Nouvelle campagne contre l’illettrisme avec des outils et moyens renforcés

10 Septembre 2021

Nouvelle campagne contre l’illettrisme © ANLCI Plus de 630 manifestations sont organisées pour la 8ème édition des journées nationales d’action contre l’illettrisme. L’ANLCI en profite pour publier un « Atlas de l’illettrisme en France » et annonce le recrutement de 18 correspondants régionaux.

« Apprendre, c’est réapprendre à rêver » est le thème de la nouvelle campagne de sensibilisation organisée du 6 au 12 septembre 2021 par l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme (ANLCI). « Et puis je me suis projeté dans l’avenir », « et puis j’ai été prise à ma formation », « et puis j’ai trouvé un travail que j’aime » : « les témoignages relayés par la campagne donnent à voir les réussites de la sortie de l’illettrisme par la réacquisition des savoirs de base », indique Hervé Fernandez, directeur de l’ANLCI. Pour cette 8ème édition, les partenaires et membres du GIP ANLCI organisent plus de 630 manifestations partout en France : débats, réunions d’information, projections du film « Illettré » de Jean-Pierre Améris, sensibilisation des personnels de Pôle emploi et de certains ministères, etc.

Premier Atlas de l’illettrisme en France

La situation d’illettrisme définit des personnes scolarisées en France mais qui n’ont pas acquis ou ont oublié les compétences de base en lecture et écriture. La dernière enquête de l’Insee, qui remonte à 2011, recensait 2,5 millions de personnes illettrées en France. Sans attendre l’actualisation de ce chiffre via une nouvelle enquête en 2022, l’ANLCI publie son premier « Atlas de l’illettrisme en France », visant à mieux connaître le profil des personnes concernées. « Grâce à la journée citoyenne, on sait par exemple que 4,6 % des jeunes de 17 ans sont en situation d’illettrisme, et notre Atlas donne une cartographie des départements les plus touchés, afin de mieux cibler les réponses », explique Christian Janin, président de l’ANLCI. L’Atlas établit également des rapprochements entre la carte du chômage et celle de l’illettrisme, pour fournir des facteurs explicatifs. Cet atlas sera enrichi chaque année.

Outils de diagnostic

L’ANLCI profite de ces journées nationales pour mieux faire connaître ses outils de diagnostic. « L’outil « Ev@gill » permet aux employeurs d’évaluer le risque d’illettrisme parmi leurs salariés, et s’articule avec une offre de services des Opco en termes de formation, rappelle Hervé Fernandez. L’outil « Evacob » est déjà utilisé par les Missions locales pour identifier les difficultés de lecture et d’écriture, et va être déployé dans les structures d’insertion par l’activité économique. »

18 correspondants régionaux

Enfin l’ANLCI est en cours de recrutement de 18 correspondants régionaux. « C’est une petite révolution qui va renforcer notre capacité d’action sur les territoires », s’enthousiasme le directeur. Ces correspondants seront en lien avec les directions formation des Régions, les acteurs du plan pauvreté, les représentants régionaux des ministères, des Opco, de l’Afpa, « pour que l’illettrisme soit bien pris en compte dans les politiques publiques. ».

Le directeur estime par ailleurs que le Plan d’investissement dans les compétences (Pic) a bien contribué, par des programmes de formation spécifiques, à faire reculer l’illettrisme.

Mariette Kammerer (Centre Inffo pour Défi métiers)

Tags : ANLCI | lutte contre l’illettrisme | jeunes | SIAE | Opco