Fonds d’aide aux jeunes : une aide sur cinq est allouée en urgence

03 Février 2015

Fonds d’aide aux jeunes : une aide sur cinq est allouée en urgence © Fotolia Essentiellement financé par les conseils généraux, le Fonds d'aide aux jeunes (FAJ) a bénéficié à 97 000 jeunes âgés de 18 à 25 ans en grande difficulté en 2013.

Créé en 1989 pour pallier la non-éligibilité des moins de 25 ans au revenu minimum d’insertion (RMI), le Fonds d'aide aux jeunes (FAJ) est un dispositif souple mobilisable lorsque tous les autres dispositifs existants ne peuvent l'être. C’est donc une aide versée à titre subsidiaire de dernier recours pour lutter contre l’exclusion des jeunes en situation de grande difficulté sociale ou professionnelle. Trois critères sont prioritaires pour l’attribution de l’aide : la situation sociale, la situation familiale (revenu des parents, rupture familiale) et l’inscription dans un parcours d’insertion professionnelle.
 
Son budget global est de 36 millions d’euros. Plus d’un département sur quatre oriente même la totalité de son fonds au financement de ces aides individuelles. Les ressources du FAJ peuvent aussi alimenter des actions collectives telles que les actions de formation ou les stages de préparation au permis de conduire (13 % du budget). Les enveloppes budgétaires relatives au FAJ varient fortement d’un département à l’autre selon les inégalités territoriales.
 
Les montants des aides individuelles sont compris entre 45 et 455 euros, soit un montant moyen de 189 euros. Une aide sur deux répond à un besoin alimentaire. Et dans les situations les plus difficiles, une procédure d’attribution d’aide en urgence peut être lancée, la commission d’attribution statuant alors a posteriori. Depuis la crise de 2008, ces aides allouées dans le cadre de la procédure d’urgence ont augmenté de trois points.
 
Etant chargées de l’accompagnement des 16-25 ans, les missions locales sont les principales prescriptrices du dispositif. Elles instruisent les trois quarts des demandes d’aide.
 
60 % des aides sont octroyées à des jeunes sans ressource financière et 35 % à des jeunes en situation de précarité vis-à-vis du logement. Les jeunes sont peu ou pas diplômés et deux tiers d’entre eux sont au chômage.
 
Drees, Etudes et Résultats, n° 903, janvier 2015
 
Céline Desserre

Tags : jeune | insertion professionnelle