85 % des emplois de 2030 n’ont pas encore été inventés

05 Septembre 2017

© Fotolia Un rapport de Dell Technologies analyse la manière dont les nouvelles technologies pourraient influencer la formation et l’emploi dans le monde lors de la prochaine décennie.

Robots, intelligence artificielle, réalité augmentée ou virtuelle, données dématérialisées : les nouvelles technologies progressent à grande vitesse et prennent une place de plus en plus importante dans nos vies. 

C’est sur l’impact de ces technologies sur nos sociétés et notamment sur les problématiques de l’emploi et de la formation que se penche un récent rapport de Dell Technologies et de l’Institut pour le futur (ITFT) de Palo Alto. Ses auteurs, qui appellent de leurs vœux un nouveau « partenariat homme-machine », y relaient notamment la prévision qu’environ 85 % des emplois qui seront exercés en 2030 ne sont pas encore connus.

Des façons de travailler et de recruter profondément modifiées

Ce ne sont pas seulement les emplois, mais aussi leur organisation, qui devraient connaître de profonds changements dans la prochaine décennie, prédit le rapport. Ainsi, à côté des modes de travail traditionnel, les entreprises pourraient de plus en plus fractionner leurs besoins en « tâches » pour lesquelles elles chercheraient les meilleurs talents. Conséquence : le travail en viendrait à « poursuivre les gens » et non plus l’inverse estiment les auteurs.

Le repérage des talents se ferait grâce aux nouvelles méthodes d’analyse des données numériques, permettant ainsi le recrutement de profils plus diversifiés. Les nouvelles technologies supprimant les frontières, les entreprises pourraient ainsi confier leurs tâches à des travailleurs résidant en Asie ou en Afrique sub-saharienne. L’utilisation de processus de recrutement plus automatisés permettrait aussi de lutter contre les stéréotypes et conduire au recrutement de davantage de femmes dans les emplois informatiques.

Des formations placées sous le règne de l’immédiateté

La transformation du travail et de son organisation, qui mènera à des changements d’emplois et de tâches plus fréquents, devrait également conduire les individus à se former différemment. Ceux-ci devraient s’appuyer, dans le futur, sur de nouveaux moyens, comme l’apprentissage auprès de pairs, sur des plate-formes ou grâce à la réalité augmentée, pour acquérir les compétences dont ils auront besoin « sur le moment ».

Ces nouveaux modes d’apprentissage constitueront un défi important pour les organismes de formation traditionnels, avertissent les auteurs du rapport. Ils posent également la question de l’accès aux technologies qui permettront l’accès aux connaissances, ainsi que celle de la capacité des individus à les maîtriser.

Consulter le rapport (en anglais)

Raphaëlle Pienne

Tags : métiers | prospective | 2030 | nouvelles technologies | formations