Enquête IVA 2017 : synthèse des résultats en Ile-de-France

17 Juillet 2018

Enquête IVA 2017 : synthèse des résultats en Ile-de-France © Fotolia Le taux d'emploi des lycéens franciliens sept mois après leur sortie de formation est en hausse et atteint 46 %, avec des disparités selon le niveau du diplôme.

La part des jeunes en emploi sept mois après leur sortie de formation professionnelle (terminée ou non) augmente de 3 points par rapport à 2016, atteignant ainsi 46 % des 32 600 sortants, selon la dernière enquête « Insertion dans la vie active » (IVA). Parallèlement, la part des jeunes au chômage diminue de 5 points et passe à 35 %. Enfin, 13 % des jeunes sortants se déclarent inactifs, 5 % en stage et 2 % en service civique.

Un haut niveau de diplôme favorise l’insertion professionnelle

C’est pour les jeunes issus d’un BTS que l’insertion sur le marché du travail s’avère la plus favorable : près des deux tiers d’entre eux (65 %) sont en emploi un an après la formation. En revanche, c’est le cas de 45 % seulement des sortants de Bac Pro et de moins d’un tiers des sortants de CAP (31 %).

Le fait d’interrompre sa formation avant l’année terminale a également un impact négatif sur la situation du sortant : seulement 15 % des anciens élèves sortant de première année de CAP ou de seconde professionnelle sont en situation d’emploi, tout comme 24 % de ceux n’ayant effectué que leur première professionnelle.

Pour les non-diplômés, accéder à l’emploi est plus difficile

Trois lycéens franciliens sur quatre obtiennent un diplôme à la fin de leur formation. Néanmoins, 20 % de l’ensemble des sortants déclarent ne détenir aucun diplôme professionnel. Pour les jeunes n’ayant pas réussi l’examen à la fin de leur année terminale, l’accès à l’emploi paraît plus difficile.

Ainsi, parmi les sortants d’une année terminale de CAP, 35 % des jeunes diplômés ont un emploi contre 21 % de ceux sortis de formation sans avoir obtenu leur diplôme. L’écart est de 11 points chez les diplômés de Bac pro (48 % contre 37 %) et de 12 points chez les anciens élèves de BTS (68 % contre 56 %).

Une situation qui diffère fortement selon la spécialité préparée

Au regard des trois dernières enquêtes IVA (2015, 2016 et 2017), on constate que les risques de chômage dépendent aussi fortement de la spécialité étudiée. Plusieurs spécialités affichent des taux d’emploi supérieurs à la moyenne : dans la production, la spécialité « transformations chimiques et apparentées » (66 %) et dans les services les spécialités « santé » (77 %), « finances, banque, assurances » (75 %), et « application des droits et statuts des personnes » (74 %). Pour ces trois spécialités, le taux élevé d’insertion s’explique par leur composition : essentiellement des sortants de niveau BTS. Seules les formations de « spécialités plurivalentes sanitaires et sociales » offrent un taux d’emploi significativement supérieur à la moyenne et cela quel que soit le niveau de diplôme.

Pour aller plus loin dans l’analyse de l’insertion et du lien formation-emploi en Ile-de-France, Défi métiers publiera prochainement les résultats d’une exploitation complémentaire des enquêtes IVA 2015-2016.

Télécharger l’enquête IVA 2017

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