Priorités 2021 de la politique d’intégration des primo-arrivants et des bénéficiaires de la protection internationale

28 Avril 2021

© Adobe Stock Publiée le 17/02/21, l'instruction du ministère de l’Intérieur, envoyée aux préfets de région et de département, fixe les grandes orientations en matière de politique d'intégration des primo-arrivants et des bénéficiaires de la protection internationale.

Cette instruction fait suite aux décisions prises par le Comité interministériel à l’intégration. Elle a pour objectif  d’« accélérer l'accession à l'autonomie de l'étranger primo-arrivant et son inscription dans les dispositifs de droit commun ». (Source : instruction du 17/02/21)

Les priorités sont réparties en 4 points :

  • La gouvernance de la politique d'intégration porte sur un partenariat étroit entre l’ensemble des acteurs avec notamment l’organisation de comités de pilotage « intégration » réguliers, aux niveaux régional et départemental qui traiteront des enjeux de l'intégration de l'ensemble des étrangers primo-arrivants, dont les bénéficiaires d'une protection internationale. Ils réuniront les services de l'Etat, les directions territoriales de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii), les acteurs du Service public de l'emploi (SPE) et les représentants des collectivités territoriales, des acteurs économiques et des associations ;
  • Le suivi renforcé des bénéficiaires d'une protection internationale afin de leur proposer un accompagnement personnalisé dans leur parcours d'intégration (accès au logement, simplification des démarches d'accès aux droits tout au long du parcours, démultiplication de programmes d'accompagnement global de type Hope, Accelair et Volont'r) ;
  • L'intégration par l'emploi des étrangers primo-arrivants avec 60 % des crédits qui seront consacrés à la création d’actions structurantes d'accompagnement global (pour lever les freins périphériques à l’emploi), de valorisation des acquis de l'expérience et des qualifications professionnelles obtenues à l'étranger ou encore d'augmentation de la participation des femmes primo-arrivantes au marché du travail. Par ailleurs, suite à la signature de l’accord-cadre national par l’Etat, l’Ofii et le SPE, la fluidité des relations entre ces acteurs doit faire l’objet d’une attention particulière pour favoriser cette intégration par l'emploi.
  • L'accès aux droits (droit à la santé ou au compte bancaire, droits sociaux, accès à la sécurité sociale, inscription auprès d’un SPE, etc.) des étrangers primo-arrivants sera renforcé avec la mise en place de mesures accessibles en particulier pour ceux dont la maîtrise de la langue est la plus faible.

Dans les annexes de l’instruction le rôle des correspondants régionaux et des référents départementaux « intégration » est précisé. On y trouve aussi un panorama des appels à projets en matière d’intégration, des axes pour développer, au niveau local ; une offre de formation linguistique complémentaire aux dispositifs gérés par l’Ofii ; l’essaimage du dispositif Ouvrir l’école aux parents pour la réussite des enfants (OEPRE) ; etc.

Focus sur l’Ile-de-France

Le recensement des dispositifs de formation et d’accompagnement autour de l’offre linguistique dans les bases des Carif-Oref démontre l'utilité de faciliter la mise en visibilité de l’offre de formation linguistique qui concoure à l’apprentissage et maîtrise du français depuis le parcours de l’intégration jusqu'à l’insertion professionnelle.

Une grande partie des actions de formation franciliennes financées dans le cadre du BOP 104 sont visibles sur le site de Défi métiers notamment par les dispositifs OEPRE, les actions sociolinguistiques dispensées par les Directions départementales de l'emploi, du travail et des solidarités, certains dispositifs de la Ville de Paris ainsi que le dispositif VAE Migrants.

Hélène Lerosier et Emmanuelle Vignerot

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