Bilan 2020 de la crise sanitaire en Ile-de-France (Rencontres du Cries Ile-de-France)

12 Avril 2021

© Fotolia Le Comité régional pour l’information économique et social (Cries) Ile-de-France a invité, le 8 avril dernier, plusieurs producteurs d'études à venir présenter leurs travaux autour de l'impact de la crise sanitaire en région francilienne.

Au cours de cette conférence organisée par le Cries Ile-de-France, des organismes franciliens tels que l'Insee, l'Agence régionale de santé (ARS), l'Observatoire régional de la santé (ORS), la Direccte, la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) Paris Ile-de-France ou le Comité régional du tourisme Paris Ile-de-France (CRT) sont venus, par des approches et des méthodologies différentes, répondre à ces questions : "Comment mesurer les impacts de la crise sanitaire ?" et "Quels sont ces impacts en Ile-de-France ?"

L'Insee a ainsi montré les impacts démographiques et notamment que le surcroît de décès a atteint 20 % en Ile-de-France (taux régional le plus élevé). Mais des disparités territoriales au sein de notre région existent puisque dans certaines communes ce taux dépasse les 40 %. C'est le cas, notamment, de Bobigny, Sarcelles, Les Mureaux ou Grigny.

Ce surcroît de décès peut s'expliquer par différents facteurs tels que des taux de pauvreté plus élevés (qui peuvent avoir pour conséquence une santé moins bonne des habitants), des territoires plus densément peuplés (qui favorisent la transmission du virus), une part plus importante de personnes âgées et d'Etablissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), et une proportion plus importante de travailleurs plus à risque d'être exposés à la maladie.

C'est ainsi que des "travailleurs clés" ont été identifiés par l'ORS en fonction d'un risque de transmission élevé lié à une exposition professionnelle, soit sur le site soit lors des déplacements en transport entre le domicile et le travail.

Parmi ces 35 métiers, on retrouve ainsi des personnels hospitaliers et, d'une manière générale, nombreux professionnels de la santé et du médico-social, des commerçants, des agents d'entretien, des forces de l'ordre, des ouvriers et techniciens des industries dont le maintien de l'activité avait été jugé comme essentiel.

Ainsi des travailleurs ont été fragilisés sur le plan de la santé par le maintien de leur activité quand d’autres ont été fragilisés sur le plan économique par la fermeture des établissements dont l’activité a été désignée comme non-essentielle.

La Direccte a rappelé, par ailleurs, que l’Ile-de-France a été très impactée par la crise car la région est spécialisée dans des secteurs d’activité qui ont été fortement touchés tels que les arts et spectacles, l’hôtellerie-restauration, le tourisme, le commerce non alimentaire, etc.

La CCI Paris Ile-de-France, quant à elle, confirme que la crise sanitaire a mis à mal les entreprises franciliennes comme en témoignent les très nombreux appels reçus quotidiennement pour demander de l’aide (juridique, administrative, etc.), faire part de leur lassitude et de leur perte de confiance en l’avenir.

Béatrice Pardini

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