Contrat de génération : des chiffres en deçà des objectifs

07 Avril 2015

Contrat de génération : des chiffres en deçà des objectifs © Fotolia Une étude de la Dares analyse les résultats du dispositif initié par la loi du 1er mars 2013, qui vise à améliorer l'accès des jeunes en CDI tout en recrutant ou en maintenant dans l'emploi des salariés âgés.

Plus de 33 000 contrats de génération ont été signés avant la fin de l'année 2014, dont près de 16 700 durant l'année 2013 (pour environ 20 000 demandes déposées), selon une étude de la Dares publiée au mois de mars. Les chiffres du dispositif demeurent donc bien en deçà des objectifs initialement fixés par le gouvernement, qui tablait sur 75 000 contrats signés en 2013 et 100 000 contrats par an durant les années suivantes.

Un dispositif principalement utilisé par le commerce, l'industrie et la construction

Pour l'année 2013, l'Etat a versé 64 millions d'euros d'aides aux entreprises ayant recruté en contrat de génération. Une majorité d'entreprises bénéficiaires (87 %) a conclu durant cette période un seul contrat de génération, les entreprises restantes étant à l'origine de 2,4 contrats en moyenne.

Trois secteurs représentent 60 % des aides versées au titre du contrat de génération en 2013 : le commerce (21 %), l'industrie (20 %) et la construction (18 %). Le secteur de l'hébergement et de la restauration, pourtant premier pourvoyeur d'embauches de jeunes en CDI dans les petites entreprises, n'a en revanche que faiblement recouru au dispositif (le secteur est à l'origine de 5,7 % des contrats de génération en 2013).

Une majorité d'hommes recrutés en contrat de génération

En 2013, le profil-type des jeunes recrutés dans le cadre d'un contrat de génération était celui d'un homme (68 %), occupant un poste d'ouvrier (45 %), déjà présent dans l'entreprise au moment de son embauche en CDI (23 % des jeunes étaient en CDD, 14 % en apprentissage ou en contrat pro et 7 % en intérim).

Au moment de l'entrée en entreprise, 33 % des jeunes étaient sans diplôme ou titulaires d'un diplôme de niveau inférieur ou égal au CAP, 28 % étaient titulaires d'un diplôme de niveau baccalauréat et 40 % avaient un diplôme de l'enseignement supérieur.

Du côté des salariés seniors, le dispositif a été utilisé en majorité dans le cadre du maintien dans l'emploi (96,4 % étaient déjà présents dans l'entreprise au moment de l'embauche du jeune). Là aussi, une majorité des bénéficiaires étaient des hommes (67 %), occupant des postes d'ouvriers (38 %) ou d'employés (26 %).

Consulter l'étude de la Dares

Raphaëlle Pienne

Tags : senior | contrat de génération