Légère embellie pour l’artisanat francilien

21 Juin 2017

Légère embellie pour l’artisanat francilien © Les mauvais garçons Selon la note de conjoncture de la CMA, ce sont surtout les entreprises de l’alimentation et du bâtiment qui ont profité de la relative amélioration de la situation économique en 2016.

Parmi les plus de 193 000 entreprises artisanales franciliennes, toutes n’ont pas profité de la timide reprise économique enclenchée depuis 2015, constate la nouvelle note de conjoncture que vient de publier la Chambre des métiers et de l’artisanat (CMA) d’Ile-de-France.

L’étude, basée sur une enquête auprès de plus de 1 000 artisans franciliens, montre que si ces entreprises ont globalement maintenu leurs effectifs l’an passé (75 % contre 67 % en 2015), elles sont aussi plus nombreuses à avoir connu une baisse de leur chiffre d’affaires sur la même période (45 %, contre 41 % en 2015).

L’activité des entreprises du bâtiment se redresse

Ce repli du chiffre d’affaires est en grande partie dû aux entreprises artisanales de Services (artisans-coiffeurs, artisans-taxi, etc.), qui déclarent plus fréquemment une érosion de leur activité (58%). Les pertes sont aussi plus importantes pour les entreprises de la Fabrication (de meubles, de bijoux, de textiles, etc.) et les entreprises sans salariés : près de la moitié déclarent une baisse de leur chiffre d’affaires supérieure à 20 %.

Au contraire, les entreprises artisanales du Bâtiment et de l’Alimentation sont plus nombreuses à déclarer une amélioration de leur situation économique en 2016. Elles sont respectivement 26 % et 28 % à enregistrer une hausse de leur chiffre d’affaires. Celle-ci s’explique en particulier par une hausse de la demande, notamment dans le Bâtiment où l’activité se redresse après plusieurs années difficiles.

Le contexte économique freine moins les projets d’embauche

Comme en 2015, 20 % des entreprises artisanales franciliennes ont recruté en 2016. Si les entreprises de l’Alimentation sont celles qui ont procédé le plus à des recrutements (38 %), ceux-ci s’expliquent surtout par un turn-over élevé. Bien que moins nombreux, les recrutements dans les entreprises artisanales des autres secteurs se traduisent plus souvent par des créations de poste, notamment dans celles de la Fabrication (68 %).

La part des embauches en apprentissage s’est maintenue à 25 % en 2016, cependant seulement 5% des entreprises artisanales franciliennes ont recruté des apprentis (13 % parmi les entreprises de l’Alimentation).

Enfin, les chefs d’entreprise ont été moins nombreux à éprouver des difficultés lors de leurs recrutements en 2016 (39 %, - 4 points). Ces difficultés s’expliquent notamment par le manque de candidatures (25 %) et le manque de motivation des candidats (31 %). La difficulté à trouver des candidats qualifiés est en revanche en forte baisse (25 % des dirigeants d’entreprises artisanales évoquent cette difficulté en 2016, contre 43 % en 2015).

Consulter la note de conjoncture 2017 de l’artisanat francilien
 

Raphaëlle Pienne

Tags : Ile-de-France | artisanat