Fermeture définitive du GIP Défi métiers le 23 décembre 2022

L’industrie pharmaceutique veut attirer les jeunes dans des métiers en évolution

06 Octobre 2021

L’industrie pharmaceutique veut attirer les jeunes dans des métiers en évolution © Pexels « La crise sanitaire a accéléré la transformation du secteur », a remarqué Frédéric Collet, président du Leem, lors d’une conférence de presse sur les métiers du médicament le 30 septembre. « Les entreprises se sont adaptées en un temps record. »

Près de 11 000 collaborateurs ont rejoint les entreprises du médicament en 2020, et le Leem en prévoit au moins autant en 2021. L’une des caractéristiques du secteurs est « une évolution rapide des métiers », avec 150 nouveaux métiers recensés. Pour répondre aux enjeux d’emploi et de formation, le Leem a signé un accord de branche en faveur de l’emploi des jeunes, notamment ceux issus des quartiers défavorisés. « Nos entreprises sont des portes d’entrée vers les métiers de demain pour des jeunes en recherche de sens et de valeurs dans le travail ».

Métiers utiles à la société

« L’industrie pharmaceutique propose des métiers utiles à la société », a abondé Michael Danon, président de la commission emploi du Leem. « Il y a beaucoup d’opportunités professionnelles, sur des métiers divers ». Recherche et développement, marketing, production etc., « certains métiers sont en évolution et nécessitent de nouveaux collaborateurs. » Sur les 11000 recrutements, 60% étaient en CDI et « ces emplois sont répartis sur toute la France ». En outre, le secteur pharmaceutique « propose des rémunérations en moyenne supérieures aux autres secteurs industriels avec des perspectives d’évolution professionnelle ». La branche a également été la première à signer un accord télétravail et œuvre à faciliter la conciliation vie personnelle et professionnelle. Pourtant, elle peine encore à attirer les jeunes et affiche une moyenne d’âge élevée -35% des salariés ont plus de 50 ans.

Objectif 8000 apprentis par an

Alors que le secteur a accueilli un nombre record d’apprentis en 2020, 7300, « nous voulons aller encore plus loin, avec un objectif de 8000 apprentis par an » a affirmé Michael Danon. Avec l’accord de branche en faveur de l’emploi des jeunes, le Leem a revalorisé les salaires des apprentis et lancé des actions en direction des jeunes issus des quartiers défavorisés et ruraux. « Nous avons des partenariats avec Pôle emploi, l’Apec et d’autres associations pour aller chercher et réfléchir à comment former et accompagner ces jeunes dans nos métiers », a détaillé Pascal Le Guyader , directeur adjoint du Leem, en charge des affaires industrielles. « L’alternance est une réponse qui nécessite des partenariats avec les établissements d’enseignement pour transformer les diplômes en alternance. » Il a appelé à travailler « avec l’ensemble de l’écosystème de formation », en relevant qu’à l’issue de l’alternance, 100% des jeunes trouvaient un emploi dans le secteur.

Près de 15 000 jeunes formés en alternance depuis 2015

Claire Colleville, directrice Talents de Sanofi a rappelé que son entreprise avait formé près de 15000 jeunes en alternance ou en stage depuis 2015 : « Notre ambition est de maintenir notre niveau de 1 600 apprentis en 2020. » Pour sensibiliser les jeunes aux différents métiers proposés et « lutter contre l’autocensure », Sanofi a créé l’événement « Place d’Avenir » dans le cadre du plan 1 jeune,1 solution afin « d’aller à la rencontre des jeunes dans leurs quartiers ». L’idée était de faire connaître les offres et les possibilités de formation existantes pour rejoindre l’industrie pharmaceutique. « Au final, nous avons rencontré 1200 jeunes lors de job dating et en avons recruté 100 », a-t-elle conclu.

Mariette Kammerer (Centre inffo pour Défi métiers)

 

Tags : QPV | jeune | industrie pharmaceutique | apprentissage