Défi métiers publie une note sur les besoins en emploi du sanitaire et social

06 Avril 2021

Défi métiers publie une note sur les besoins en emploi du sanitaire et social © Adobe Stock Défi métiers publie une note d’analyse sur les besoins en emploi et les modes d’alimentation des métiers du sanitaire et social identifiés comme « en tension » ou avec de forts besoins en emploi.

Réalisée la demande du Conseil régional et de la Direccte Ile-de-France, cette note porte sur les métiers de la filière du sanitaire et sociale, aux enjeux régionaux très forts. Elle a plusieurs objectifs :

  • dresser les profils de ces professionnels franciliens ;
  • déterminer les modes d’alimentation de ces métiers et les volumes d’entrants ;
  • analyser les dynamiques d’évolutions des métiers, de l’emploi et de la formation ;
  • prospecter les besoins en emploi à venir et l’adéquation de l’appareil de formation avec ceux-ci.

Il en ressort une dynamique de l’emploi positive et forte pour presque tous les métiers étudiés, notamment des aides-soignants, des aides à domicile et des éducateurs spécialisés. Elle s’explique notamment par des dynamiques démographiques et la volonté sociétale d’amélioration de la prise en charge de publics fragiles.

Cette analyse met en évidence des évolutions disparates sur l’alimentation des métiers. Ainsi, alors que les formations du supérieur du travail social et d’infirmier voient leurs effectifs augmenter, le nombre de diplômés des formations d’aide-soignant et d’accompagnant éducatif et social baisse de façon conséquente.

Les conditions de travail difficiles, particulièrement mises en lumière ces dernières années, ont contribué à ces diminutions, qui pourraient être accrues dans un contexte post crise sanitaire dans laquelle ces professionnels ont été particulièrement exposés.   

Ces dernières années, les réformes ayant modifié les modes d’entrées dans la plupart des formations menant à ces métiers ont contribué à une augmentation (effective ou à venir) du nombre d’inscriptions. Celle-ci apparaît d’autant plus importante que les besoins sur ces professionnels devraient se maintenir à un haut niveau.

La question de l’attractivité de ces métiers est ainsi un élément déterminant. La refonte de certaines formations, la création de nouvelles fonctions (assistant de soin en gérontologie, infirmier en pratique avancée) et la revalorisation de certains métiers (notamment à l’hôpital et en Ehpad pour le moment) pourraient contribuer à répondre à cet enjeu central dans les années à venir.

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Guillaume Chuvin

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