Journée Défense et Citoyenneté 2014, quel bilan ?

18 Juin 2015

Journée Défense et Citoyenneté 2014, quel bilan ? © Ministère de la Défense L'enquête annuelle menée dans le cadre de la Journée Défense et Citoyenneté montre que 82 % des jeunes de 17 ans maîtrisent les apprentissages fondamentaux de la langue française.

Depuis sa création en 1997, le parcours de citoyenneté comporte 3 étapes obligatoires : l'enseignement de Défense, le recensement et la Journée Défense et Citoyenneté.

Obligatoire pour les garçons et les filles entre la date de recensement et l'âge de 18 ans, la Journée Défense et Citoyenneté permet d’informer 750 000 jeunes Français sur leurs droits et devoirs en tant que citoyens, ainsi que sur le fonctionnement des institutions de leur pays.

Le programme de la JDC comprend des modules d'informations sur les responsabilités du citoyen et les enjeux de la Défense, des tests d'évaluation des apprentissages fondamentaux de la langue française, une initiation aux gestes de premiers secours dans une majorité de sites, éventuellement une visite des installations militaires.

Les jeunes en difficulté peuvent, s'ils le souhaitent, obtenir des conseils d'orientation vers des structures d'aide adaptée (Education nationale, missions locales). En fin de journée, un certificat de participation est remis. Il est obligatoire pour l'inscription aux examens et concours soumis au contrôle de l'autorité publique.

L'évaluation de la lecture

81,8 % des jeunes ayant réalisé leur JDC en 2014 ont un niveau de lecture "efficace". Près de 71 % ont réussi les 3 modules de l’évaluation. Ils possèdent tous les atouts pour maîtriser la diversité des écrits et leur compétence en lecture devrait encore évoluer positivement.

En revanche, 9,6 % des jeunes évalués sont en difficulté de lecture. C’est d’abord le niveau en compréhension de l’écrit (traitements complexes) qui distingue les jeunes ayant des difficultés de ceux qui n’en n'ont pas. Puis, ce qui différencie les lecteurs médiocres des lecteurs efficaces relève du niveau lexical, c’est-à-dire de leur degré de connaissance du vocabulaire. D'ailleurs, 4,1 % des jeunes peuvent être considérés en situation d’illettrisme.

En Ile-de-France, la part des jeunes en difficulté de lecture varie de 4,8 % à Paris à 12 % en Seine-Saint-Denis.

Les garçons plus en difficulté que les filles

Le pourcentage de jeunes en grande difficulté est très différent selon le sexe : 11 % des garçons contre 8,2 % des filles. Les différences garçons/filles s’observent en particulier pour les niveaux d’études les moins élevés.

Ainsi, les garçons n’ayant pas dépassé le collège obtiennent un score moyen aux épreuves de traitements complexes de 9,4 sur 20 items, contre 9,7 pour les filles. À partir du bac professionnel, les performances des garçons et des filles sont identiques. 

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Sandrine Damie

Tags : JDC | jeune | illettrisme