Application CPF : des évolutions prévues en 2020 (Jeudi de l'Afref)

29 Janvier 2020

CPF : des mécanismes de financement complémentaires prévus en 2020 (Jeudi de l'Afref) © Unsplash L'Afref organisait, le 23 janvier dernier, dans les locaux du groupe IGS à Paris, une matinée consacrée à l’application « Mon compte formation » (CPF) et au rôle de la Caisse des dépôts.

Lancée le 21 novembre dernier par Muriel Pénicaud, ministre du Travail, l’application mobile Mon compte formation est présentée comme l’outil qui transformera le système de la formation professionnelle. « Il apparaît important de réaliser un point d’étape dans le déploiement du Compte personnel de formation rénové, dispositif phare, au cœur de la réforme de la formation professionnelle 2018 » soulignait en introduction Catherine Nasser, secrétaire de l'Association française pour la réflexion et l'échange sur la formation (Afref) et animatrice de cette rencontre.

Ce premier « Jeudi de l'Afref » de l’année 2020 a débuté par l’intervention de Jean-Philippe Cépède, directeur Droit de la formation à Centre Inffo, qui a rappelé les principes fondamentaux caractérisant le Compte personnel de formation :

  • un droit à la certification, puisque le projet de l’individu doit cibler les formations amenant à l’obtention d’une certification professionnelle ;
  • la monétisation du compte désormais en euros dans le secteur privé, dont la gestion est confiée à la Caisse des dépôts ;
  • les deux mécanismes de financement : soit par l’activité de la personne, soit par un mécanisme d’abondement en provenance de son détenteur, de l’entreprise ou de la branche professionnelle ;
  • la dématérialisation de l’achat au travers d’un système de la formation professionnelle désintermédié.

Catherine Carradot, directrice des partenariats à la Caisse des dépôts, a présenté le parcours d’achat proposé au travers l’application ainsi que les différents rôles de médiateur, de gestionnaire et de contrôleur qui ont été confiés à la Caisse des dépôts au travers des conditions générales d’utilisation (CGU).

Caroline Piednoire, chef de projets partenariats, a relayé les premiers chiffres observés sur la place de marché : 850 000 téléchargements de l’application, 10 000 prestataires de formation, et surtout 40 000 départs en formation pour lesquels 10% de bénéficiaires ont dû abonder leur compte. Parmi le classement des cinq formations les plus demandées figurent l’apprentissage des langues et le permis B puis, plus loin derrière, les prestations dispensées aux créateurs ou repreneurs d’entreprises, l’accompagnement à la VAE et la certification bureautique Test On Software Application (Tosa).

Enfin, au titre de l’année 2020, sont annoncés très prochainement l’ouverture des comptes pour les non salariés, d’ici le mois d’avril prochain la gestion des abondements de la part de Pôle emploi, des Conseils régionaux et de l’Etat, et à l’été prochain, la gestion des abondements des branches professionnelles et des entreprises afin de permettre que cette application gère tout l’écosystème du CPF.

Cette perspective souligne que si le droit à la formation, portée par l’individu tout seul, fonctionne depuis le mois de novembre dernier, le CPF ne doit pas se résumer à ces seuls chiffres puisque d’autres mécanismes de financement sont prévus, nous rappelle Jean-Philippe Cépède.

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