L'Institut Montaigne repense l'apprentissage

14 Février 2014

L'Institut Montaigne propose des mesures pour l'apprentissage © Fotolia L'institut de réflexion avance une série de pistes pour renforcer l'efficacité du dispositif de formation et en améliorer l'accès pour les jeunes les moins qualifiés.

L'Institut Montaigne réclame une « nouvelle ambition » pour l'apprentissage. Dans une note publiée en janvier, ce think tank libéral fait le constat que le nombre d'entrées dans le dispositif de formation stagne depuis le début des années 2000, et même qu'il régresse pour les élèves de niveau inférieur ou égal au CAP. Selon l'Institut, la relance doit passer à la fois par « une véritable politique de valorisation de l'apprentissage » et par « un très gros effort de rationalisation pour rendre le système globalement plus efficace ».

Parmi les préconisations faites par l'Institut Montaigne : une simplification des aides à l'apprentissage, unifiées au sein d'un « crédit d'impôt au soutien de l'apprentissage », majoré pour les TPE / PME et pour les embauches de jeunes préparant un diplôme inférieur au baccalauréat.

L'Institut réclame également un meilleur pilotage de la politique de l'apprentissage. Ce dernier doit passer par des contrats d'objectifs et de moyens (Com) encadrant davantage les actions des régions et la signature d'un pacte national pour l'apprentissage. Est souhaitée également l'implication des instances de contrôle régionales dans l'affectation de la part « hors-quota » de la taxe d'apprentissage.

L'accès à l'apprentissage des jeunes sans qualifications fait aussi l'objet d'une série de propositions. La note suggère ainsi de développer les stages de pré-apprentissage dans l'ensemble des régions, et de confier ce dispositif « à des organismes de formation et/ou de placement, ainsi qu'aux Écoles de la deuxième chance ».

Estimant enfin que « l'apprentissage n'est pas un dispositif bien approprié par le service public de l'emploi en charge des jeunes », l'Institut propose de moduler les dotations aux missions locales en fonction du nombre de sorties de jeunes en contrat en alternance, et envisage de confier à Pôle emploi une mission de « démarchage » auprès des entreprises n'embauchant aucun apprenti.

Voir la note de l'Institut Montaigne

Raphaëlle Pienne

Tags : apprentissage | jeunes | think-tank