Compétences transférables et transversales : comment les repérer, les reconnaître et les valoriser ?

11 Mai 2017

Compétences transférables et transversales : comment les repérer, les reconnaître et les valoriser ? © Pixabay Pour le Réseau Emplois Compétences, les compétences transférables et transversales doivent pouvoir être mieux valorisées auprès des entreprises et des individus.

Au-delà du diplôme et de l’expérience professionnelle, l’importance des compétences transférables et transversales est aujourd’hui reconnue dans les processus de recrutement, d’insertion de mobilité ou de reconversion professionnelle. Mais sait-on exactement de quoi on parle aujourd’hui ? Comment les entreprises, les individus, les formateurs ou les conseillers en insertion repèrent-ils et formalisent-ils ces compétences ? Comment les valoriser et quels outils mobiliser ? C’est à ces questions qu’ont tenté de répondre les membres du groupe de travail Réseau Emploi Compétences (REC), mis en place en 2015 et animé par France Stratégie, dans un rapport publié au mois d’avril.

Des approches trop disparates

« Il n’existe pas de définition partagée et stabilisée des compétences transférables et transversales », regrette le rapport du REC. Le document, qui liste les multiples référentiels de compétences existants (ROME de Pôle emploi, référentiels des observatoires de branches, etc.), constate ainsi que ces « outils essentiels pour objectiver et partager les concepts » s’appuient encore trop souvent sur des approches différentes.

Les outils et dispositifs d’aide au repérage et à la formalisation de ces compétences sont eux aussi très nombreux et variés (« portefeuilles » ou « passeports » compétences, mises en situation professionnelle, etc.). Si ceux-ci sont souvent complémentaires, le rapport pointe un manque de lisibilité. Il s’interroge également sur les modalités d’appropriation de ces outils, par les individus, les entreprises ou les professionnels de l’orientation.

Enfin, le document se penche sur les différentes modalités de certifications des compétences transférables et transversales, citant des initiatives comme le certificat de qualification interprofessionnel (CQPI), le certificat CléA ou le « changement de paradigme » apporté par l’introduction des blocs de compétences. Mais là aussi, selon le rapport, se pose la question d’un risque de manque de lisibilité et de l’absence de langage commun entre les certificateurs.

Définir un socle commun de compétences

A l’issue de leur travail, les membres du REC font part de plusieurs pistes d’approfondissement et appellent notamment à s’orienter « vers l’identification d’un socle commun de compétences transversales en s’appuyant sur l’existant ». Autre proposition : « identifier les niveaux de ces compétences dans la formation tout au long de la vie ».

Enfin, ceux-ci préconisent un renforcement de l’accompagnement des individus et des entreprises. Celui-ci devra s’appuyer sur un meilleur « outillage » des acteurs de l’emploi et de la formation et en particulier des opérateurs du conseil en évolution professionnelle (CEP).

Consulter le rapport du REC

Raphaëlle Pienne
 

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