L’impact des objets connectés sur les compétences professionnelles

12 Septembre 2017

© Fotolia L’Ademe a publié en juin 2017 une étude prospective sur l’essor des objets connectés et pointe « le risque d’inadaptation » des compétences professionnelles dans six secteurs d’activité.

Amorcé en 2010, le développement des objets connectés devrait se poursuivre et s’accélérer selon l’Idate (Institut de l’audiovisuel et des télécommunications en Europe) qui estime qu’il y aurait 50 à 80 milliards d’objets connectés à internet dans le monde en 2020, contre 15 milliards à l’heure actuelle.

A l’occasion des troisièmes Assises de l’économie circulaire, l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) a publié une étude exploratoire visant à anticiper à l’horizon 2020 les impacts de ces objets connectés dans six filières professionnelles : l’électroménager, la santé, le chauffage, l’électronique, l’informatique et la domotique.

Elle démontre que ce développement aura un faible impact sur les effectifs (tendance à la stabilité, voire à la diminution), mais entraînera d’importantes modifications dans le contenu des emplois et dans les compétences requises qui, si elles ne sont pas prises en compte, « pourraient compromettre la dynamique de développement » des secteurs concernés.

Les changements technologiques ayant tendance à s’accélérer, l’offre de formation devra évoluer pour prendre en compte les nouveaux besoins en compétences des entreprises. Les dispositifs devront être plus flexibles et une meilleure articulation entre formation initiale et formation continue est recommandée par les auteurs de l’étude.

Les compétences devront être redéfinies avec les organisations syndicales.

Le socle de compétences du professionnel devra intégrer des dimensions diverses : numériques, informatiques, notions de codage, pratique de logiciels intelligents, etc.

La GPEC (Gestion prévisionnelle des emplois et des compétences) pourrait aider à redéfinir les compétences et à faire évoluer les référentiels métiers.

Les auteurs de l’étude font remarquer que l’organisation du système de formation professionnelle « en silos » n’est plus adaptée et préconisent un décloisonnement au niveau des branches afin de privilégier une approche inter-branches type CQPI (certificat de qualification professionnelle inter-branches).

Ademe, Etude prospective 2020, juin 2017

Céline Desserre

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