Des propositions pour faciliter les transitions professionnelles en Europe

27 Novembre 2014

Des propositions pour faciliter les transitions professionnelles en Europe © Fotolia La Fondation ITG dévoile les résultats d'une étude sur le marché de l'emploi en Europe et indique les ajustements à faire en France.

Le 25 novembre, la Fondation ITG organisait à Paris, en présence de François Rebsamen, ministre du Travail, un colloque sur la manière de repenser le travail en faisant des transitions professionnelles l’enjeu clé du marché de l’emploi.

A cette occasion a été présentée une étude européenne qui analyse dans 10 pays européens les solutions pour faciliter les transitions professionnelles des travailleurs.

Cette étude corrobore des constats unanimes : la frontière se creuse entre « insiders » et « outsiders », et ces derniers subissent davantage les transitions professionnelles que ceux qui sont déjà intégrés dans l’emploi.

En revanche, la frontière se brouille entre activité et chômage: le salariat traditionnel s’effrite face à la croissance d’autres formes d’emploi plus autonomes et à l’émergence de nouveaux intermédiaires.

L’enjeu est alors de mettre en place de nouvelles régulations afin de concilier volonté d’émancipation, besoin de sécurisation et souplesse du marché du travail. Cela revient à lever les freins qui limitent le pilotage par chacun de son parcours professionnel et à renforcer l’autonomie des actifs.

Mais comment simplifier et sécuriser les transitions professionnelles ? Si la commission européenne promeut les politiques de « flexisécurité », les différences nationales restent fortes. À partir d’un benchmark réalisé auprès de 10 pays européens, il apparaît que les transitions professionnelles de qualité exigent la mise en place de mécanismes de régulation dans 7 domaines :

  • Développer la formation tout au long de la vie, en particulier pour les moins qualifiés, pour préserver l’employabilité ;
  • Renforcer la protection des indépendants et des emplois atypiques ;
  • Faciliter les interruptions de carrière et les aménagements du temps de travail ;
  • Limiter les risques de la mobilité externe de sorte que les transitions puissent se révéler de réelles opportunités ;
  • Accompagner les reclassements ;
  • Simplifier le système pour rendre de la visibilité et de l’autonomie aux actifs ;
  • Anticiper les évolutions du marché du travail pour permettre à chacun d’avoir une bonne connaissance de ses perspectives d’évolution.

Plusieurs rapports sur le marché du travail ont mis en avant la nécessité de changer de paradigme en s’attachant plus à la protection des personnes que des statuts, des contrats. C’est vers cette vision que la France doit tendre. L’enjeu-central est de redonner de la visibilité aux travailleurs sur leurs droits sociaux et proposer une portabilité intégrale des droits sociaux.

Télécharger l'étude complète

Voir les 3 propositions remises par la Fondation ITG au ministre du Travail

Patricia Holl

 

Tags : marché du travail | Europe | mobilité internationale