Quel avenir pour le responsable formation ? (Place de la formation)

29 Novembre 2022

Quel avenir pour le responsable formation ? (Place de la formation) © Fotolia Mieux accompagner et impliquer les salariés dans la formation, mettre en œuvre des outils et des processus nouveaux pour plus d’efficacité… Autant de souhaits exprimés lors d’un webinaire organisé par Place de la formation.

Comment redonner toute sa place à la fonction de responsable formation ? C’était toute la question qui a animé les 195 participants au webinaire de Place de la formation le 17 novembre dernier. Cette dernière étant une société de courtage en formation, devenue société de gestion externalisée de la formation voilà 16 ans. « La digitalisation de la formation et de la gestion de la formation s’est accentuée depuis la réforme de 2018, et pose la question de la place du responsable formation : en quoi peut-il devenir un responsable formation du futur, un « responsable formation augmenté » ? », a interrogé Jérôme Lesage, PDG de Place de la formation.

Responsable formation « augmenté »

Deux sondages en direct ont éclairé les attentes. Sur la question de définir ce que signifie et implique de devenir « responsable formation augmenté » les participants au webinaire ont répondu par ordre décroissant :  « mieux accompagner et impliquer les collaborateurs dans la formation » (20%), « mettre en œuvre des outils et des processus nouveaux pour plus d’efficacité » (17%), « travailler avec les organismes de formation sur des pédagogiques innovantes et inspirantes » (14%), « transformer la fonction formation au sein de l’organisation » (14%), « sécuriser l’activité formation (légal, recyclage, indicateurs suivi…) » (14 %), « se libérer des tâches administratives et logistiques chronophages » (12%), et « réduire les coûts de gestion de la formation » (8%).

Solutions technologiques

Sur la question de savoir comment ils comptent devenir responsables formation du futur, ou « responsable formation augmenté », ils répondent à une quasi-unanimité : « en étudiant les solutions technologiques et en faisant évoluer les processus » (90%). Très loin derrière arrivent l’argument de « négocier un budget et recruter une équipe de gestionnaires de la formation » (7%), et le fait de « faire appel à une société d’externalisation de la gestion de la formation » (3%).

Chef d’orchestre

« Les besoins de montée en compétence n’ont jamais été aussi importants qu’aujourd’hui, tant l’obsolescence des compétences s’accélère et nécessite agilité, réactivité et de proactivité », a analysé Jérôme Lesage. Selon lui, le responsable formation est au coeur de cette montée en compétences. Il doit lier les acteurs internes – direction générale, DRH, IRP, managers et collaborateurs – et les acteurs externes – branches et Opérateurs de compétences, observatoires prospectifs des métiers et des qualifications, organismes de formation- et leur donner du sens. « Cette posture de chef d’orchestre permettra de définir au mieux le plan de développement des compétences. Elle implique de se libérer des tâches administratives, chronophages, au bénéfice d’activités à haute valeur ajoutée pour l’entreprise et les collaborateurs », a conclu Jérôme Lesage.

Laurent Gérard (Centre inffo pour Défi métiers)

 

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