Focus sur le décrochage scolaire à Paris

20 Septembre 2016

Focus sur le décrochage scolaire à Paris © Fotolia Privilégiant une entrée par territoire, l’Atlas 2016 des risques sociaux d’échec scolaire publié par le Céreq et le MENESR se présente sous forme de fiches académiques. Gros plan sur l'académie de Paris.

La nouvelle édition de l'Atlas des risques sociaux d’échec scolaire du Céreq et du MENESR s’appuie sur le recensement 2011 de l’Insee, et privilégie l'entrée par territoire pour appréhender les disparités de contexte et de réussite scolaire. Cet atlas rappelle le rôle important de cette dimension dans la reproduction sociale alors que de nombreuses analyses nationales sur le décrochage lui accordent une place très modeste.

Sept variables de conditions de vie ont été retenues : le niveau de revenu, le chômage et la précarité en emploi, le niveau de diplôme des parents, la composition de la famille (monoparentale ou famille nombreuse), les conditions de logement, la densité de la population et la part de bénéficiaires du RSA comme indicateur de pauvreté.

Concernant l’académie de Paris, plus de la moitié des arrondissements sont en situation favorable au regard du risque d’échec scolaire et de décrochage avec trois sous-ensembles qui se distinguent.

Risques les plus marqués

Les deux arrondissements du type « cumul de fragilités économiques, familiale, culturelle » se situent au nord-est (19e et 20e). Avec plus de 180 000 habitants, ils font partie des arrondissements les plus peuplés de Paris.
Le revenu médian est de 16 900 euros dans le 19e (43 800 euros dans le 7e).
La part des emplois en CDI est inférieure de 3 points à la moyenne nationale, et celle des ménages vivant en habitat social est au double.
Le taux d’allocataires du RSA dépasse 8 % dans les deux arrondissements contre 6,1 % en France métropolitaine.
Enfin, la part des jeunes non diplômés parmi les 15-24 ans non scolarisés est dans la moyenne pour le 20e (25,4 % en France métropolitaine) et de 29,5 % dans le 19e.

Risques seconds

Le type « disparités de conditions de vie » ne concerne que le 13e arrondissement, caractérisé par un taux élevé de ménages vivant en habitat social (32,9 %) et une part élevée de familles monoparentales (10,3 %).
Le type « précarité économique » rassemble les 10e et 18e. La part des emplois en CDI est de 4 à 5 points inférieure à la moyenne nationale.
Plus de 9 % des habitants sont couverts par le RSA dans le 18e.
La part des jeunes non diplômés parmi les 15-24 ans non scolarisés est de 24,9 %.

Autres

Le type « sécurité économique et soutien culturel » agrège 10 arrondissements. Le revenu dépasse 25 000 euros. A l’exception des 3e, 11e, et 17e, la part des chômeurs est inférieure à la moyenne nationale.
Dans le 7e, moins de 1 % des ménages vivent en habitat social et 5 600 ménages sont assujettis à l’ISF (Impôt sur la fortune). Au sein de ce groupe, la part des jeunes non diplômés parmi les 15-24 ans non scolarisés varie de 7 % dans le 1er à 13,9 % dans le 6e.

En savoir plus : Atlas des risques sociaux d’échec scolaire, l’exemple du décrochage, France métropolitaine et DOM, 2016

Céline Desserre

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