Déjà 4 millions de slashers en France

29 Septembre 2016

Déjà 4 millions de slashers en France © Cyclofix Slashers ou multi-actifs, ces travailleurs cumulent différentes activités professionnelles au quotidien. Zoom sur ce phénomène en expansion.

Le terme « slasher » a été employé pour la première fois par Marci Alboher dans son livre « One Person / Multiple Careers » en 2007. Il désigne toutes celles et ceux qui cumulent plusieurs activités professionnelles.

Selon l'Insee, ces slashers - le terme a été créé en référence au signe «/» (slash en anglais) qui sépare leurs différentes activités professionnelles - sont désormais 4 millions en France. 80 % d'entre eux cumulent plusieurs emplois salariés chez des employeurs différents, et quelques 500 000 exercent une activité en tant qu'indépendant, en plus d'un poste salarié.

Plus des trois-quarts des slashers exercent leur deuxième métier dans un secteur différent de leur activité principale.

Les slashers souhaitent en 1er lieu compléter leurs revenus mais également conjuguer travail, plaisir et indépendance. C'est le constat dressé par une enquête réalisée en 2015 dans le cadre du Salon des micro-entreprises (SME).

Les motivations à devenir Slasher

Contrairement à certaines idées reçues, être pluri-actif est un choix pour 70 % des slashers, en progression de 6 % en un an. Ce mode de vie est donc de moins en moins vécu comme une contrainte et continue de bouleverser les codes traditionnels du monde du travail.

Les slashers exercent 2, voire 3 activités pour :

  • augmenter leurs revenus pour 73 % d’entre eux (+22 % par rapport à 2015) ;
  • générer des revenus grâce à une passion pour 27 % d’entre eux (+12 %) ;
  • être leur propre patron pour 12 % d’entre eux (+6 %) ;
  • tester une idée en vue de créer leur entreprise pour 10 % d’entre eux (+ 3 %) ;
  • préparer leur reconversion pour 10 % d’entre eux (+ 3 %).

« Le phénomène slashers peut s’expliquer par au moins 3 raisons en France : le régime de l’auto-entrepreneur a simplifié l’exercice légal d’une activité complémentaire. Les plates-formes collaboratives et de mission facilitent la mise en relation avec des clients potentiels. Et la technologie mobile (smartphones et tablettes) permet de travailler partout, tout le temps », commente Alain Bosetti, Président du Salon SME.

Même s’il n’y pas d’âge pour être slasher, les moins de 30 ans sont tout de même les plus concernés, avec au moins deux activités pour 21 % d’entre eux !

Telécharger l'enquête SME « Slashers ou pluri-actifs... Qui sont ces nouveaux (et futurs) entrepreneurs ? »

Sandrine Damie

Tags : statut professionnel | mutations économiques