatifs sociaux et médico-sociaux.

Le 6 octobre dernier, l’Uriopss (Union régionale interfédérale des œuvres et organismes privés non lucratifs sanitaires et sociaux) Ile-de-France a organisé une « journée de rentrée sociale » sur le thème des difficultés d’attractivité vécues dans les établissements sociaux et médico-sociaux.

Le discours d'ouverture de cette rencontre a été prononcé par Claire Pardoen, directrice de l'Uriopss Ile-de-France, qui a fait état des « fortes tensions RH » en Ile-de-France. Un constat qui a été largement partagé par les intervenants qui se sont succédé aux différentes tables rondes organisées durant cette journée.

Défi métiers a participé à l’un de ces échanges, en présence de Dominique Libault, président du Haut Conseil du financement de la protection sociale (et auteur du rapport Concertation Grand âge et autonomie) et de Marcel Jaeger, professeur émérite du Cnam, président de l'Unaforis.

Mathieu Le Floch, chargé d'études à Défi métiers, expert du champ sanitaire et social, a pu rappeler que les conditions de travail étaient un facteur primordial pour maintenir les personnels dans les métiers et les établissements. Il a également souligné les spécificités de l’Ile-de-France (coût de la vie, coût du logement, problématiques des transports) qui accentuent les difficultés de recrutement. Car si les formations du sanitaire de l'enseignement supérieur ne semblent pas souffrir d’un manque d’attractivité en région francilienne, comme on peut le voir au travers les vœux exprimés sur Parcoursup, il faut plutôt s’inquiéter de la longévité de l’engagement des professionnels dans ces métiers. En effet, en ce qui concerne les infirmiers, la durée des carrières dans ce métier est de six ans plus courte en Ile-de-France que dans le reste de la France.

Mathieu Le Floch a également attiré l’attention sur les métiers du social, moins médiatisés pendant la crise sanitaire, qui pourraient de ce fait pâtir encore davantage de cette crise que les métiers du soin.

En parallèle de cette rentrée sociale, l’Interfédérale avait appelé à une mobilisation nationale et à la signature d’une motion alertant sur la pénurie de main d’œuvre dans les établissements et services médico-sociaux et sociaux. Cette motion souligne notamment les faibles niveaux de rémunération des personnels et appelle les pouvoirs publics à prendre en considération les spécificités de la Région Ile-de-France « eu égard au coût de la vie, notamment pour le logement » dans l’attribution des dotations.

Béatrice Pardini

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