Emplois d’avenir : un dispositif apprécié par les Missions locales franciliennes

29 Août 2018

Emplois d’avenir : un dispositif apprécié par les Missions locales franciliennes © Stock Adobe La Direccte Ile-de-France a publié en juillet 2018 une étude qualitative sur les Emplois d’avenir vus par les employeurs et les Missions locales et revient sur leurs expériences.

L’évaluation de la Direccte Ile-de-France porte sur les pratiques d’accompagnement et de formation mobilisées dans le cadre du dispositif. Elle repose sur des entretiens réalisés entre juin et novembre 2017 et se concentre sur 15 Missions locales et 25 employeurs des secteurs marchand et non-marchand.

Lancés en 2012 et arrêtés depuis le début de cette année par le gouvernement, les Emplois d’avenir devaient permettre aux jeunes peu ou pas qualifiés, éloignés du marché de l’emploi, et éligibles  selon certains critères, d’accéder à un emploi.

Le rôle des Missions locales a été central dans ce dispositif : elles sont intervenues dans l’aide au recrutement, ont assuré un rôle de suivi des jeunes et des entreprises et ont participé à la construction de parcours de formation, la dimension formative et qualifiante étant au cœur du dispositif dès l’origine.

Un premier résultat de l’étude est le consensus positif parmi les Missions  locales. La durée de trois ans du dispositif a permis de construire une relation sur la durée avec l’employeur et le ciblage sur les jeunes peu ou pas qualifiés a été opérationnel.

Les Missions locales ont dû s’adapter à ce programme, les conseillers ont développé des compétences dans la relation avec les employeurs et en matière d’ingénierie formation. Mais la relation avec les entreprises a été asymétrique, les Missions locales n’ayant pas de moyens d’action ou de pression lorsque les engagements pris n'ont pas été tenus.

Certes les employeurs marchands interrogés reconnaissent l’effet d’aubaine de la subvention à l’embauche versée par l’Etat, mais certains ayant des difficultés de recrutement, par exemple dans le secteur de la restauration industrielle, disent que le dispositif leur a permis de recruter puis de fidéliser les salariés.

Pour les associations, le dispositif a permis parfois d’intégrer durablement un jeune sur un poste.

Les grands comptes, comme le secteur hospitalier par exemple et les collectivités, ont utilisé le dispositif pour pré-recruter et intégrer durablement dans l’emploi.

Enfin, la formation, au centre de ce dispositif, s’est concrétisée sous différentes formes et selon les employeurs par :

  • l’adaptation au poste de travail ;
  • la préparation qualifiante à un métier ;
  • le développement de l’employabilité par des formations externes ;
  • l’apprentissage par la pratique.

Direccte Ile-de-France, Synthèse thématique, n° 82, juillet 2018

Céline Desserre

Tags : jeune peu qualifié | emploi aidé