Répertoire national des certifications, nouveau mode d’emploi

01 Décembre 2022

Répertoire national des certifications, nouveau mode d’emploi © Centre inffo Le RNCP fait l’objet d’un vademecum actualisé, dont le dernier en date a été publié en juillet 2022 par France compétences. Centre Inffo en a détaillé la spécificité lors d’une masterclass, mardi 29 novembre.

Ce vademecum vise à guider les organismes pour l’enregistrement ou le renouvellement de leurs certifications professionnelles. Il précise les attendus relatifs à l’enregistrement au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) d’une certification professionnelle, fixe les lignes directrices de la Commission de la certification professionnelle, et comporte des indications relevant de bonnes pratiques. Plus de 220 personnes ont participé à ce webinaire explicatif du 29 novembre sur ce nouveau vademecum, ce qui situe les enjeux.

Moderniser, fiabiliser

« Ce vademecum est un élément de stabilisation du paysage de la certification », a commenté Mikaël Charbit, directeur de la certification professionnelle de France compétences. « Il doit aider à moderniser la procédure d’enregistrement, et au plus vite réduire les délais d’instruction à 3-4 mois ». Selon lui, il vise aussi à « renforcer la fiabilité de la procédure de dépôt, avec l’usage des data », et a « renforcer la profondeur d’analyse, la lutte contre le plagiat », afin d’être « en adéquation avec les attentes du marché du travail ». Tout cela doit aboutir, plaide-t-il, à renforcer « la sécurisation et le contrôle des usages sans bureaucratie et sans sur-contrôle ».

Suivi des promotions

Des 3 heures du webinaire ressortent quelques fondamentaux bien soulignés par les intervenants. « L’opportunité de déposer une certification doit répondre systématiquement à la question : en quoi les compétences visées par le projet de certification répondent à̀ des besoins identifiés sur le marché français, aujourd’hui et dans les années à venir ? », a introduit Nicolas Bizeul, consultant à Centre Inffo. « Et le suivi des promotions doit rendre compte de la valeur de la certification au regard des besoins sur le métier visé par la certification professionnelle ».

Précision des référentiels

« Les référentiels attendus par le RNCP sont de deux ordres », a précisé Alice Vielajus, consultante au sein de Centre Inffo. « Un référentiel métier, avec un sous référentiel activité et un sous référentiel compétences, et un référentiel d’évaluation. Tout cela construit à partir de l’étude des besoins en qualification du marché du travail ». Et Alice Vielajus de préciser, « les critères d’évaluation doivent eux être suffisamment précis pour permettre l’harmonisation des pratiques d’évaluation et l’objectivation des décisions découlant de l’évaluation ». Ce à quoi Valérie Hellouin, consultante senior à Centre Inffo a alerté sur les dangers d’« une écriture hors sol des compétences par rapport à l’activité ».

Formalisation des décisions

Enfin, forte insistance a été portée sur le jury. Il doit être « collégial, indépendant et non endogène au certificateur ou à son partenaire habilité », a précisé Valérie Hellouin. De plus, la formalisation des décisions est primordiale : « le procès-verbal du jury doit être signé par tous les membres du jury et paraphé par le responsable de l’organisation des épreuves ».

Laurent Gérard (Centre inffo pour Défi métiers)

 

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