Le Réseau Primaveras étend son implantation en Ile-de-France

12 Janvier 2021

Le Réseau Primaveras étend son implantation en Ile-de-France © Fotolia Spécialiste de la reconversion professionnelle, le Réseau Primaveras, déjà présent à Paris, dans les Hauts-de-Seine et à Paris-Saclay créera, en 2021, une nouvelle antenne dans le Val-d’Oise.

A l’origine du Réseau Primaveras, il y a deux enseignants de CentraleSupélec, Laurent Polet, professeur de management et Asma Ghaffari, spécialiste en génie industriel. En 2012, ils ont tout d’abord créé l’organisme de formation Primaveras. « Ces enseignants croisaient beaucoup d’anciens élèves qui n’étaient pas heureux dans leur métier d’où l’idée de créer cette structure permettant aux moins de 30 ans de se repositionner professionnellement », explique sa déléguée générale Valérie Magny. Deux ans plus tard, ils décident d’étendre le dispositif à un public plus large et créent le Réseau Primaveras. Cette association loi 1901 est alors ouverte aux demandeurs d’emploi de moins de 30 ans de niveau bac +4 et aux cadres de plus de 45 ans. Parmi les prescripteurs, il y a Pôle emploi ainsi que les Maisons de l’emploi.

Un nombre de participants en hausse

Dans ces deux tranches d’âge, on trouve des cadres en quête de sens. Mais cette année, avec la crise sanitaire, le profil des demandeurs d’emploi qui participent aux sessions de formation a évolué. « Nous recevons des personnes épuisées par des mois de télétravail et d’autres qui viennent de secteurs sinistrés : transport, logistique, événementiel, conseil, etc. », précise Valérie Magny. Financée par des partenaires locaux (mairies, Départements), l’association propose des prestations gratuites aux participants. Les dispositifs pour les seniors qui souhaitent se réorienter sont assez peu nombreux, d’où une forte hausse de la demande aujourd’hui.

S’accorder avec soi-même

Les sessions fonctionnent en deux temps : une semaine intensive encadrée par quatre professionnels puis un rendez-vous par mois. « Nous ne sommes pas dans le bilan de compétences. Nous ne faisons pas de tests. Nous utilisons la méthode ADVP (activation du développement vocationnel et personnel). Son objectif, c’est que les gens soient cohérents dans leur orientation professionnelle avec eux-mêmes, leurs envies, leurs talents, leur éthique, leur boussole intérieure et leurs contraintes financières et familiales », explique Valérie Magny.

Un retour à l’emploi durable

Durant la première semaine, un projet professionnel est esquissé et un travail sur la confiance en soi engagé. Puis un point est fait tous les mois sur l’avancée du projet, les éventuelles sources de blocage, etc. L’association pousse les participants à enquêter sur le terrain, à rencontrer des professionnels, à découvrir de nouveaux environnements. L’objectif est que le retour à l’emploi soit rapide et durable. D’ailleurs, jusqu’au début de la crise, 80 % des participants retrouvaient un emploi dans les six mois.

Face à la hausse de la demande, l’association qui ne compte que six salariés va élargir son équipe pédagogique. « Nous allons grossir un peu mais nous le ferons pas à pas afin de préserver notre identité », conclut Valérie Magny.

Mireille Broussous (Centre inffo pour Défi métiers)

 

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