Obtenir la certification Qualiopi avant fin 2020 : une priorité pour certains prestataires de formation

28 Janvier 2020

Obtenir la certification Qualiopi avant la fin d’année : une question prioritaire pour certains prestataires de formation © Défi métiers Défi métiers a participé au Certif’Tour 2020 organisé par la Fédération de la formation professionnelle le 23 janvier dernier, en animant un atelier portant sur la certification qualité des prestataires de formation.

Sans la certification Qualiopi, les prestataires de formation ne pourront plus bénéficier, à partir de 2021, de financements publics ou mutualisés provenant de l’Etat, de Pôle emploi, de la Caisse des dépôts et consignations (Compte personnel de formation), des Régions, des associations « Transitions pro », des Opco, de l’Agefiph. Cette certification n’est pour le moment pas nécessaire pour les prestataires financés sur d’autres fonds publics ou sur fonds privés.

« En étant déjà détenteur d’un label ou d’une certification référencée par le Cnefop, vous avez une longueur d’avance » indiquait Bénédicte Garnier de Défi métiers aux participants de la matinée. « Vous n’aurez à fournir de preuves que sur neuf indicateurs, outre les indicateurs spécifiques de votre périmètre entendu comme type de prestation, à savoir formation, bilan de compétences, VAE ou apprentissage… Attention cependant, il s’agit non seulement de déclarer une pratique, par exemple l'évaluation des participants, mais aussi d’en faire la démonstration » poursuivait-elle.

Traquer les preuves et les enregistrer sous forme dématérialisée peut bouleverser les habitudes d’organisation de certains prestataires de formation. C’est au prix de cet effort que la certification Qualiopi peut être obtenue pour trois ans, sous réserve que les non-conformités ne soient pas majeures et que les non-conformités mineures soient résolues au moment de l’audit de surveillance qui a lieu environ 18 mois après l’audit initial. La situation de primo déclarant (par exemple, organismes souhaitant devenir CFA) limite la production de preuves à la fourniture du process prévu, dont il s’agira de démontrer la mise en œuvre dans un second temps.

Les échanges avec les participants ont permis de repérer qu’un même élément de preuve pouvait répondre à plusieurs indicateurs ; que des tests gratuits de pré-audit sont proposés par certains certificateurs comme Certup, SGS ICS ou encore Afnor ; que l’intérêt de s’équiper d’outils tels les CRM est discuté. De fait, solliciter l’aide financière de l’Opco Akto pour permettre aux prestataires de mettre en place un Plan de développement des compétences pour leurs salariés (critère 5, indicateur 22) devient une opportunité. A ce sujet, la représentante d'Akto, Agnès Domenech, a rappelé l’appui à la transformation des organisations que l’Opco propose avec le concours du FSE (Fond social européen), notamment pour intégrer de nouveaux outils numériques au sein des fonctions support ou pédagogique.

Autre questionnement : outre le prix, quels critères considérer dans le choix d’un certificateur ? Les relations établies précédemment avec un certificateur accrédité par le Cofrac permettent sans doute de bénéficier d’une connaissance/confiance mutuelle. Par ailleurs, des participants notent que « certains indicateurs restent difficiles à renseigner, par exemple, comment évaluer à froid quand la formation, réalisée plus souvent en inter qu’en intra, dure deux ou trois jours ? ».

Force est de constater que si les prestataires ont bien compris l’enjeu de la démarche (réputation de la formation professionnelle, notoriété du prestataire), la mise ne œuvre n’est pas toujours facile et que des réajustements au regard des preuves qui peuvent ou ne pas être apportées pourraient être envisagés.

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Françoise Lemaire et Bénédicte Garnier

 

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