Défi métiers publie les premiers résultats d'une étude annuelle auprès des organismes de formation franciliens

23 Juin 2022

Défi métiers publie les premiers résultats d'une étude annuelle auprès des organismes de formation franciliens © AdobeStock Plus de 600 organismes de formation enregistrés dans « DOKELIO Ile-de-France », la base régionale de l’offre de formation professionnelle, ont participé à cette première vague de l’enquête.

Dans le cadre de sa mission d’observation, Défi métiers a lancé une enquête auprès des organismes de formation (OF) situés en Île-de-France. Le but de cette étude, qui sera réalisée annuellement auprès d’un panel d’OF, est de suivre les évolutions au sein de ces organismes et de comprendre les difficultés auxquelles ils sont confrontés.

Des organismes de formation concentrés à Paris et majoritairement de petite taille

C’est à Paris que se situe la plus grande partie des OF interrogés (42%), loin devant les Hauts-de-Seine (14%) et le Val-de-Marne (10%). Les autres départements de la région ne pèsent que pour un tiers des OF interrogés. La majorité de ces OF (60%) sont des microentreprises de moins de 10 salariés (en incluant à la fois l’équipe administrative et l’équipe pédagogique), 37% sont des PME (entre 10 et 250 salariés) et 3% sont des entreprises de plus de 250 salariés.

Par ailleurs l’échantillon d’OF interrogés comprend des établissements à l’ancienneté diverse : 22% ont débuté leur activité de formation avant 1990, 21% entre 1990 et 2004 (année de création du droit individuel à la formation), 39% entre 2005 et 2018 (loi pour « la liberté de choisir son avenir professionnel ») et 18% depuis 2019.

Enfin, les principales spécialités de formation (NSF) citées parmi les OF interrogés sont les formations générales et les capacités individuelles et sociales (un quart des OF chacune), suivies des spécialités « échanges et gestion », « communication et l’information », « services aux personnes » (un cinquième des OF chacune) et les spécialités plurivalentes des services (16%). Les autres spécialités NSF sont citées par moins de 10% des OF interrogés.

Des formations dispensées de plus en plus dans un format hybride

Alors que les deux dernières années ont été marquées par un développement conséquent de l’enseignement à distance induit par la crise sanitaire et les confinements que le pays a connu depuis mars 2020, 63% des OF interrogés réalisent en temps normal (hors crise sanitaire) leurs formations majoritairement en présentiel, 13% majoritairement à distance et 23% majoritairement de manière hybride. Cependant, l’étude de Défi métiers montre que près de la moitié des OF interrogés (46%) indique que leurs formations évolueront vers un format plus hybride, 14% vers plus de présentiel, 7% vers plus de distanciel et 26% déclarent que le format d’enseignement n’évoluera pas.

80% des OF interrogés déclarent rencontrer des difficultés à remplir leurs sessions de formation.

La problématique du remplissage des places touche tout particulièrement les OF « jeunes » puisque plus de la moitié des OF créés depuis 2019 estiment rencontrer « toujours » ou « souvent » des difficultés de remplissage, contre moins d’un sur quatre pour les OF les plus anciens, créés avant 1990.

Les trois principales raisons qui expliquent ces difficultés selon les OF sont : la méconnaissance de leurs formations par les acteurs de l’orientation (65%), l’annulation de leur participation par les candidats (55%) et le fait que les prescripteurs (Pôle emploi, Cap emploi, Mission locale) n’adressent pas de candidatures adaptées (53%).

Défi métiers publiera prochainement un rapport qui présentera en détail les résultats de cette enquête.

Thomas Vitiello

 

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