Matinée de Rencontres pour la Compétitivité Industrielle

03 Décembre 2019

Matinée de Rencontres pour la Compétitivité Industrielle © Fotolia La 4e édition des Rencontres pour la Compétitivité Industrielle a eu lieu au sein du campus parisien des Arts et Métiers ce vendredi 29 novembre. La thématique retenue pour cette matinée : « Construire ensemble l'industrie de demain ».

Cette matinée a donné lieu à différentes tables rondes organisées selon trois thèmes « Volontariat territorial en entreprise (VTE) : amplifions un mouvement responsable ! », « le management de proximité dans l’hypermanufacturing » et « L’industrie verte, la nouvelle révolution ». L’industrie 4.0 n’est pas seulement synonyme de robotisation et d’intelligence artificielle. Au contraire, comme l’ont souligné les différents intervenants de cette matinée, l’humain occupe une place centrale dans les usines car il dispose d’une intelligence situationnelle irremplaçable. L’industrie doit relever de nombreux défis (transformation digitale, transition écologique, etc.). Pour y répondre, il est important de comprendre le rôle des différents acteurs, des opérateurs aux dirigeants en passant par les managers de proximité ou les jeunes diplômés en VTE.

Parmi les idées fortes évoquées pendant cette matinée, on relève tout d’abord la problématique du manque d’attractivité des métiers de l’industrie. Aujourd’hui, les jeunes militent en faveur de pratiques plus écologiques et plus responsables qui semblent s’opposer à certaines pratiques industrielles actuelles. « Le rôle de l’Ecole est de confronter leurs convictions, leurs attentes à la réalité. Il faut leur montrer que l’industrie doit produire coûte que coûte. Mais il faut travailler dans ces industries pour participer au mouvement et contribuer à la changer ». (Laurent Champeney, Directeur Général des Arts et Métiers).

A noter également, l’importance du management de proximité pour accompagner les transitions à l’œuvre (repenser les flux, redéfinir les règles de gestion, diffuser ces changements parmi les collaborateurs, etc.). Il est alors important de comprendre les sources de motivation des collaborateurs industriels (selon l’ancienneté notamment) : travailler sur la qualité, sur l’appréciation du bel ouvrage via l’aménagement de vitrine à l’intérieur de l’usine, ou encore travailler sur l’esprit d’équipe et communiquer sur le rôle du droit à l’erreur, etc.

Par ailleurs, la dimension « savoir-faire » est l’un des piliers de l’industrie. Il est donc important d’anticiper sur le recrutement d’apprentis et de mettre en place des plans de sauvegarde des compétences afin de transmettre le savoir-faire avant le départ à la retraite de certains collaborateurs.

Enfin, la dimension locale est fondamentale pour répondre aux enjeux de l’industrie 4.0 : rendre le travail des PME (petites et moyennes entreprises) plus visible et accessible aux jeunes via des dispositifs comme le VTE, un contrat court qui peut se faire du bac+2 à bac+5 (signature d’une charte dont le critère principal est la responsabilité du poste). L’idée est de montrer qu’en PME tout ce qu’on fait a un impact assez rapide et visible. En complément de tels dispositifs, l’organisation de rencontres et visites de territoires industriels dès le collège ou le lycée semblent également constituer une réponse au manque d’attractivité des PME.

Aurelia Vittori

Tags : PME | industrie 4.0 | attractivité | industrie du futur